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Toutes les informations détaillées
concernant la vie de la paroisse figurent en principe dans notre
bulletin paroissial qui parait tous les deux mois.
Ce bulletin s'appelle "Et Pourquoi pas ?"
Nous l'offrons volontiers à quiconque le désire.
Une participation financière serait la bienvenue, le coût
est de l'ordre de 10 € par an.
Si vous ne le recevez pas, c'est que vous n'êtes pas connus
de la paroisse. La solution la plus simple est peut-être de
prendre contact avec l'un des pasteurs. Vous pouvez aussi donner
vos coordonnées au gardien, ou vous signaler
par mail en envoyant :
- vos prénoms, nom et adresse, votre téléphone,
accompagnés de quelques mots nous permettant de mieux vous
connaître, vous et votre famille...
" Réjouissez-vous en
l'Éternel...
Faites retentir vos instruments et vos voix!
Car la parole de l'Éternel est droite,
Et toutes ses oeuvres s'accomplissent avec fidélité.
"
Psaume 33
Un journal ouvert à tous
Comme l'indique l'encart que
vous retrouvez régulièrement, ce journal est ouvert
à tous. Nous souhaitons qu'il soit un lieu d'échange
et de partage. Echange à propos des sujets abordés
dans le journal, de questions d'actualité, de notre vie d'Eglise,
Partage de réflexions, de prières, d'expériences,
d'histoires drôles,
Que sais-je ? Mais partageons, échangeons,
ne restons pas sur notre "quant-à-soi".
Seules réserves : que l'article ne soit pas trop long (moins
de 3000 signes, comme disent les spécialistes, ou de 500
mots), ni agressif ou blessant vis-à-vis des personnes.
Depuis un an nous essayons d'améliorer la présentation
de notre journal (présentation en 2 colonnes, typographie
unifiée, illustration de dessins et photos). Donnez-nous
votre avis critique (les remarques du genre "c'est très
bien" ça fait plaisir, mais ça ne fait pas progresser
!).
Et notre site Internet ? Le visitez-vous ? Qu'en pensez-vous ?
L'équipe rédactionnelle
Rencontre avec notre futur pasteur
En attendant de la rencontrer, notre futur pasteur se présente à la communauté.
Bonjour Isabelle, le conseil presbytéral de l'Eglise de Cergy-Pontoise et environs a décidé de t'appeler pour être le nouveau pasteur de la paroisse au 1er juillet 2012. Peux-tu faire une rapide présentation de ta famille et de toi-même pour nos lecteurs ?
C'est probablement jusqu'à mon Alsace natale que doit remonter cette petite présentation... Engagée musicalement depuis mon plus jeune âge dans quelques paroisses luthériennes, mon chemin a commencé à se dévoiler dès la fin du Lycée. Après le parcours musical qui aurait dû déterminer ma vie, j'ai donc commencé des études de théologie à Strasbourg. J'y ai rencontré Julien, mon mari et nous avons uni nos vocations. Lorsque nous sommes venus à Paris en 2008 pour terminer nos études, se sont enchaînées quelques années de service et de stage dans différentes paroisses. Pour ma part j'ai passé deux années consécutives au sein de deux paroisses parisiennes.
J'ai d'abord été appelée à collaborer avec le pasteur de la paroisse du Foyer de l'âme, puis j'ai effectué mon stage de fin de master à l'Eglise de l'Etoile.
Julien est actuellement pasteur à l'Eglise réformée de Saint-Germain en Laye où nous résidons avec nos deux petites filles Zoé et Dora, qui ont 3 ans et demi et 16 mois.
Donc, tu continueras à habiter Saint- Germain. Ne sera-t-il pas trop difficile de concilier ces déplacements et les contraintes de ta vie familiale ?
Tout d'abord, je ne saurais assez rendre grâce de ce que ma vocation soit également celle de mon époux. Nous désirons tous deux que notre famille soit au profit de nos ministères respectifs, et qu'elle retienne l'immense bonheur issu de l'attachement à Jésus-Christ. Que l'engagement ne soit jamais vécu comme une violence, c'est là notre vœu confiant ! Ainsi, pour tout ce qu'on appelle ''contraintes'', je m'en remets à la force de l'Esprit-Saint ! Lorsque nous nous sommes engagés mon mari et moi sur la voie pastorale, nous savions qu'il nous faudrait concilier l'effort et la joie, et nous mettre conjointement à l'œuvre pour que la deuxième l'emporte toujours... Dans la situation à venir, il m'appartiendra effectivement de faire quelques trajets, tandis qu'il appartiendra d'avantage à Julien de composer son emploi du temps avec la sortie de classe et de crèche... Pour autant, il n'est pas sûr que cette conjoncture soit parmi les plus affolantes ! Je crois savoir que mes déplacements ne seront pas encore ceux que font chaque jour un bon nombre de paroissiens pour se rendre sur leur lieu de travail !
Peux-tu nous décrire ce qu'a été la vocation de pasteur pour toi ?
A vrai dire, j'ai toujours autant de mal à répondre à cette question ! Je crois que l'appel de Dieu est quelque chose qui s'installe comme un murmure assourdissant... Pour ma part, j'ai suivi un chemin dont j'étais loin de soupçonner l'issue, et qui m'a mené de révélation en révélation. Aujourd'hui alors que je connais intimement le sens de tout ce parcours, je sais pourtant qu'il me sera donné d'y voir toujours d'avantage, et d'avancer vers une plus grande plénitude !
Et comment vois-tu ton rôle de pasteur à Cergy, ta collaboration avec les autres ministères...?
Je le vois avec simplicité et confiance ! La détermination dans l'annonce de l'Evangile et des convictions fortes quant à la vie d'Eglise sont des nécessités absolues pour un ministère pastoral que la Bonne Nouvelle est un hymne polyphonique. Un peu veilleur, le pasteur s'assure que chaque voix aie sa place, un peu combattant, il est parfois amené à guider le choeur afin que la Vérité soit chantée au monde de façon forte et harmonieuse...
Quand aurons-nous donc le plaisir de te voir ?
Dans l'Eglise Réformée de France s'est installée l'habitude de faire suivre au départ d'un pasteur une année de vacance pastorale. Cette année permet à la fois d'organiser la venue d'un nouveau pasteur et de consolider les autres ministères et engagements présents dans la paroisse. C'est pour cela qu'il m'a été demandé de ne vous rejoindre qu'à partir du 1er juillet 2012. Néanmoins, je me réjouis de pouvoir d'ores et déjà rencontrer certains d'entre vous le dimanche 20 novembre. Votre conseil presbytéral m'a en effet invitée à présider le culte ce jour là et à partager le repas fraternel qui le suivra.
Quoi qu'il en soit, il me tarde déjà d'être parmi vous et de vivre, au sein de votre communauté, de l'Essentiel qui nous rassemble !
Pour terminer, pourrais-tu nous faire partager un verset ou un moment biblique qui te tient à cœur ?
A cet instant, je pense à cette parole bien connue de Jésus : « si deux d'entre vous, sur la terre, s'accordent pour demander quoi que ce soit dans la prière, mon Père qui est dans les cieux le leur donnera. Car là où deux ou trois s'assemblent en mon nom, je suis au milieu d'eux. » (Mt 18, 19).
Cette promesse improbable nous indique le premier pas vers la volonté de Dieu : s'assembler, et collaborer dans la prière. Qu'il nous soit donné de vivre dès maintenant cette réalité, et d'en tirer les fruits chaque jour de notre coopération à venir !
Isabelle COFFINET, interviewée par Jean-Jacques LUGBULL
Donner gratuitement
Chers Amis, poursuivons, si vous le voulez bien, notre lecture : l’argent dans l’Evangile. Matthieu, dans son chapitre 9, a rapporté son propre appel, parmi plusieurs récits où Jésus (« Dieu sauve ») guérissait des malades… Dans le chapitre 10, Matthieu nomme les Douze, et Jésus les envoie en mission (Mt 10 v. 8 à 11) : « Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. Ne vous procurez ni or, ni argent, ni monnaie à mettre dans vos ceintures, ni sac pour la route, ni deux tuniques, ni sandales ni bâton, car l’ouvrier a droit à sa nourriture. Dans quelque ville ou village que vous entriez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous recevoir et demeurez là jusqu’à votre départ. »
Texte impressionnant, que l’on peut lire à plusieurs niveaux.
Le don de Dieu, la grâce, la gratuité : Jésus a appelé, guéri, sauvé ses disciples, et Matthieu lui-même (cf. notre dernière lecture). Il leur demande de distribuer à leur tour avec la même générosité.
L’échange humaniste : don reçu, don donné. Une personne est digne de me recevoir : je lui fais l’honneur d’être son invité. Elle m’accueille, me nourrit ; je la guéris... Société, économie paysannes, où l’on vit en autarcie, avec les ressources de ses propres champs, de son propre jardin ; où l’on pratique le troc : le médecin sera logé, nourri par le paysan (il n’y a pas de sécurité sociale...)
Chez les Juifs, les prêtres étaient nourris, entretenus par les fidèles (lire Nombres 18 v. 11) ; cette règle sera reprise dans l’église du Christ (lire 1ère épître aux Corinthiens 9 v. 14).
Rappelons que l’Eglise Réformée offre au pasteur son salaire et lui interdit une autre profession ; et qu’elle lui offre son logement de fonction et en même temps le lui impose (cf. Discipline de l'ERF). Echange – prise en charge – économie familiale ? La paroisse devrait financer, via la « cible régionale », le poste pastoral. Cette année, notre budget ne le permet pas tout-à-fait. Aussi je me permets d’insister à nouveau, après la journée d’offrande, sur les dons des fidèles, nos dons à notre église.
Merci à vous tous !
Le trésorier Jean-Charles RIFFAUD
Pour soutenir notre église, vous pouvez faire un chèque ou un virement à l’ordre de :
Eglise Réformée de Cergy
C.C.P. N° 241619 K Paris
- Reçu fiscal en début d’année
- Compte-rendu annuel à l’assemblée générale
- RIB et toutes précisions sur demande à votre trésorier :
Eglise Réformée de Cergy, 19, place des Touleuses, 95000 CERGY
Le vent du large
Cette année de vacance nous donne l'opportunité de nous ouvrir à l'universalité du protestantisme par l'accueil de prédicateurs extérieurs
Depuis la rentrée, nous avons reçu le pasteur Andréas Lof pasteur à Argenteuil-Asnières-Bois-Colombes. Puis le pasteur Alain Benoit, fondateur de l'association Béthel pour l'accueil et la réinsertion de toxicomanes et d'alcooliques adultes, dont le centre se trouve à Boissy-l'Aillerie, nous a rappelé combien était difficile le retour à une vie "normale" après un passage par l'addiction aux drogues et pour retrouver l'estime de soi.
Enfin en octobre, c'est le pasteur Bertrand de Cazenove, secrétaire général de l'Eglise Réformée de France qui nous a commenté la Parole.
Nous recevrons en novembre le pasteur Jean-Charles Tenreiro, président de l'Eglise Réformée en Région Parisienne, Hélène Beck prédicatrice laïque à la paroisse de Bois-Colombes et Corinne Nême-Peyron, pasteur et psychothérapeute que nous connaissons déjà. En décembre ce sera le pasteur Daniel Cassou responsable de l'information pour l'Eglise Réformée en Région Parisienne. Des occasions uniques pour éviter un repliement étroit sur notre petite communauté, et profiter de ce qu'apporte le vent du large.
Nous en profitons pour remercier tous ces prédicateurs et les paroisses qui acceptent de nous "prêter" leur pasteur le temps d'un dimanche.
Jean-Louis PY
Retour des premiers questionnaires…
Première synthèse de l'enquête menée dans notre Eglise
Constat : deux axes dans une seule affirmation
La première constatation qu’on peut faire après le dépouillement des premières réponses : c’est le rôle central du temple comme lieu « où on peut rencontrer Dieu et les autres… » Un aspect relevé est plus du domaine de la quête spirituelle : l’accent sur la rencontre de Dieu : écoute et enseignement de la Parole, importance du culte, recherche d’y parfaire son édification personnelle, de prier de façon communautaire.
La seconde tendance est plus axée sur la rencontre et le partage condition de l’accueil, recherche de regrouper les paroissiens dispersés, prévoir de tourner l’organisation du dimanche vers les plus jeunes d’entre nous, voire de trouver un moyen de les intéresser à venir avec l’assemblée, une recherche de communion fraternelle, de fraternité, et même de vie de la famille chrétienne.
Ces deux tendances sont réunies fort heureusement dans les propos de chacun, mais dans des proportions différentes : C’est heureux et c’est un signe de notre diversité.
Petite photographie de la paroisse
Notre paroisse est en grande partie composée de personnes nées dans des milieux catholiques ayant fait, à
un moment où a un autre, un passage par des paroisses de type évangéliques ; elles n’y sont pas restées en raison de la pression morale trop forte.
Il reste de cette composition une volonté d’évangéliser dans la réalité réformée, c’est à dire d'annoncer l’évangile sans pour cela monter sur caisse d’orange au marché de Cergy. Annoncer l’évangile dans ce qu’il a de moralement le plus libérateur, c’est à dire le pardon des péchés plutôt qu’un code moral cher aux prédicateurs autoproclamés. Mais aussi de l’annonce active par une démarche fraternelle.
Notre paroisse connaît les mêmes difficultés que la plupart des communautés religieuses : le petit noyau qui l’anime dispose de peu de temps, il est beaucoup sollicité par d’autres activités associatives, sportives voire professionnelles.
Les paroissiens ont pour la plupart le choix ; s’ils ne trouvent pas la paroisse qui leur convient, ils prennent leur voiture et vont dans une autre… C’est la grande différence de notre époque avec les périodes précédentes. La tentation est de les retenir par tous les moyens, activités multiples ou autres… mais cette démarche doit être mesurée pour éviter le risque de nous exposer à la perte de notre authenticité. Heureusement la communauté de Cergy accorde un grand prix à son attachement à l’Evangile de Jésus Christ.
Les attentes
Plus que de se déplacer vers les autres, nous aimerions que les autres viennent vers nous.
Une église plus nombreuse, plus dynamique, avec plus de participation.
Les propositions
- augmenter les liens avec les personnes les plus éloignées.
- développer le co-voiturage.
- rendre le culte plus attrayant, surtout pour les jeunes, animation, scoutisme, animation musicale, introduction d’autres instruments de musique (guitare, drums, etc.), introduction de chants plus modernes, création d’une chorale.
C’est un premier volet de notre enquête, comme le dit Jean-Jacques dans ce même numéro. Nous attendons les réponses de ceux qui n’ont pas eu le temps de se manifester…
Alors à bientôt…
Dominique DAVOISE
pour le Conseil Presbytéral
La FPMA de Cergy fête ses 20 ans
La FPMA Cergy est une des 38 paroisses de la FPMA France (Eglise Protestante Malgache en France), membre à part entière de la FPF (Fédération Protestante de France).
La FPMA Cergy a été créée en 1991, avec le soutien des pasteurs le d'Eglise Réformée de Cergy-Pontoise Jean-François FABA et André LANVIN, par des paroissiens malgaches membres de l’ERF de Cergy ayant la nostalgie des cultes célébrés en langue malgache.
Les cultes sont célébrés tous les dimanches à 15h30, au CPR.
Il existe 5 sections à la FPMA Cergy : Ecole du Dimanche (catéchisme), Jeunesse Chrétienne, Chorale, Musique et Femmes Chrétiennes.
Cette année, la FPMA Cergy célèbre ses 20 ans et organise :
- Le 05 novembre, un spectacle suivi d’un dîner à l’Institut Polytechnique Saint-Louis – 13, Bld de l’Hautil – 95000 CERGY.
- Le 04 décembre, un culte de clôture de l’année de célébration (le lieu sera communiqué ultérieurement).
Vous êtes tous les bienvenus durant ces 2 événements.
Pour la FPMA Cergy
Prosper RATSIMBAZAFY
En marche vers l'Eglise Unifiée
Les délégués du Conseil Presbytéral au Synode Régional (Jean-Charles Riffaud et Dominique Davoise) ont examiné avec le Conseil les projets de textes de référence devant régir la future Eglise Protestante Unifiée de France, à l'issue de la fusion entre Eglise Réformée et Eglise Evangélique Luthérienne. Ils ont fait part au synode régional de leurs remarques. Ces remarques, ainsi que celles de tous les autres délégués seront discutées au synode régional du 25 au 27 novembre.
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Commémoration du 11 novembre
Pour la 9e année à Cergy, une cérémonie interreligieuse fera partie de la commémoration de l'Armistice du 11 novembre 1918, pour reconnaître ce que le pays doit aux chrétiens, juifs, musulmans et personnes d'autres religions, croyants ou incroyants, militaires et civils, morts durant cette guerre.
Cette commémoration en présence du Maire de Cergy, de ses adjoints et des Anciens Combattants, est l'occasion pour les responsables religieux de dire comment chaque confession veut participer à la construction de la paix, dans le monde et dans la ville. Des responsables des communautés juive, réformée, musulmane et catholique de Cergy prendront la parole lors d'une première partie, animée par Rémy Hebding, représentant de l'Eglise Réformée de Cergy.
Puis un temps sera consacré à prier pour la Paix, chacun à sa manière, dans l'écoute respectueuse et bienveillante des croyants d'autres religions et des non-croyants se terminant par une courte musique méditative.
Vous êtes tous invités à assister à cette cérémonie
le 11 novembre 2011, à 8h45
dans la Mairie du village de Cergy.
Cette commémoration sera suivie des cérémonies civiles au Monument aux
Morts et au Cimetière.
Rémy HEBDING
Denise TORGEMANE
Notre silence crie !
Le Cercle de Silence de Cergy-Pontoise poursuit ses rassemblements le 3e vendredi de chaque mois de 18h30 à 19h30.
Venez le rejoindre.
Le cercle de silence est ouvert à tout le monde sans distinction politique ou confessionnelle.
Vous pouvez le rejoindre à tout moment quelle que soit la durée de votre participation.
Il se tient à Cergy Place du Général de Gaulle (au-dessus de la gare RER de Cergy-Préfecture)
Avec ou sans papiers, l'étranger est un être humain. Notre silence le crie. Nous invitons chacun à agir pour le respect de la dignité de toute personne.
Par le silence, nous refusons l'enfermement d'hommes et de femmes, d'enfants, de famille, dans des centres de rétention dans l'attente de leur expulsion.
Par le silence, nous refusons le renvoi de demandeurs d'asile dans le pays dont ils cherchent à fuir les persécutions.
Des tragédies ont lieu à Cergy-Pontoise et en France. Nous ne pouvons pas accepter qu'elles s'accomplissent en notre nom.
Nous posons la question de la remise en cause d'un ordre mondial injuste qui pousse tant d'hommes et de femmes à quitter leur terre.
Nous ne prétendons pas avoir la solution. Mais nous pensons qu'une réflexion collective s'impose.
Notre silence veut rejoindre les sans-papiers, mais aussi sensibiliser ceux qui font la loi et ceux qui la font appliquer.
Saurons-nous trouver des solutions plus respectueuses de l'être humain et de ses besoins ?
Quête de l'Entraide, une aide essentielle
Chers amis,
Je pense que vous serez tous d'accord avec moi pour reconnaître que toute église qui se respecte doit se doter d'une structure d'entraide.
A Cergy, nous avons résolument opté pour une aide et assistance donnée aux plus démunis, à tous les exclus et laissés pour compte de notre société.
Voilà pourquoi, chers frères et sœurs, je compte sur votre soutient financier lors des cultes où une quête sera dévolue à l'Entraide. Vos dons nous permettrons d'assister financièrement des personnes en grande précarité. Nous avons aussi en projet des investissements en matière de téléphonie et d'informatique.
Alors merci d'avance pour votre générosité et pour vos prières qui nous sont si fondamentales pour soutenir notre action.
Nous cherchons toujours de nouveaux bénévoles, n'hésitez pas à me contacter.
Sylvie WENISCH
Présidente de l'Entraide
Une saison musicale bien remplie
Voici huit années qu’un orgue venu de Suisse a élu domicile au Centre grâce à nos amis de Fällanden. Que ce soit au culte, aux heures musicales ou encore lors de nos concerts, vous avez pu l’entendre et l’apprécier. Mais pour qu’il reste en état, cet instrument a besoin d’être joué très régulièrement.
L’Association des Amis de l’Orgue du CPR, qui en a la charge, organise tous les ans durant l’année scolaire, des concerts et des Heures Musicales afin de le mettre en valeur et de proposer une programmation musicale de qualité en permettant à des artistes, qu’ils soient professionnels ou non, de s’exprimer sur, avec ou autour de lui. Ces musiciens nous font partager leur amour de la musique en nous apportant des moments de bonheur.
Malheureusement, force est de constater que le public est peu nombreux à ces manifestations. L’Association a donc décidé de vous informer régulièrement, par le biais du journal, de nos actions et manifestations. Nous avons besoin, l’orgue a besoin de vous. Réservez vos dates à l’avance, et parlez-en le plus possible autour de vous. Le but est de toucher un maximum de personnes susceptibles d’être intéressées.
Nos Heures Musicales ont lieu tous les 3èmes dimanche de chaque mois, hors période de vacances scolaires, à partir du mois de novembre. L’entrée en est libre. Les prochaines heures musicales auront lieu les dimanches 20 novembre (violon, guitare, orgue...) et 18 décembre (orgue, atelier choral, chorale malgache…) à 18h00.
Concerts : Cette année, l'Association des Amis de l'orgue tente d'établir une "saison musicale". Quatre dates ont été retenues :
Samedi 3 décembre 2011 à 20h30 : concert orgue et accordéon avec les étudiants des classes d'orgue et d'accordéon du Conservatoire à Rayonnement Régional de Cergy-Pontoise.
Samedi 14 Janvier 2012 à 20h30 : Concert Soli, chœur et orgue avec les chœurs de chambre et d'adultes du Conservatoire à Rayonnement Régional de Cergy-Pontoise et Catherine Libert à l'orgue. Au programme : extraits du "Messie" de Georg Friedrich Hændel.
Samedi 17 mars 2012 : Concert harpe, orgue, clarinette et flûte avec Annie Challan, harpe, Marc Faysse, orgue, Jean-Marc Pasco, clarinette et François Ducasse, flûte. Le programme est en cours d'élaboration, mais une partie de celui-ci sera consacrée à des œuvres d'Annie Challan, également compositeur.
Pour ces trois concerts l'entrée est libre. L’accès au public est ouvert une demi-heure avant le concert. Une corbeille pour une libre participation aux frais est présentée à la générosité des auditeurs.
Jeudi 12 avril 2012 à 20h30 : Concert orgue et percussions avec Alain Huteau, percussions et Philippe Brandeis, orgue. Au programme des œuvres de Guillou, Cochereau, Escaich... Ce concert fait partie de la saison musicale du Conservatoire à Rayonnement Régional de Cergy-Pontoise, et est soumis aux mêmes conditions tarifaires et de réservations que les concerts du Conservatoire.
Alors, vite à vos stylos et agendas. Nous comptons beaucoup sur votre présence et votre capacité à mobiliser des auditeurs par le biais du "bouche à oreille". N'hésitez pas à en parler autour de vous.
Si vous souhaitez également nous rejoindre au sein de l'Association, vous pouvez le faire grâce aux bulletins d'adhésion disponibles à l'entrée du CPR en les adressant au secrétaire de l'Association. La cotisation annuelle est de 10 €.
L'atelier choral a repris ses activités. Il se produira le dimanche 18 décembre 2011, durant l'Heure Musicale. Au programme, des œuvres de Mozart, Hændel, des negro Spirituals, Shalom Aleichem…
Nous avons besoin de sopranos et ténors, mais recrutons des choristes tous pupitres.
Répétitions les jeudis 3, 17 novembre, 1er, 8 et 15 décembre 2011 de 20h30 à 22h30 au C.P.R.
François DUCASSE
Les Etudes bibliques reprennent
Comme les années précédentes, deux cycles d'études bibliques sont proposés à celles et ceux qui veulent approfondir et enrichir leur lecture de la Bible.
L'un se réunit en après-midi, à Conflans chez Simone Wyss, le premier lundi du mois de 14h30 et 16h00. Il est animé par Jean-Charles Riffaud sur le thème du "Notre Père" à partir de l'évangile de Luc (ch. 11 v. 1 à 13).
L'autre se réunira à partir de novembre en soirée au CPR, le 2e ou 3e mercredi du mois de 20h30 à 22h00. Il sera animé par le pasteur Jean-Pierre Sternberger sur le thème : l'évangile de Marc en lien avec les textes juifs du 1er siècle (Qumran, Talmud,…). La première séance aura lieu le 16 novembre. Puis les 14 décembre, 18 janvier, 8 février, 14 mars, 11 avril, 9 mai et 13 juin.
Jean-Louis PY
Louange des anges, louange des hommes
Une nuit en Orient, près de Bethléem, des bergers gardent leurs troupeaux dans les champs. Une nuit comme les autres, semble-t-il. Mais soudain, un ange du Seigneur apparaît aux bergers, puis une multitude d'anges éclatent en louange. Ils célèbrent un événement passé inaperçu, la naissance d'un enfant, né dans la pauvreté, dans une famille modeste. C'est à de simples bergers que les anges, créatures célestes, messagers de Dieu, révèlent le sens extraordinaire de cette naissance : « Aujourd'hui, vous est né un sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. »
Rien de merveilleux, rien d'extraordinaire, rien d'éclatant n'est donné comme signe aux bergers, quand l'ange leur annonce la naissance de Jésus. Ils verront seulement un petit enfant couché dans une mangeoire. Le signe de Dieu est ce petit enfant, né pauvre parmi les pauvres.
Les bergers ont trouvé le petit enfant Jésus. Ils repartent pleins de joie, de louange, et deviennent les premiers témoins de Jésus.
Puis les mages, riches d'intelligence, d'argent, de savoir, sont également appelés à voir Jésus. Ils ont eu un long chemin à parcourir. Ils apportent de l'or, symbole de sa gloire divine, de l'encens, signe de son excellence dans sa condition humaine, et de la myrrhe, image des souffrances qu'il aura à endurer. Tout cela, ils l'offrent au petit enfant et se prosternent devant lui. L'adoration de Jésus s'exprime, pour les pauvres comme pour les riches, dans la reconnaissance et le dépouillement de soi-même, parce que Jésus, en devenant un homme, l'homme Christ Jésus, s'est dépouillé lui-même. Il a voilé sa gloire éternelle pour venir en ce lieu où l'homme pouvait enfin voir Dieu et le connaître comme Emmanuel, c'est-à-dire « Dieu avec nous ».
Plus de 2000 ans après, à l'occasion de Noël, la chrétienté rappelle par des chants ce message de l'Evangile.
Texte tiré de «La Bonne Semence»
Rentrée paroissiale à Cergy-Pontoise le 18 septembre
Une nouvelle année scolaire débute. Une année pour nous sans pasteur.
Nous devons donc tout à la fois nous assumer, avec le soutien des paroisses du secteur et de la région, nous serrer les coudes et donner dès septembre l’élan nécessaire à notre Eglise.
C’est dans ce contexte que notre journée de rentrée, le dimanche 18 septembre revêt une importance toute particulière.
Une journée de rentrée, c’est tout d’abord celle où nous nous rencontrons tous après la coupure des vacances. Renforcer les liens entre toutes les personnes qui sur notre zone géographique ont envie de partager ensemble une aventure personnelle et collective autour du message de l’Evangile : de Cergy-Pontoise - toutes les communes de la ville nouvelle - mais aussi du nord des Yvelines (Conflans) ou de tout l’ouest du département (Auvers, l’Isle-Adam, Beaumont et le Vexin).
C’est l’occasion de prendre contact ou reprendre contact quand celui-ci a pu être temporairement rompu, de se reconnaître ou se connaître,
d’amener des amis, d’accueillir les nouveaux arrivants.
Une journée de rentrée c’est également celle de nos enfants avec les inscriptions à l’éveil à la foi (3-6 ans), à l’école biblique (7-11 ans), à la passerelle (11-13 ans) ou au catéchisme (13-15 ans). Cette année, une nouveauté : l’éveil à la foi sera toujours le 2ème dimanche de chaque mois pendant le culte, mais école biblique, passerelle et catéchisme se dérouleront le 2ème samedi de chaque mois entre 14h30 et 16h30, ce qui à la fois laissera plus de temps pour approfondir les sujets et, surtout, permettra à tous nos enfants de se connaître et ainsi donnera un nouvel élan jeunesse.
Une journée de rentrée, c’est penser à sa propre information : abonnements pour 2011 à votre bulletin local « Et pourquoi pas ? » qui a besoin de votre soutien pour continuer à vivre, et au journal « Paroles protestantes » qui permet de situer notre Eglise dans son contexte régional, national, international. Ce sera l’occasion aussi d’être accompagné quotidiennement en réservant pour 2011 « Parole pour tous » : pour chaque jour de l’année, un texte biblique et une analyse sur une courte page. Bien sûr, le 18 septembre, le Conseil Presbytéral sera également là pour répondre à toutes les questions que vous vous posez, quel qu’en soit le sujet.
Une journée de rentrée c’est l’occasion de réfléchir ensemble. Nous nous retrouverons après le culte pour déjeuner ensemble et se poser la question importante de savoir et de poser sur le papier ce que nous voulons chacun : quelle Eglise, quelles priorités pour celle-ci, quels moyens d’action et avec qui. C’est ce que certains appellent « un projet d’Eglise », d’autres des « orientations d’Eglise ». Cela concerne l’aspect cultuel avant tout, mais ne peut pas être déconnecté des actions menées sur le plan social par l’Entraide ou culturel par l’ACER. Cette réflexion devra également aborder la question des relations que nous voulons avoir dans le domaine œcuménique ou inter-protestant. Le résultat de cette journée nous permettra de mieux adapter nos souhaits et ceux du pasteur qui nous rejoindra en 2012.
Pour le repas, nous ferons ce que certains appellent un repas canadien: chacun amène quelque chose et nous mettons tout en commun sur la table.
Cette journée de rentrée c’est la mise en mouvement des groupes que nous avons créés lors de la dernière AG : culte, animation musicale, accueil du dimanche, jeunesse, études bibliques, liens communautaires sur l’ensemble de notre circonscription, communication, relations externes, finances, femmes, fêtes, entretien et travaux CPR,… avec ceux qui se sont déjà inscrits et ceux qui les rejoindront… pour une communauté active et vivante.
Sortez vos agendas et notez tout de suite : nous vous attendons tous le 18 septembre, pour le culte à 10h30 qui sera collectivement assumé par les membres du Conseil presbytéral et pour le moment d’écoute et de partage qui suivra.
Jean-Jacques LUGBULL
L’Eglise est toujours en ligne Pendant cette année de vacance pastorale, l’Eglise de Cergy-Pontoise et de ses environs reste plus que jamais joignable.
Les appels sur le numéro de téléphone du CPR (01 30 30 35 78) seront écoutés par Yves. Les messages seront notés et retransmis aux personnes de la paroisse concernées par le sujet abordé.
Les appels sur le téléphone portable (06 25 48 67 68) auront toujours en bout de ligne un des membres du bureau du Conseil Presbytéral.
Le mail « eglise-reformee-de-cergy@wanadoo.fr » reste actif et sera consulté plusieurs fois par semaine.
Le site internet de notre église « www.ercergypontoise.org » sera régulièrement actualisé pour vous tenir au courant du calendrier, de l’actualité, des événements de votre Eglise. Pensez à le mettre en favori dans votre barre personnelle, ça vous évitera d’avoir à en rechercher à chaque fois l’adresse.
Jean-Jacques LUGBULL
Président
Journée d'Offrande
Un geste nécessaire de solidarité
Chers Amis,
Notre lecture, l’argent dans l’Evangile, débutée avec Matthieu en octobre 2010, se poursuit... avec Matthieu lui-même ! Le « sermon sur la montagne » a pris fin avec le chapitre 7 ; au chapitre 8 et au début du 9, Jésus (« Dieu sauve ») guérit plusieurs malades…
Mt 9 v. 9 à 13 : Comme il s’en allait, Jésus vit, en passant, assis au bureau des taxes, un homme qui s’appelait Matthieu. Il lui dit : « Suis–moi. » Il se leva et le suivit. Or, comme il était à table dans sa maison, il arriva que beaucoup de collecteurs d’impôts et de pécheurs étaient venus prendre place avec Jésus et ses disciples. Voyant cela, les Pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange–t–il avec les collecteurs d’impôts et les pécheurs ? »
Mais Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. Allez donc apprendre ce que signifie : C’est la miséricorde que je veux, non le sacrifice. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs.»
Aujourd’hui, nous rendrons hommage à Matthieu ; et nous verrons Jésus réintégrer les collecteurs d’impôts aux brebis : « Suis-moi. »
La première Tradition a identifié l’évangéliste à l’apôtre appelé par Jésus dans ce chapitre. Mais les évangiles ne disent presque rien de cet apôtre, et les sources sont très discrètes sur l’évangéliste. Celui-ci était donc un homme discret lui-même, bien que les exégètes soulignent sa grande culture : un « lettré juif devenu chrétien » (introduction à Matthieu – TOB).
Du « bureau des taxes », Jésus et Matthieu vont… « à table dans sa maison », sans doute la propre maison de Matthieu. Celui-ci était sans doute lui-même collecteur d’impôts, comme beaucoup de ses amis. Ceux-ci étaient très mal considérés, des pécheurs, des impurs. Rappelons que sous l’Ancien Régime l’impôt était prélevé de force, par des personnes privées, qui s’enrichissaient très largement au passage, alors que les revenus monétaires des personnes ordinaires étaient très faibles. Jésus appelle l’un d’eux à le suivre, parmi ses 12 premiers disciples, et celui-ci sera le premier des Evangélistes ! Jésus (dont le nom signifie « Dieu sauve ») précise bien que ces impurs sont des malades dont il sera le médecin – comme il a guéri bien d’autres malades dans le chapitre précédent. Les synoptiques, Marc 2, 13-17 et Luc 5, 27-32, vont dans le même sens, voir texte et notes. Jésus offre la justification, la guérison, le salut.
A notre époque, il est très intéressant de relire cet évangile. Depuis les Révolutions et les Déclarations des droits, l’impôt est légitime… Une caisse commune sert au bien commun. Mais des courants réactionnaires s’expriment, et rencontrent de plus en plus d’écho chez les électeurs : le plus radical, le plus puissant serait le Tea Party américain, pour qui l’impôt fédéral n’est pas légitime, ni ses dépenses sociales diverses. L’impureté de l’impôt et des agents de l’Etat est de retour ! Sous des formes moins radicales, on retrouve les mêmes réticences chez les pays européens riches pour apporter leur contribution légale (= par l’impôt) à la solidarité européenne pour les pays trop endettés.
Alors que nous recevons nos avis d’impositions et que la campagne présidentielle débute, nous permettant d’exprimer nos choix de citoyens, dans notre église aussi nous serons bientôt invités à contribuer, lors de la « journée d’offrande » le dimanche 2 octobre. Nous ferons chacun un geste, nécessaire, de solidarité, pour l’église du Christ, pour l’annonce du salut
Le trésorier
Jean-Charles RIFFAUD
Pour soutenir notre église, vous pouvez faire un chèque ou un virement à l’ordre de :
Eglise Réformée de Cergy
C.C.P. N° 241619 K Paris
- Reçu fiscal en début d’année
- Compte-rendu annuel à l’assemblée générale
- RIB et toutes précisions sur demande à votre trésorier :
Eglise Réformée de Cergy, 19, place des Touleuses, 95000 CERGY
Quelques nouveautés dans les activités jeunesse
"Tu aimeras l'Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. Et ces commandements, que je te donne aujourd'hui, seront dans ton cœur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras." De 6 v. 5-7
Chers Parents,
Pour faire suite aux différentes questions qui nous ont été posées, nous vous confirmons que l'école biblique et le catéchisme se dérouleront dorénavant le 2e samedi de chaque mois, de 14h30 à 16h30 au CPR.
L'éveil à la foi aura toujours lieu le 2e dimanche, pendant le culte.
Nous vous rappelons comment se répartissent les groupes ainsi les manuels que nous utiliserons :
- éveil à la foi (3 à 6 ans) : Bible en jeux, Aimons la bible
- école biblique (7 à 11 ans) : Bible en herbe, Ecoute Dieu te parle
- passerelle (11 à 13 ans) : Ecoute Dieu te parle
- jeune théo (13 à 15 ans) : Ecoute Dieu te parle
Nous procéderons aux inscriptions à l'issue du culte de rentrée de notre Eglise qui aura lieu le dimanche 18 septembre 2011 à 10h30.
Cependant, vous pouvez d'ores et déjà planifier ces samedis :
- 8 octobre 2011
- 12 novembre, 10 décembre 2011
- 14 janvier, 11 février, 10 mars 2012
- 7 avril, 12 mai et 9 juin 2012
Culte parents – enfants :
- 13 novembre 2011
- 18 décembre 2011 (culte de Noël)
- 12 février 2012
- 8 avril 2012 (culte de Pâques, participation à la lecture biblique)
- 10 juin 2012.
Que Dieu vous guide et vous protège.
Mina RANDRIANJA
pour l'équipe des catéchètes
Rendons visible « l’église visible »… suite
La rentrée… L’activité, voire toutes les activités, se sont arrêtées et nous nous sommes souhaités : « Bonnes vacances » puis le pays a tourné au ralenti, hormis ses régions touristiques. Nos médias ont écoulé leur stock de rediffusions, nos gouvernants en ont profité pour faire passer quelques textes désagréables et quelques augmentations, enfin quelques commerçants ont ressorti les affaires scolaires dans leurs rayons… Rien de bien nouveau…
Et puis les valises à peine défaites, nous avons été assaillis par des personnes sur-reposées qui nous sollicitent : on voit fleurir les salons des associations et les journées de « rentrée d’église », entre autres. Chacun mobilise ses forces !
Nous n’y échapperons pas, nous qui sommes membres de la communauté de Cergy Pontoise et environs !
Nous n’échapperons pas à compter nos forces, pour cette année de vacance pastorale.
Je vous invite à relire l’épître aux Romains chapitre 12, les 18 premiers versets.
En ces temps de rentrée nous avons, il me semble, besoin de réfléchir sur cette affirmation que nous sommes un seul corps, dont nous sommes chacun une partie. Or toutes les parties ont une utilité, et comme il est dit, le corps harmonieux est celui où chaque partie assume son rôle sans crainte de ne pas être à la hauteur, (que ferions nous si, au moment de manger, notre main pensait qu’elle n’est pas en mesure de tenir la fourchette ou si, au moment de monter dans le train, notre pied ne se sentait pas digne de nous porter dans le wagon ?), et où chaque partie ne se met pas en grève si elle n’assume pas le rôle quelle tient pour le plus noble
Andras disait face aux excès d’humilité : tu travailles pour tes sœurs et tes frères, sois sans crainte ils te pardonneront si quelque chose ne va pas !
Quelque soit le rôle que nous tenons dans le fonctionnement de notre communauté, il est capital ; nous ne pouvons pas compter sur d’autres
pour le faire à notre place, je crois même que notre Dieu compte sur nous quelque soit la modestie de notre engagement.
Il en est de même pour notre réflexion dans l’église. Lors du programme de la journée de rentrée le 18 septembre, au cours du repas qui suivra, nous aurons à construire ce que nous voulons pour notre communauté.
Je vous rappelle les questions qui nous seront posées en préambule :
- Pourquoi je viens au temple, qu’est-ce que je recherche en venant à l’église ?
- Qu’est-ce qui me manque dans la communauté de Cergy et environs ?
- Que puis-je, moi même, faire ou apporter pour que ce manque soit comblé ?
Nous allons avoir à y répondre.
Et oui, c’est la rentrée… et nous sommes repartis pour un an !
Alors bon courage et soyez bénis.
Dominique DAVOISE
pour le Conseil Presbytéral
Grand ménage d’automne au CPR
Vous le savez bien, c’est la même chose chez vous ! Un appartement, une maison, un bâtiment, ça s’entretient.
Quand on doit le faire seul, c’est souvent une corvée, mais dès que la tâche est partagée, elle devient tout de suite plus légère, parfois même l’occasion de discuter et même de rire ou de chanter.
C’est pourquoi nous avons décidé de remettre à l’honneur cette journée de grand ménage et de petit entretien qui a réuni pendant de nombreuses années toutes les bonnes volontés de la paroisse et des associations ou églises sœurs hébergées par le CPR.
On va même y rajouter un peu de jardinage : l’automne est une excellente période pour tailler, planter, imaginer, proposer.
Ce sera le samedi 22 octobre, entre le matin et l’après midi, pour quelques heures ou plus, au choix selon les possibilités et la disponibilité de chacun (les premiers pourraient arriver à partir de 9h et nous pourrions partir du principe que cette journée se terminerait avant 16h). Bien sûr il est prévu également de manger ensemble pour ceux qui seront là autour de midi.
Aux ouvriers, il faut des outils : chacun amènera donc, qui un seau ou un balai-brosse, qui sa caisse à outil, qui son sécateur ou son taille haies. Je pense qu’on pourra même fournir le produit pour laver les vitres et l’essence de la tondeuse.
Nous avons décidé de faire de cette année une année de convivialité et de fraternité. On vous attend
Jean-Jacques LUGBULL
La place de la femme dans notre Eglise
Un appel pour la constitution d'un groupe féminin dans notre paroisse
Avant toute chose, je tiens à remercier celles qui ont communiqué sans réticence leurs coordonnées.
Comme je vous l'ai rapidement expliqué, j'aimerais créer un groupe « femmes » au sein de notre paroisse. Je ne voudrais pas en faire une association telle que l'ACER ou autre. Je ne souhaite pas non plus vous accabler de réunions ou vous solliciter à tout moment. Je sais ô combien nous avons toutes à faire.
Voici comment je voudrais faire évoluer ce groupe, avec comme ligne de conduite « la place de la femme dans l'Eglise, dans notre paroisse ». Plusieurs actions peuvent être réalisées pour cela :
1°) participation systématique à la lecture biblique
2°) participation systématique à la collecte de l'offrande
3°) réflexion sur les droits de la femme, à l'éducation par exemple.
4°) découvrir et/ou commenter les femmes dans la bible et à replacer dans la vie actuelle.
5°) partager un fardeau ou une joie
etc… Je suis sûre que vous avez d'autres idées encore.
Les deux premières peuvent être appliquées très rapidement, nous pourrons le faire à tour de rôle ou simplement selon la présence de chacune de nous au culte.
Pour le reste, nous pourrons en discuter autour d'un goûter à la rentrée : fréquence des rencontres, sous quelle forme, quel jour.
Nous pourrons y réfléchir dès maintenant. Il ne faut surtout pas que ce groupe arrive à nous prendre la tête et notre temps, très précieux.
Si vous avez internet, nous pouvons d'ores et déjà échanger nos idées par ce biais.
J'espère que ce mot vous aura plus que jamais donné l'envie de participer à ce groupe.
A bientôt
Bien fraternellement en Christ.
Mina RANDRIANJA
Les nerfs à vif
Lors d’une permanence de réception du public de cet été, nous avons été fortement éprouvés.
Une jeune femme parlant anglais demande la traduction d’un courrier provenant d’un laboratoire.
Le membre de notre équipe interpellé, bien que maîtrisant parfaitement l’anglais, vient me voir totalement affolé. Il ne se sentait pas la force de lui annoncer qu’elle était atteinte du virus du SIDA.
Mouvement de panique. Que faire ?
Je prends la jeune femme à part et au calme, et lui explique doucement que bien que, n’étant pas médecin, j’ai bien compris qu’elle est malade, et qu’à ce titre elle doit très vite consulter un praticien pour pouvoir accéder à des soins, et avoir des renseignements sur son problème de santé.
En faisant cela, je pensais aussi que contracter le virus n’est pas obligatoirement développer la maladie, et qu’un praticien sera à même de donner des conseils de prévention notamment sur les risques de transmission.
La jeune femme est repartie apaisée, me promettant de consulter très vite un médecin.
Un peu plus tard, nous recevions un vieux monsieur étranger que nous savions atteint d’une maladie grave quasiment en phase terminale. Malgré son âge et son état, il dormait dans la rue.
Nous avions essayé la semaine précédente de le faire prendre en charge, mais tous les services l’avaient refusé. Son épouse était en larmes. Je ne me sentais pas le droit de renvoyer cet homme épuisé dans la rue.
J’ai donc appelé les pompiers qui l’ayant examiné ont pris la décision de le transporter aux urgences en compagnie de son épouse. Nous espérons que sa fin de vie pourra se passer de façon digne, et non en dormant dans la rue.
Alors chers amis, vous tous qui croyez que notre travail est administratif : tri du courrier, classement, distribution, etc., je vous demande de déverrouiller votre cœur, et nous aider juste à la mesure de vos moyens.
En bénévolat, en dons, et aussi en prières.
Bien fraternellement.
Sylvie WENISH
Calendrier du Vestiaire
Ventes à prix modique (samedis de 9h00 à 11h00) les :
- 10 et 24 septembre
- 8 et 22 octobre
- 5 novembre
- 19 novembre : grande braderie
- 3 et 17 décembre
Distribution gratuite (samedis de 14h30 à 16h30 – sur attestation de l'Entraide ou d'une Assistante sociale) les :
- 15 octobre
- 26 novembre
- 10 décembre
Réception des vêtements donnés tous les samedis de 9h30 à 11h30, hors vacances scolaires.
Les Eglises protestantes et l'euthanasie
Les Églises protestantes d’Europe publient une étude commune condamnant l’euthanasie
La Communion des Églises protestantes en Europe (CEPE) a publié, lundi 16 mai, une étude intitulée Un temps pour vivre et un temps pour mourir. Résultat d’un processus de collaboration entre les 105 Églises membres de la CEPE dans 30 pays, ce texte est le premier document commun des Églises protestantes de toute l’Europe concernant l’euthanasie, le suicide assisté et l’acharnement thérapeutique.
Dans l’étude, disponible uniquement en anglais, la CEPE s’oppose à toute justification théologique et éthique de l’euthanasie et de l’assistance au suicide.
« Nous nous soucions profondément des personnes qui souffrent le martyre à la fin de leur vie, et nous sommes conscients que la réponse de la société, et parfois la réponse des chrétiens, n’est pas toujours adaptée. (…) Mais les Églises protestantes considèrent comme éthiquement problématique d’envisager l’eutha
nasie comme une solution au problème », peut-on lire.
L’euthanasie difficilement conciliable avec la notion chrétienne de dignité humaine
Selon cette étude, l’euthanasie s’oppose à des convictions morales qui ne sont pas exclusivement chrétiennes : l’idée de ne pas tuer un innocent et le devoir de protéger la vie, spécialement celle des plus faibles. Elle est, par ailleurs, difficilement conciliable avec la tradition chrétienne qui proclame l’aspect inaliénable et fondamental de la dignité humaine.
Cette dignité « ne dépend pas de la capacité humaine d’autodéter-mination et d’action, mais de l’amour créateur et justificateur de Dieu pour les hommes ».
Par conséquent, explique le texte, « l’euthanasie n’est pas un problème de conscience individuel que l’État peut résoudre en légiférant. » L’étude souligne les risques d’une telle intervention de l’État : « Cela impliquerait une sorte de normalisation et l’approbation de l’euthanasie comme un élément ordinaire de la pratique clinique et médicale. »
Les objections éthiques à l’euthanasie valent aussi pour le suicide assisté
En revanche, elle n’exclut pas l’existence de vides juridiques. Dans certains cas rares et extrêmes, il n’est pas forcément souhaitable de poursuivre à tout prix les personnes responsables de l’euthanasie.
L’étude de la CEPE pose le même diagnostic concernant le suicide assisté. Si la personne qui assiste au suicide n’est pas impliquée de la même manière que lors d’une euthanasie, le document souligne qu’en pratique, la ligne de démarcation est floue et que les objections éthiques à l’euthanasie valent aussi pour le suicide assisté.
Face aux progrès des techniques médicales, les Églises protestantes d’Europe constatent que la mort relève de plus en plus souvent d’une décision médicale ou clinique. Se pose alors la question de la poursuite des soins et de l’acharnement thérapeutique.
L’engagement pour l’homme doit être au centre de l’action des Églises
« Le devoir de protéger la vie n’implique pas l’obligation à tout prix tant que cela est médicalement possible », rappelle l’étude de la CEPE qui va plus loin : « Suspendre ou arrêter un traitement permettant de prolonger la vie est, dans certaines circonstances, non seulement permis mais recommandé dans un souci de compassion pour les patients atteints de maladies irrévocables ».
L’étude rappelle enfin que l’engagement pour l’homme doit être au centre de l’action des Églises. Elle demande la protection de la vie et s’engage pour une vie et une mort dans la dignité dans les cliniques et les hôpitaux.
Source "Protestants.org"
Texte intégral en anglais sur http://www.atimetolive.eu
Demandez le programme !
Les Heures Musicales du C.P.R. reprendront le dimanche 16 octobre à 18h00. Les suivantes auront lieu les 20 novembre et 18 décembre 2011.
Ces heures musicales permettent à de nombreux musiciens de tous âges de venir s'exprimer. Mais la fréquentation reste faible.
Venez nombreux encourager nos artistes, enthousiastes à l'idée de vous faire partager leur passion, leur travail et de nouveaux horizons musicaux. Ils mettent tous un point d'honneur à vous présenter des programmes de haut niveau et d'une grande qualité musicale. Un organiste vient à chaque heure musicale faire "sonner" notre orgue.
Chaque œuvre jouée fait l'objet de recherches musicologiques dont le fruit est systématiquement présenté par un petit commentaire avant l'exécution des pièces.
Plusieurs concerts sont prévus mais les dates ne sont pas toutes arrêtées.
Sachez d’ores et déjà qu’un concert « orgue et percussions »est programmé le jeudi 12 avril 2012 avec Alain Huteau aux percussions et Philippe Brandeis à l’orgue, tous deux professeurs au Conservatoire à Rayonnement Régional de Cergy-Pontoise.
Un autre concert, avec le chœur d’étudiants du C.R.R. de Cergy-Pontoise que vous avez pu entendre au mois de janvier dernier, est prévu au dernier trimestre 2011.
François DUCASSE
Amasser un froment spirituel
"Que le Christ vous aide, frères très chers, à toujours accueillir la lecture de la parole de Dieu avec un cœur avide et assoiffé : ainsi votre obéissance très fidèle vous remplira de joie spirituelle. (…) Les commerçants ne se contentent pas de chercher à faire des bénéfices sur une seule marchandise ; ils s'en procurent un grand nombre pour augmenter leur fortune. Les cultivateurs s'efforcent de semer différentes sortes de semences afin de pouvoir se préparer une nourriture suffisante pour eux-mêmes et les leurs. Combien plus, lorsqu'il s'agit de bénéfices spirituels, ne devez-vous pas vous contenter d'entendre lire la parole de Dieu à l'église ; vous devez prolonger la lecture sacrée dans vos maisons, au cours de vos repas ; et quand les jours sont courts, y consacrer encore quelques heures de la nuit. C'est ainsi que vous pourrez amasser un froment spirituel dans le grenier de votre cœur et ranger dans vos âmes les perles précieuses de l'Ecriture."
CESAIRE
évêque d'Arles (503-543)
Message personnel
Depuis mes vacances manquées à Saint-Aubin-sur-Mer (chute, hôpital de Caen, opération, puis rééducation à la clinique du Parc à Saint-Ouen-l’Aumône, enfin maison de repos ou retour au bercail, je tiens à vous dire combien ces moments difficiles, ont été adoucis par cette présence que j’ai sentie continuellement. Et j’ai toujours été dans la confiance et dans la paix. C’était une grande grâce pour moi. J’ai voulu vous adresser cette prière qui résume en somme, ce que je pourrais dire.
En attendant de vous retrouver, recevez, chacun et chacune, mes affectueuses pensées.
Simone WYSS
Dieu est fidèle
Oui, ta fidélité, Dieu secourable,
Plus ferme que les monts, dure à toujours
Tout le long du chemin, grâce ineffable,
Mon âme trouve en toi force et secours.
Les astres dans les cieux, et sur la terre
Tes œuvres en tout lieu chantent en chœur
De ton pouvoir divin le grand mystère,
Proclame ta grandeur, Dieu créateur.
L’Esprit dit à mon cœur : Poursuis ta course,
Les regards de Jésus, ô pèlerin !
De ta paix, ton bonheur, il est la source,
Il se tient près de toi dans le chemin.
Auprès de toi, Seigneur, la grâce abonde,
Le pardon, le salut, ta douce paix ;
De tes dons merveilleux l’Esprit m’inonde,
Déversant sur mes pas mille bienfaits !
Dieu de fidélité, de paix de vérité,
Ton doux regard toujours veille sur moi ;
Tu m’as aimé Seigneur, de toute éternité,
Dieu de fidélité, Dieu de ma foi.
H. ASNERA
Louange d’une petite Eglise
Seigneur, nous te louons, parce que tu es un Dieu qui regarde vers le bas.
Ton regard s’attarde sur les personnes qui sont dans l’ombre, sur ceux qui ne comptent pas.
Les gens qui ont des problèmes.
Ta promesse de vie s’adresse d’abord à ceux qui en ont vraiment besoin.
Tu tends l’oreille à ceux qui n’ont que toi pour espérer.
Ton amour prête grâce et beauté à ceux que personne ne remarque.
Seigneur, nous te louons parce que tu n’as pas honte d’une petite Eglise comme nous.
Tu vois très bien nos faiblesses, nos erreurs et nos bêtises, et pourtant, tu ne te détournes pas de nous.
Tu ne nous laisses pas tomber, et tu veux même avoir besoin de nous.
Oui, Seigneur, nous te louons, toi le grand Dieu qui est fidèle à tous les petits dans ce monde.
Notre confession de foi, ce sera d’apprendre avec toi.
Apprendre à ne pas chercher les honneurs, mais l’amour, ne pas regarder vers le haut mais vers le bas.
Notre confession de foi, ce sera de chercher, chaque jour à nouveau, les mots pour dire ton amour, et les actes pour porter ta promesse de vie à ceux qui en ont besoin.
Notre confession de foi, c’est d’avouer, sans avoir honte, que sans toi, nous ne pouvons rien faire.
Bettina COTTIN
Merci
Nous le disons rarement ce mot, et aujourd’hui, je vous le dis pour deux occasions particulières.
Notre Assemblée Générale a eu lieu au cours du mois de mars dernier, et comme à chaque A.G. depuis de nombreuses années, nous avons renouvelé une partie du Conseil Presbytéral. Notre discipline parle de 6 années de mandat, mais avec le rythme de vie actuel, une telle durée de mandat est très rare. Alors, je voudrais dire merci à tous ceux qui ont donné de leur temps, une parcelle de leur cœur pour l’organisation de la vie courante de notre église. Et je voudrais dire merci en même temps aux nouveaux qui s’engagent sans savoir ce qu’apporteront le lendemain, le travail et la vie familiale.
Je vois également dans leur engagement Celui, qui appelle et qui sanctifie : ô combien le Seigneur donne à son église les charismes (dons) nécessaires à sa vie quotidienne.
La seconde raison de dire merci, c’est vous ! Au bout de 7 années de ministère pastoral, je remercie le Seigneur pour chaque moment vécu avec vous : tant pour les moments difficiles surmontés ensemble que pour les moments plein de joie ; pour des rencontres de quelques instants et pour des relations qui s’inscrivent dans la duré ; pour les signes d’amitié fraternelle et pour le travail en commun, pour les moments de complicité, de soutien, d’encoura-gement, et surtout de prières qui nous portaient jour après jour... Pour ces années riches, béni soit le nom de notre Seigneur !
Bien fraternellement
Pasteur Andras KUTASI
Le trésor dans le ciel
Mt 6, 19 à 21 : « Ne vous amassez pas de trésors sur la terre, où les mites et les vers font tout disparaître, où les voleurs percent les murs et dérobent. Mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où ni les mites ni les vers ne font de ravages, où les voleurs ne percent ni ne dérobent. Car où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. »
Notre passage se situe toujours dans le grand discours évangélique (Mt 5 à 7), plus précisément à la suite de « aumône, prière, jeûne ». Le synoptique, Luc 12, 33-34, est un peu différent : « Vendez ce que vous possédez et donnez-le en aumône... », et nous renvoie donc aux passages précédents. Aumône, prière et jeûne sont des moyens de se préparer des trésors dans le ciel. Les notes marginales de la TOB nous renvoient à un intéressant passage de Siracide 29, 11 : « Dispose de ton trésor selon les préceptes du Très-Haut : ainsi te sera-t-il plus profitable que l’or » ou, dans la version syriaque : « Mets-toi de côté un trésor de bienfaisance et d’amour. » Voir aussi Luc, 16, 9 : « Eh bien ! moi, je vous dis : faites-vous des amis avec l’Argent (le Mamôn = puissance qui asservit le monde) trompeur... »
Bien se souvenir qu’à l’époque de Jésus, la monnaie fiduciaire n’existe pas : il n’y a ni billets, ni lettres de change, chèques ou autres écritures bancaires... Alors quels trésors les mites et les vers font-ils disparaître ? Dans une civilisation rurale, sans
doute les réserves de grains ou les vêtements, seule richesse de paysans pauvres... Les riches amassaient de l’or, inaltérable. Encore aujourd’hui, pour les peuples ruraux, en Inde par exemple, la réserve de la famille est le collier, où l’on enfile des anneaux d’or, en l’absence de caisses d’épargne. L’or, l’Argent, le Mamôn donne la puissance, par la possession des terres, des troupeaux, des esclaves...
Jésus, dans Luc 16, 9, nous conseille un bon usage de l’argent : « faites-vous des amis avec... » L’argent n’est donc pas mauvais en soi, ni impur. Tout dépend l’usage qu’on en fait, la place qu’on lui donne. Amasser un trésor terrestre est une erreur, une fausse sécurité. On retrouve la sagesse populaire avec ses images : l’or du Rhin (« mon précieux... »), l’avare (« ma cassette, on m’a volé ma cassette !! »). On sait que si l’or ne perd pas de valeur, il ne rapporte rien. Et que signifie mourir sur un tas d’or ? Sinon accumuler du pouvoir, pour soi et ses héritiers... Le pouvoir corrompt, le pouvoir détruit, lorsqu’il est sans limites, esclavagiste – ce qui était le cas dans les empires de l’Antiquité.
Le Seigneur nous propose un chemin de vie, de liberté, d’amour. Déjà les prophètes et les patriarches proposaient l’année sabbatique, en Ex 23, 10-11 : « la septième année, tu faucheras et laisseras sur place ; les pauvres mangeront... », développée en Lv 25, 1 à 54 : la 50ème année (après 7 fois 7) est une année de jubilé, où l’homme qui avait été ruiné retrouve sa propriété, etc. Pour nous, nous vivons de telles remises en question lors des crises économiques, où les richesses accumulées partent en fumée, où les révolutions font des banqueroutes... Les possessions stérilisées en rentes sont annulées...
Ce qui me rappelle l’humour d’une de mes premières leçons d’anglais : « I am a romantic investor. I am going to invest in love and kisses. » (je suis un investisseur romantique, je vais investir dans l'amour et les baisers)
Nos comptes 2010 et l’évolution des coûts d’impression de notre journal « Et Pourquoi Pas » devraient justifier une hausse du prix de l’abonnement, à 20 euros je pense, si l’on souhaite une « vérité des coûts ». Pensez-vous que ce soit excessif ? Dans tous les cas, la paroisse continue de « subventionner » le journal – en réalité le journal n’a un CCP séparé que par souci de clarté, il n’a aucune personnalité juridique. Je vous laisse juge de votre participation, selon vos possibilités... Très amicalement à vous.
Jean-Charles RIFFAUD
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Retour sur l'Assemblée Générale du 13 mars 2011
Un membre du Conseil Presbytéral nous donne un résumé de l'Assemblée Générale de notre Eglise
L’assemblée générale ordinaire de notre paroisse s’est déroulée le 13 mars dernier. Cette assemblée dite « ordinaire » n’en était pas moins importante à l’approche de l’année de vacance pastorale que nous allons connaître dès le mois de juillet prochain.
Du Rapport Moral présenté par Jean- Jacques Lugbull président du conseil presbytéral, nous retiendrons que notre action a été centrée sur l’accueil, la formation mais aussi la visibilité de notre église. Parmi les grands projets évoqués un chantier particulièrement important : l’actualisation de notre projet d’église.
Pour ce qui est de la vacance, dès le repas qui a suivi l’assemblée générale des groupes ont été créés pour répartir les différentes tâches qui incomberont à la paroisse au long de cette année.
On peut résumer les 3 grands chantiers qui nous mobiliseront cette année :
- Faire vivre notre église locale pendant cette année grâce à l’implication et la mobilisation de tous.
- Entreprendre la recherche d’un nouveau pasteur, pour une arrivée à l’été 2012, après avoir réfléchi à l’église que nous voulons.
- Participer à la construction de l’Eglise protestante unie, avec l’ensemble des paroisses luthériennes et réformées de France.
Le rapport financier a été présenté par Jean-Charles Riffaud, trésorier de la paroisse, rapport dont les chiffres ont été publiés avec le budget 2011 dans le précédent numéro. Jean- Charles, qui a repris la trésorerie en cours d’exercice, a précisé, pour ce qui est des recettes, qu’elles correspondent bien aux prévisions.
66 familles de donateurs sont connues.
Enfin pour ce qui est des dépenses, qu’elles sont inférieures aux prévisions en raison du peu de travaux effectués et des économies réalisées sur le fonctionnement.
Les comptes 2010 et le budget 2011 ont été approuvés à l’unanimité.
Enfin Andras Kutasi, notre pasteur a présenté la partie Vie de l’église (voir le billet qui suit).
La modification exceptionnelle de la durée des mandats de conseillers presbytéraux, en vue d’un renouvellement complet du conseil pour l’échéance de 2012, date du regroupement de l’Eglise Réformée de France et de l’Eglise Evangélique Luthérienne, a également été adoptée à l’unanimité.
Eric Ralaimiadana, Mina Ranrianja, Dominique Davoise ont été élus au conseil presbytéral.
Dominique DAVOISE
Bilan de 7 années pastorales
Pour faire un bilan, il faut se rappeler d'abord du projet commun que nous avions intitulé en 2005 « accueil et intégration ».
Dans ce bilan, il y a des points forts qui se sont développés et il y a des points qui se sont atténués…
Points forts : l'accueil,… l'intégration des différentes composantes sociologiques et culturelles dans le conseil, la visibilité de l’église, le "relookage" du journal, du site internet, de l’affichage, les expos, les conférences,… les relations inter-religieuses, œcuméniques, la consolidation d’une pastorale inter-protestante entre membres de la fédération protestante, les manifestations communes,…
Surtout : établissement de relations avec le secteur (pastorale, rencontre des délégués, échange de chaires, formation commune, rencontre des conseillers…). Création d'une association culturelle (ACER), rétablissement de liens entre l'Entraide et la paroisse (dont elle est l'expression diaconale et sociale), soutien à l'Association des Amis de l'Orgue.
Notre option théologique s'est fixée sur l'annonce de l'Evangile et non seulement sur la desserte du territoire paroissial.
Points faibles : non développement du secteur et d'un pôle à Gisors et à Beaumont (faute de combattants !), non encrage à l’Isle-Adam…
Projet d’évangélisation annulé, redéploiement de secteur animé par des responsables conseillers. La création de nombreuses commissions demeurent un vœu pieu…
La clarification de nos projets en tant qu’église multiethnique et multiculturelle, au lieu d’ethnies multiples superposées et autonomes connaissait simultanément des oppositions internes (vision du christianisme sans église) mais aussi des éloignements des églises issues de notre église… car nos aspirations sont clairement différentes… Un simple rappel : les annonces de la paroisse faisaient état de 600 familles lors de mon arrivée,… la réalité était tout autre avec les comptes (54 foyers cotisants), lacunes et difficultés financières. Aujourd’hui il existe un fichier des membres de l’église et de ses sympathisants ; en 2004, il y avait une vingtaine de personnes au culte, aujourd’hui c’est multiplié par deux voire trois.
Tout ceci pour vous dire : soyez sans crainte, Dieu, qui crée la faim et la soif de sa présence, renouvelle sans cesse la vie de son église.
Je remercie le Seigneur pour chacun de vous.
Pasteur Andras KUTASI
Au secours ! (bis)
Face aux difficultés présentes, l'Entraide doit adapter son fonctionnement
Pour la domiciliation, les nouvelles ne sont pas fameuses. Suite à la diminution du nombre de bénévoles impliqués, nous avons été contraints de cesser la permanence du samedi.
Nous avons aussi été obligés de limiter le nombre d'inscriptions des demandeurs d'asile et des personnes sans domicile fixe.
Je lance donc un appel à vous tous mes frères : Soutenez nous par vos adhésions, vos prières, vos dons, et en donnant un tout petit peu de votre temps.
Pour ma part, j'ai contacté les organisateurs des Cercles du silence, sachant que je peux espérer entrer en contact avec des personnes sensibles au sort fait aux étrangers. J'ai eu quelques retours. J'espère ainsi pouvoir renforcer notre action sur le terrain.
Nouveauté vestiaire :
Pour pouvoir aider au mieux nos administrés, nous organiserons régulièrement des distributions gratuites de vêtements certains mardis matin, en même temps que la distribution du courrier.
Je vous communique les dates du vestiaire "bourse aux vêtements", car les recettes modiques qu'il procure sont entièrement reversées dans nos œuvres :
- Le samedi 14 mai de 10 à 17h aura lieu une braderie exceptionnelle.
- Les samedis 4 et 18 juin et 2 juillet 2011 vente de 9 à 11h.
Enfin, l'assemblée générale de l'association se tiendra le mercredi 4 mai à 20h00. Nous comptons sur votre présence et votre soutient.
Bien fraternellement.
Sylvie WENISCH
Des nouvelles d'Haïti
Comme vous le savez, la Fédération Protestante de France a mis en place une "plateforme Haïti" de coopération avec la Fédération protestante d'Haïti (FPH).
Cette plateforme, animée par le DEFAP, que nous connaissons mieux depuis la visite de la pasteure Anne-Laure Danet lors du culte du 14 novembre dernier, dispose d'un responsable envoyé sur place pour une durée de 2 ans – c'est dire que cette aide s'inscrit dans la durée - en la personne de Philippe Verseils du DEFAP. Elle a collecté à ce jour plus de 600.000 € de dons, parmi lesquels les 750 € collectés par notre église en mars 2010.
Que sont devenus ces dons ? De nombreux orphelinats ont été plus ou moins détruits par le séisme. La FPH a choisi d'apporter une aide particulière aux orphelinats créolophones qui se sont trouvés "en dehors des circuits de la solidarité internationale". Elle a mis en place une coordination pour permettre à ces orphelinats d'obtenir des soutiens pour l'hébergement, l'accueil et l'éducation des enfants. 600 enfants sont ainsi secourus.
Des bourses ont été accordées à une trentaine d'étudiants pour leur permettre de reprendre leurs cours à l'université. Deux maisons d'un village communautaire vont être reconstruites pour accueillir des populations déplacées.
On peut encore citer la distribution de produits alimentaires aux familles en difficulté, des réparations de première urgence sur des écoles protestantes, des temples ou des locaux d’Eglise. Sans compter des aides techniques de lutte contre le choléra (désinfection de locaux, traitement de l'eau,…) Mais les besoins ne sont pas épuisés. Il est toujours possible de donner par l'intermédiaire de la Fondation du Protestantisme, 47 rue de Clichy - 75311 Paris cedex 09, avec la mention « Fonds d’urgence Haïti »
Par ailleurs, La Cause, en lien avec la plateforme, poursuit et accentue son activité de parrainage d'enfants Haïtiens (sans pour autant négliger le parrainage d'enfants d'autres pays). Elle recherche des parrains et marraines participant à la prise en charge d'un enfant, pour lui permettre de se nourrir, d'être scolarisé, de se vêtir et d'apprendre un métier.
Concrètement, parrainer, ça consiste en quoi ?
C'est, pendant un an (et le parrainage peut être renouvelé par la suite bien sûr), s’engager à :
- Prier pour l’enfant parrainé.
- Recevoir de ses nouvelles envoyées par La Cause et, quand les liaisons postales suffisantes seront rétablies, répondre à l’enfant.
- Verser un soutien financier mensuel, qui peut aller de 25 à 40 € par enfant.
Comment agir ?
Contactez Véronique GOY,
Directrice du service enfance de la Fondation La Cause, par l’un des moyens suivants :
- Adresse postale : 69 avenue Ernest Jolly, 78955 Carrières-sous‐Poissy
- Téléphone : 01 39 70 60 52
- Mail : fondation@lacause.org
- Site web : www.lacause.org
Des formulaires sont disponibles dans le hall d'accueil du CPR.
Jean-Louis PY
Visite à la paroisse Trinité-St Marcel
Le 3 avril, nous nous sommes retrouvés 23 paroissiens pour participer au culte avec nos frères luthériens de la paroisse Trinité-Saint-Marcel. Un culte qui nous a sorti de nos habitudes, certains étant admiratifs devant l'architecture du temple Saint-Marcel, d'autres surpris de retrouver une liturgie très proche de la liturgie catholique, mais un culte qui nous a permis de nous mélanger pour prier ensemble le seul Seigneur.
Puis un opulent repas tiré des sacs a permis des échanges intéressants entre membres des deux paroisses, différentes non seulement par leur confession, mais aussi par leur sociologie et leur environnement humain.
Puis nous avons rejoint la Bibliothèque-Musée de la Société d'Histoire du Protestantisme Français, où, sous la conduite de Paul Lienhart nous avons pu admirer des tableaux, des gravures et des livres, dont des bibles, contemporains de la Réforme.
Finalement, la journée a été trop courte et la satisfaction des participants a été, je pense, unanime.
Jean-Louis PY
Assemblée Générale de l'ACER
L'assemblée générale de l'ACER se tiendra le jeudi 19 mai à 20h30 au CPR
La présence du maximum d'adhérents est nécessaire afin d'esquisser un programme pour l'année qui vient. C'est aussi une manière de montrer votre intérêt pour les activités de l'ACER et votre attachement à l'existence de cette association.
En 2010, après l'exposition "Protestants" qui a beaucoup demandé aux membres actifs, nous avons fait une pose et notre activité s'est concentrée sur les "Mercredi-Ciné" où nous avons pu visionner et partager autour de plusieurs films et vidéos, en particulier sur le protestantisme, ainsi qu'une conférence de Rémy Hebding sur Luther. Nous avons aussi eu la chance de bénéficier de plusieurs conférences avec projections d'étudiantes étrangères qui nous ont présenté leur pays (Equateur, Azerbaïdjan), une manière de nous ouvrir au reste du monde et de découvrir des contrées lointaines.
L'ordre du jour de l'assemblée générale inclura la présentation du rapport moral et du rapport financier pour 2010, un projet de budget et un débat sur les activités à mener en 2011.
Il n'est pas trop tard pour adhérer ou renouveler votre adhésion pour 2011. Des bulletins d'adhésion sont disponibles dans le hall d'entrée du CPR.
Nous vous attendons nombreux.
Jean-Louis PY
Président de l'ACER
« Mercredis-Ciné »
L'ACER tente de pérenniser ces rencontres du mercredi soir où nous pouvons visionner ensemble et commenter divers documents audio-visuels (films, vidéos, diaporamas,…)
En avril, nous étions peu nombreux pour regarder la vidéo "Ambassadeurs du Christ" réalisée par le département communication de l'Eglise Réformée de France. Elle présente très clairement les origines, les convictions, le fonctionnement et les œuvres missionnaires de l'ERF.
Est-ce l'effet du faible nombre ? La discussion fut très animée, et chaque personne a largement exprimé, en reprenant certains points de la vidéo, les raisons pour lesquelles elle se sentait à l'aise au sein de notre communauté.
En mai, nous reprendrons notre "tour du monde" avec Andras, notre pasteur, qui nous présentera son pays d'origine, la Hongrie.
Nous vous invitons à venir nombreux.
Jean-Louis PY
Forums des Associations 2011
Ce journal est le dernier avant les vacances d'été. Le prochain paraîtra début juillet alors que certains seront déjà en congés. Le suivant paraîtra début septembre.
Or les Forum des associations à Cergy et à Pontoise, auxquels nous avons l'habitude d'être présents, se dérouleront le samedi 3 septembre. Nous ne bénéficierons pas de la présence sans faille d'Andras à l'un des deux stands. Aussi il est nécessaire dès aujourd'hui de se mobiliser pour assurer une présence continue aux deux Forums durant ce premier samedi de septembre.
Ayant accepté, lors de l'assemblée générale de notre église, d'être en charge du groupe "Communication", je compte d'une part sur les quelques personnes qui se sont inscrites à ce groupe, et d'autre part sur des volontaires que j'invite dès aujourd'hui à se signaler. Plus nous serons nombreux moins ce sera lourd pour chacun.
J'attends votre réponse.
Merci d'avance.
Jean-Louis PY
Amis de l'orgue
C.P.R auront lieu les dimanche 15 mai et 19 juin. Elles auront lieu exceptionnellement à 18h30.
Ces heures musicales permettent à de nombreux musiciens de tous âges de venir s'exprimer. Venez nombreux encourager nos artistes, toujours enthousiastes à l'idée de vous faire partager leur passion, et de vous faire découvrir de nouveaux horizons musicaux.
L'Atelier choral poursuit ses répétitions. Nous manquons de voix d'hommes, mais, mesdames, vous êtes également les bienvenues. Venez nous rejoindre un jeudi sur deux, hors périodes de vacances scolaires au C.P.R. de 20h30 à 22h30.
Au programme : Mozart, Negro Spirituals, Canons, Haendel…
Calendrier : Jeudi 28 avril ; 12 et 26 mai ; 9 et 16 (à confirmer) juin.
François DUCASSE
Quand la poubelle déborde…
Une parole d'espérance face au déferlement de mauvaises nouvelles
L’actualité depuis nos derniers numéros le confirme : Pour la presse les « bonnes » nouvelles … sont les mauvaises nouvelles. Et nos médias ont été gâtés ! Des tremblements de terre à répétition, un tsunami monstrueux, une catastrophe nucléaire, deux guerres, car même si la mode est de parler d’intervention : il s’agit bien de cela !
Et la question que se posait Andras il y a peu de temps : A quoi correspond cette parole, cette parole que nous considérons comme La Parole ?
Dans cette pluie de monstruosités, où l'on peut désigner, rechercher des coupables, et où l'on fini quelquefois par en attribuer la responsabilité à Dieu ; la réalité est plus simple et plus triste pour la vision que nous avons de nous mêmes : nous sommes petits et désemparés …
Comme vous et sans réponse devant cette poubelle qui déborde et qui est trop lourde pour la vider moi-même, j’ai eu deux chances.
La première, la lecture des Lamentations de Jérémie 2 1 22 : « Lève-toi… Lève les mains vers Dieu pour la vie de tes enfants… » (et pour ceux qui ont « Parole pour tous » le commentaire d’Anniel Hatton).La seconde, une analyse faite lors de la méditation au conseil presbytéral du Psaume 27 : David ne dit pas « Je cherche l’Eternel » mais il dit « Eternel aide-moi à te chercher ». Je suis convaincu que c’est dans cette rencontre que j’aurai la réponse à mes questions…
Dominique DAVOISE
Pentecôte
Le jour de la Pentecôte, les croyants étaient rassemblés tous ensemble au même endroit. Tout à coup ils entendirent un bruit qui venait du ciel, comme un vent violent. Puis ils virent des langues pareilles à des flammes de feu qui se posèrent sur chacun d’eux. Ces manifestations signalaient la présence du Saint-Esprit chez les apôtres qui furent remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d’autres langues. La communication est possible pour le peuple du Seigneur, malgré la diversité des langues de toutes les nations représentées.
Pierre s’adressa aux gens d’Israël, et interpréta l’événement : La présence du Seigneur n’est désormais plus visible avec les yeux du corps. Jésus ressuscité se manifeste dès lors à travers la parole des apôtres, et dans une nouvelle écoute des Ecritures. Les apôtres sont affectés d’une ivresse spirituelle. Et ce ne sont que les prémices des prodiges annoncés par le prophète Joël.
Les auditeurs furent profondément bouleversés par les paroles de Pierre et lui demandèrent ainsi qu’aux autres apôtres ; « Frères, que devons-nous faire ? » Pierre leur répondit : « Changez de comportement, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus-Christ pour que vos péchés soient pardonnés, vous recevrez alors le don de Dieu, le Saint-Esprit ».
Pierre leur adressait encore beaucoup d’autres paroles pour les encourager, et il disait : « Acceptez le salut pour n’avoir pas le sort de ces gens perdus ».
Un grand nombre d’entre eux acceptèrent les paroles de Pierre et furent baptisés. Ce jour-là trois mille personnes s’ajoutèrent au groupe des croyants ! »……
D’après La Bible Expliquée
Simone WYSS
La prière d'un handicapé
J'avais demandé à Dieu le pouvoir pour atteindre le succès :
Il m'a rendu faible afin que j'apprenne humblement à obéir.
J'avais demandé la santé pour faire de grandes choses :
Il l'a donné l'infirmité pour que je fasse des choses meilleures.
J'avais demandé la richesse pour que je puisse être heureux :
Il m'a donné la pauvreté pour que je puisse être sage.
J'avais demandé le pouvoir pour être apprécié des hommes :
Il m'a donné la faiblesse afin que j'éprouve le besoin de Dieu.
J'avais demandé un compagnon afin de ne pas vivre seul :
Il m'a donné un cœur afin que je puisse aimer tous mes frères.
J'avais demandé des choses qui puissent réjouir ma vie :
Il m'a donné la vie afin que je puisse me réjouir de toutes choses.
Je n'ai rien eu de ce que j'avais demandé, mais j'ai reçu tout ce que j'avais espéré.
Presque en dépit de moi-même, mes prières informulées ont été exaucées.
Je suis, parmi tous les hommes, le plus richement comblé.
J'ai eu à cœur de partager avec vous tous cette prière, entendue sur les ondes d'une radio chrétienne, qui m'a beaucoup touchée, et que j'ai réussi à retrouver sur le web. A méditer pour nous qui essayons de comprendre le mystère de la souffrance sur la terre.
Bien à vous.
Sylvie WENISCH
Humour
Quelques annonces authentiques glanées à l'entrée de temples ou d'églises (l'humour involontaire est souvent le meilleur)
- "A tous ceux qui ont des enfants et qui ne le savent pas encore, il y a dans la paroisse un espace réservé aux enfants."
- "Vendredi à dix-neuf heures, les enfants de l’Oratoire feront une représentation de l’oeuvre “Hamlet” de Shakespeare, dans la salle paroissiale. Toute la communauté est invitée à prendre part à cette tragédie."
- "Chère Dames, n’oubliez pas la prochaine vente pour nos oeuvres de charité. C’est une bonne occasion pour vous débarrasser des choses inutiles que vous avez chez vous. Amenez vos maris !"
- "Le choeur des plus de soixante ans va cesser ses activités pendant l’été, avec les remerciements de toute la paroisse.
- "Souvenez-vous dans vos prières de tous les désespérés et les fatigués de notre paroisse."
Projet pour Pâques
« Je veux vous donner un avenir et une espérance » (Jérémie)
Le dimanche 24 avril 2011 à 7h30, les chrétiens du Val-d’Oise (catholiques, protestants, orthodoxes..) célébreront ensemble la résurrection à Enghien au bord du lac.
Ce n’est pas une première en France, mais c’est une bonne nouvelle dans notre département où les rencontres œcuméniques sont plutôt sporadiques. Depuis quelques années, nous avons essayé de travailler ce témoignage commun et retrouvailles exceptionnelle de nos églises chrétiennes. Soirée de prière œcuménique précédent la Pentecôte, invitation mutuelle pour Vendredi Saint, le même message fraternel au matin de Pâques dans nos églises, célébrations et témoignage commun au sein de notre protestantisme… Mais cette foi ci c’est un nouveau pas en avant.
« L’œcuménisme n’est pas ma priorité » me disait récemment un de mes collègue lorsque je l’ai invité à la soirée de la prière pour l’unité des chrétiens organisé dans le cadre de la semaine de l’unité. Il a eu ses arguments valables, moi-même je vous ai écrit également, que nous vivons une période de l’absence de dialogue, « un hiver de dialogue œcuménique ». Mais il y a toujours une différence entre un constat et une aspiration spirituelle pour laquelle l’œcuménisme n’est pas une option parmi tant d’autre, mais une obligation impératif de rechercher la paix, la reconnaissance mutuelle, le témoignage commun, rendant grâce ainsi au Christ Sauveur. La question de nos divergences, contradictions, oppositions, méconnaissance mutuels, et même adversités… quand ils seront atténués, aplanis, ça nous ne le savons pas. Mais ce que nous savons, c’est que si nous attendons d’être parfaits pour se rencontrer, si nous attendons que l’autre se transforme d’abord à notre image pour le reconnaître, là il y aura encore beaucoup à attendre et nous ne seront jamais témoins du même Seigneur, notre Sauveur…
Alors, sans attendre que nous soyons parfaits, organisons avec joie le déplacement, le covoiturage, cette rencontre et cette action de grâce.
Bien fraternellement.
Pasteur Andras KUTASI
Mot personnel
O combien de fois je vous ai raconté ce moment particulier que je vis avant chaque culte le dimanche matin, lorsqu’il n'y a encore personne au temple à 10h20 et je suis en train de regarder ma montre, d’attendre, et ce sont toujours les même questions qui me traversent « Seigneur y’aura-t-il quelqu’un ce matin ? » Question stupide, car c’est en quelques minutes que les bancs se remplissent dimanche après dimanche. Et c’est toujours le même émerveillement qui me remplit en ces moments, la même reconnaissance aussi envers le Seigneur pour chacun de vous, qui êtes là régulièrement, sporadiquement ou juste pour les fêtes… Mais pourquoi cette question qui me revient sans relâche ? Je devrais savoir mieux que les autres, combien c’est le Seigneur qui crée en nous cette faim et cette soif de sa présence, et combien c’est lui encore qui convoque chacun à ce moment précieux de rassemblement cultuel en sa présence…. Voilà il n’y a rien à y faire, car il y a des domaines, où même après trente ans de service on n’est pas un professionnel, mais on est de plus en plus comme un débutant, avec encore plus de faim et d’attente de Celui qui est à la fois l’origine et le sujet de notre foi et de notre annonce que son Esprit seul rend vivant… Alors, je rends grâce à Dieu pour vous chaque dimanche !
Mais être au service de notre Seigneur au sein de son église, auprès de vous, ne s’improvise pas, même si on y va très humblement. C’est aussi un projet à mener à son terme, non seulement un vivre ensemble mais aussi une construction, non seulement un partage mais aussi une formation, adaptation, avancement, événement permanent.
Et nous avons fait, lors de ces 7 dernières années, un bon bout de chemin ensemble ! Vous l’avez oublié peut-être, et c’est tant mieux, mais cela reste gravé dans ma mémoire comme un éclair, cette remarque agressive et violente lors de notre première AG : « Mais tu ne vas pas quand même écrire sur le linteau de la porte que c’est une église ! Tu ne vas pas prier quand même, dans l’ERF on ne prie pas ! » Voilà, nous avons fait un bon bout de chemin depuis…
« Alors, tu nous abandonne Andras ? » me demanda quelqu’un après l’annonce officielle de mon départ de la paroisse de Cergy-Pontoise et environs. Mais non ! répondis-je. Et effectivement c’est vrai, et c’est faux en même temps. Car comme nous écrit l’apôtre Paul :
« Qu'est-ce donc qu'Apollos ? Qu'est-ce que Paul ? Des serviteurs par qui vous avez été amenés à la foi ; chacun d'eux a agi selon les dons que le Seigneur lui a accordés. Moi, j'ai planté, Apollos a arrosé, mais c'est Dieu qui faisait croître. Ainsi celui qui plante n'est rien, celui qui arrose
n'est rien : Dieu seul compte, lui qui fait croître. Celui qui plante et celui qui arrose, c'est tout un, et chacun recevra son salaire à la mesure de son propre travail. Car nous travaillons ensemble à l'œuvre de Dieu, et vous êtes le champ de Dieu, la construction de Dieu. » (1 Corinthien 3) Le Seigneur donne tous les charismes nécessaires à la vie de son église, bien entendu avec les serviteurs correspondants.
J’ai eu lors de cette dernière année cette nette impression, que mon travail auprès de vous s’est ralenti, je n’avais plus le même punch, ni la même résistance, ou implication physique et cela méritait une longue remise en cause intérieure, qui a abouti dans la nécessité de changement, renouvellement de mon engagement, et aussi dans votre intérêt pour continuer à grandir. Mais cela ne change rien sur ce laps de temps vécu ensemble et sur ces relations fraternelles et amicales que nous avons reçu de votre part. J’ai reçu un nouveau challenge qui me permet de rebondir, retrouver le punch, un autre type d’investissement dans une autre paroisse à Blois.
Pasteur Andras KUTASI
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L’Espérance ne déçoit pas
Dans l’épître aux Corinthiens, Paul nous parle de 3 vertus principales : la foi, l’espérance, l’amour (1Co 13,13).
Nous parlons beaucoup de l’amour ; et nous avons raison de le faire. Il suffit de relire 1Co 13 pour s’en convaincre. Sans l’amour, nous ne sommes rien, tous nos discours sonnent creux. Paul nous dit que c’est l’amour qui est le plus important.
Nous parlons beaucoup de la foi. Et nous avons raison de le faire. Car beaucoup de choses risquent de décourager de placer notre confiance en Dieu. Il faut se rappeler que la foi est un combat. Paul à la fin de sa vie pouvait dire : j’ai combattu le bon combat ; j’ai gardé la foi. Il faut donc parler de la foi, sans cesse la nourrir, l’alimenter.
Mais peut-être ne parlons nous pas suffisamment de l’espérance. C’est pourquoi j’aimerais vous en parler ce matin. Pour ce faire, j’aimerais lire deux textes : Ep 2,12 ; 1Th 4,13.
L’apôtre Paul émet un jugement sur les païens qui pourrait nous paraître à première vue contestable et peut-être même un peu arrogant. Il définit les païens comme des personnes sans espérance.
Il écrit à des païens, devenus chrétiens : autrefois, c'est-à-dire avant votre conversion à Jésus-Christ, « vous étiez sans Dieu, et sans espérance dans le monde Ep 2,12 ! » Et en 1Th 4,13, Paul encourage des chrétiens qui ont perdu un être cher en leur disant : ne pleurez pas comme ceux qui n’ont pas d’espérance.
Il ne leur interdit pas de pleurer devant la séparation et la souffrance que cause la mort d’un être qu’on aime, mais il leur demande de ne pas pleurer avec le désespoir de ceux qui n’ont pas d’espérance, de ceux qui ont tout misé sur cette vie et qui n’ont pas de perspective pour l’au-delà.
Donc, pour Paul, ceux qui ne connaissent pas le Dieu de Jésus-Christ, n’ont pas vraiment d’espérance.
On peut se demander comment Paul peut dire une chose pareille ? Ne sait-il pas que l’espoir fait vivre, que l’homme ne peut vivre sans espérer. L’homme ne peut vivre sans espérer, sinon il se suiciderait.
Qu’est-ce que le suicide sinon l’acte de celui qui a totalement désespéré de la vie, qui pense qu’elle ne mérite plus d’être vécue ? Les questions du suicide et du sens de la vie sont des questions très sérieuses. Albert Camus, un penseur français qui a eu une immense audience en son temps, a longuement réfléchi sur le thème de l’absurde.
Il a profondément médité le mythe de Sisyphe, le mythe de l’Eternel recommencement. Dans ce mythe, Sisyphe a été condamné par les dieux à pousser un énorme rocher jusqu’au sommet d’une montagne et parvenu au sommet, le rocher dégringolait sur l’autre versant, et Sisyphe devait sans arrêt recommencer la même tâche.
En méditant sur ce mythe et sur le sens de la vie, Camus a fini par affirmer que la seule question philosophique qui soit vraiment pertinente, c’est celle du suicide.
Beaucoup de penseurs ont vu dans ce mythe une exacte métaphore de la vie : on entretient des espoirs illusoires, on poursuit avec persévérance et courage des buts inutiles, vains, des buts qui n’ont pas vraiment de sens.
On se lève chaque matin, pourquoi ? On va au boulot, mais pourquoi ? On fait et élève des enfants, pourquoi ? A quoi bon ? Pourquoi vivre finalement ?
Les penseurs de l’antiquité, ceux du temps de Paul, avaient aussi noté la fragilité des espérances humaines.
Par exemple, les stoïciens qui étaient les philosophes les plus influents du temps de l’apôtre Paul, se méfiaient de l’espérance. Ils se méfiaient de l’espérance, considérant qu’elle était une passion qui ne peut provoquer que déconvenues, frustrations, déceptions, voire désespoirs. Pour eux, il fallait vivre de manière dépassionné, ne pas trop attendre de la vie.
Il faut cultiver, comme le dit le philosophe contemporain français, André Comte-Sponville qui est un néo-stoïcien, le dé-espoir : non le désespoir, mais le dé-espoir, le fait de ne pas avoir d’espoir, d’espérance. Voilà le meilleur moyen de ne pas être frustré ou déçu : cultiver le dé-espoir.
Je disais donc que d’une manière générale, l’espérance avait mauvaise presse chez les grecs, car elle était conçue comme une passion qui aveuglait le cœur de l’homme et amenait nécessairement la frustration. On retrouve fréquemment sur les tombes de l’époque l’épitaphe suivante : « Je n’étais pas, je suis devenu, je ne suis plus, cela ne fait rien ».
Donc, beaucoup de païens étaient très réservés sur la notion d’espérance. L’espérance n’était pour eux ni une valeur, ni une vertu, on comprend donc mieux pourquoi Paul pouvait dire pareille chose : les païens sont ceux qui n’ont pas d’espérance précisément parce qu’ils ne la tiennent pas en haute estime.
Mais ça c’était du temps de Paul. Qu’en est-il aujourd’hui ?
Je pense que l’on peut plaider que nos contemporains, les femmes et les hommes d’aujourd’hui sont aussi en mal d’espérance, ils sont désillusionnés. On ne croit plus aux vertus des progrès de la science et de la technique : on sait que les progrès techniques peuvent nous apporter autant de bien que de mal, et on sait surtout que la science ne nous livre pas le sens de notre vie.
Même si l'on tient la science en très haute estime de nos jours, on n’attend plus vraiment d’elle qu’elle apporte le sens de la vie.
On ne croit pas non plus aux grandes utopies, aux grandes idéologies : on parle de crise des idéologies. Il y a de nos jours un très grand vide idéologique, surtout après la chute du communisme.
On ne croit plus vraiment non plus à la politique. C’est vrai que l’élection de Barak Obama à la présidence des Etats-Unis a eu pour effet, pendant un temps, de faire souffler un puissant vent d’optimisme : Yes We Can. Ensemble, tout est possible. On a placé beaucoup d’espérance dans cette élection. Mais une fois passé ce vent, on revient aux dures réalités.
On espère tous que Barak Obama fera de son mieux ; mais l’on sait qu’il n’est pas le Messie. Il ne résoudra pas tous les problèmes ni des Etats-Unis, ni du monde. La politique ne peut pas revêtir de fonction messianique, il ne faut pas l’oublier.
On est heureux de la vague de liberté qui touche certains pays en ce moment, la Tunisie. On est ravi de voir l’aspiration à la démocratie chez certains peuples où règnent de véritables dictatures. On espère que le modèle tunisien fera tache d’huile.
La démocratie est une belle chose. Elle vaut la peine que l’on milite pour elle. Mais elle ne livre pas le sens de la vie.
Nous sommes bien dans un monde sans espérance. Une étude lucide et non pas simplement événementielle de notre monde le révèle. Nous sommes dans des sociétés que le psychanalyste Tony Anatrella, décrivait comme « dépressives ».
Et pourtant, on ne peut pas ne pas espérer. Etre homme c’est espérer. La vraie question qu’il faut se poser est alors la suivante : « Y a-t-il une Espérance, dans le monde qui ne déçoive pas ? »
Que dit Paul ? Il nous dit qu’il n’y a d’espérance vraie, il n’y a d’Espérance (avec un E majuscule si vous voulez) que si nous laissons Dieu, notre créateur, nous éclairer, nous illuminer, donner sens à notre vie. C’est dans la mesure où notre vie a été éclairée par la lumière de Dieu, que nous pouvons trouver un véritable sens à notre vie et avoir une Espérance solide.
Pour Paul, si Dieu n’a pas sa place dans notre vie, les autres espérances (e minuscules) que nous nourrissons sont soit trompeuses, soit illusoires soit simplement de petits espoirs.
C’est le message de toute la Bible.
Les prophètes de l’Ancien Testament ne cessent de critiquer les vains espoirs, les espérances illusoires que l’on place dans les hommes, les armes, la force, l’intelligence humaine et non en Dieu.
Pour l’apôtre Paul, il n’y a d’espérance vraie que si le Dieu de Jésus-Christ a trouvé sa place dans notre vie, pour lui donner sens et donner sens à nos petites espérances.
L’Espérance chrétienne est solide, sûre, indéfectible, car elle repose sur Dieu qui est le rocher des siècles.
Souvent on trouve cette métaphore dans l’Ecriture pour parler de Dieu : « Dieu est un rocher », autrement dit, il est stable, il est solide, il est permanent, il est fidèle, il ne change pas, on peut construire sur lui. Dieu, c’est du solide, c’est du roc. On peut bâtir sa vie sur lui, et être sûr de ne pas être déçu.
Dieu ne ment pas, il est le Dieu qui tient ses promesses. C’est pourquoi, Paul peut écrire encore avec une grande assurance dans sa lettre aux Rm 5,5 : « L’espérance ne déçoit pas ». L’Espérance ne déçoit pas dans la mesure où c’est en Dieu qu’on espère, Dieu qui est solide, sûr, qui n’est pas un homme pour mentir ou pour décevoir. C’est l’espérance dans le Dieu de Jésus-Christ qui tient ses promesses, qui ne ment pas.
Ailleurs encore, Paul écrit en 1 Tim 4,10 : « Nous travaillons et luttons, parce que nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant ». Cela montre que ce qui peut motiver notre travail, notre lutte, notre labeur quotidien, nos combats : c’est notre espérance. Vous comprenez que cette espérance doit être la source de tous nos efforts, le moteur de notre vie.
L’espérance pour Paul n’est pas seulement l’attente de la consolation céleste (elle revêt aussi cette forme), mais c’est aussi ce qui nous aide dans notre lutte quotidienne, contre toutes formes de souffrances, d’injustices, bref contre tout ce qui s’oppose à Dieu et à son projet de salut pour l’humanité. C’est notre espérance qui doit être le moteur, qui nous met au travail, qui nous met en branle.
Cela signifie que l’espérance chrétienne va aussi inclure une dimension critique vis-à-vis des espoirs de l’humanité dans son ensemble et elle s’opposera ainsi aux idoles de notre monde. L’espérance chrétienne est une force de contestation, une force de protestation, c’est au nom même de l’espérance qui nous porte que nous sommes appelés à agir et lutter.
Un chrétien vraiment habité par l’espérance, ne se contentera pas de regarder le monde de manière détaché, en disant : « Oh, la, la, ça va mal, ça va mal, ça va mal ». Au contraire, c’est notre espérance qui va nous pousser à agir.
C’est finalement, le sens du livre de l’Apocalypse. Contrairement à ce que l’on pense, c’est un livre rempli d’espérance. Car c’est un livre qui essaie de nous faire entrevoir le sens qu’il y a derrière le chaos apparent de notre monde. Le message de l’Apocalypse, c’est qu’il y a un trône dans le ciel, que mystérieusement le plan de Dieu s’accomplit.
Certes, on ne déchiffre pas toujours la manière dont le plan de Dieu se déroule, on ne comprend pas toujours la manière d’agir de Dieu. Dieu restera pour nous toujours un mystère. Mais l’Apocalypse nous dit, que malgré la présence du mal dans notre monde, Dieu règne, Dieu agit, son plan se déroule.
Mais l’Apocalypse nous dévoile aussi la réalité du mal dans le monde. Le mal tel qu’il existe concrètement dans le cœur de l’homme et dans certains systèmes de ce monde : politiques, économiques, sociaux, raciaux, culturels ou moraux. L’Apocalypse nous permet d’identifier les différentes formes que peut revêtir le mal aujourd’hui.
Par exemple, la prostituée Babylone d’Ap 17-18 représente l’empire romain, superpuissance de ce temps, dont la spécialité était l’intoxication, la corruption des rois et des marchands. Et le message du livre de l’Apocalypse, c’est que finalement, cette superpuissance oppressive et corruptrice, sera détruite.
Cette condamnation du mal, n’est pas restreinte à l’empire romain, mais elle s’étend à tous les systèmes mauvais, corrupteurs, oppresseurs de tous les temps, qu’ils soient politiques, économiques, technologiques, sociaux, raciaux, etc… Car finalement Babylone est dans la Bible, le nom que reçoit toute tentative d’empire mondial, de nature spirituelle, idéologique ou supra-politique qui s’oppose d’une manière ou d’une autre au projet de Dieu pour l’humanité.
L’économie, le pouvoir de Mammon, le pouvoir de l’argent, le profit, la rentabilité : voilà les dieux modernes. Ce sont vraiment les dieux d’aujourd’hui, les dieux auxquels on est prêt à tout sacrifier, à vouer un véritable culte.
Dans le livre de l’Apocalypse, on notera que nous sommes appelés à refuser de nous laisser marquer de la marque de la bête. Autrement dit refuser d’accepter de nous laisser couler dans le moule, d’entrer dans le système.
Or on peut avoir cette marque soit sur le front soit sur la main (Ap 14,9). Le front, symbolise la pensée, la mentalité, l’esprit. Ne vous laisser pas mouler dans votre mentalité par ces systèmes qui s’opposent à Dieu.
La main, symbolise l’action. La manière concrète d’agir. N’ayez pas la mentalité du monde et n’agissez pas comme le monde.
Mais l’espérance qu’apporte le livre de l’Apocalypse c’est finalement que Dieu est souverain sur la création et l’histoire. Il détruira les systèmes mauvais injustes et destructeurs, il éradiquera à tout jamais le mal de sa création et il y aura alors une restauration de la bonté originelle de la création.
On remarquera que la parole finale, ultime de Dieu dans l’Apocalypse, n’est pas une parole de destruction, mais c’est une parole créatrice : Ap 21,5 : voici je fais toutes choses nouvelles.
Posséder une telle espérance doit nous rendre disponibles pour témoigner à nos semblables par nos paroles et nos actes, intérêt, aide, amour.
Revenons à Paul : quand il dit que les païens sont sans espérance, il parle, je l’ai dit de l’espérance avec E majuscule. Car finalement, pour Paul l’espérance a un nom, il a un visage, et ce nom propre que porte l’espérance, c’est Jésus. Paul procède à une personnification de l’espérance : notre espérance, c’est le Christ.
Paul disait donc que les païens de son temps étaient sans espérance. Nous avons déjà remarqué que notre époque présente énormément de ressemblances avec le premier siècle, la période pendant laquelle la foi chrétienne a émergé et donc le message de l’évangile est plus que jamais pertinent.
On tente de faire croire qu’il est dépassé, démodé, mais il ne faut pas se laisser impressionner : l’évangile est plus que jamais pertinent aujourd’hui.
Il est le message dont nos contemporains ont besoin. C’est un message d’espérance.
Notre époque est caractérisée, je l’ai dit par la désillusion. C’est la thèse que plaide de manière très convaincante la philosophe Chantal Delsol, dans son livre : Le souci contemporain. Spécialiste de philosophie politique, qui enseignait à l’université de Marne-la-Vallée, elle essaie, en tant que philosophe, de décrire la réalité d’aujourd'hui. Elle illustre sa pensée encore à l’aide d’un autre mythe, celui d’Icare.
Vous vous rappelez, Icare c’est cet homme qui a pu s’enfuir d’un labyrinthe où il était retenu prisonnier avec son père, à l’aide d’ailes de cire. Il a pu s’envoler du labyrinthe, mais malheureusement, il s’est approché trop près du soleil, si bien que ses ailes de cire ont fondu.
La philosophe Chantal Delsol compare les hommes d’aujourd'hui à Icare, désillusionné. Elle nous dit : imaginez que Icare quand il est tombé du ciel, ne meurt pas, mais qu’il retombe de nouveau dans le labyrinthe où il était prisonnier. Essayons d’imaginer ce qui se passe dans son esprit après cette aventure. Il lui faut recommencer à vivre normalement, après avoir cru qu’il pouvait accéder au soleil, qui symbolise le bien suprême. Comment se remettra-t-il de sa déception ?
Et Chantal Delsol affirme : « Aujourd’hui nous nous trouvons dans une situation dramatique. Depuis deux siècles, pour échapper au labyrinthe de la médiocrité, nous avions cru que nous pourrions transformer radicalement l’homme et la société : tantôt par la philosophie du Progrès, qui nous promettait de supprimer la guerre, la maladie et la pénurie ; tantôt par les idéologies qui annonçaient un avenir radieux. Nous venons de nous apercevoir presque brutalement, par le dévoilement des désastres humains à l’Est, et ici par la réapparition de la pauvreté, de l’analphabétisme, de la guerre, des épidémies, que ces espoirs étaient vains… l’homme occidental de cette fin de siècle est un petit-fils d’Icare… Icare retombé dans son labyrinthe est un personnage en mal d’espérance, il résume bien l’esprit de notre temps.
L’homme d’aujourd’hui est en mal d’espérance. Beaucoup de peurs l’habitent : la peur de la crise économique, et les conséquences qu’elle implique au niveau de l’emploi ; la peur d’une crise écologique, causée par la pollution, le réchauffement climatique ; la peur du terrorisme, des conséquences du conflit israélo-palestinien, etc… A cet homme moderne désillusionné, je crois que le rôle des chrétiens, c’est de rappeler que Dieu donne un sens à notre vie.
Il existe une véritable Espérance, qui n’a rien à voir avec les petits espoirs que les hommes se fabriquent. Et cette Espérance à un nom : c’est Jésus-Christ.
Dans l’évangile de Jean que nous avons lu, chapitre 8 v. 12, Jésus dit : « Je suis la lumière du monde, celui qui me suit ne marchera plus dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie ! ». Il faut prendre le temps d’étudier la force de cette parole du Christ. Il nous affirme qu’il est celui qui peut nous éclairer, qui peut illuminer notre vie, qui peut donner sens à nos existences.
Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, c'est-à-dire qu’il aura trouvé un sens fondamental à sa vie, il arrêtera de divaguer, il n’aura plus besoin de fuir dans les drogues, ou dans l’hédonisme débridé. Mais il trouvera sens, structures, repères pour sa vie. Jésus est véritablement la lumière qui veut nous éclairer. Il peut apporter sens, et espérance.
Certes, mettre sa foi en Christ ne signifie pas que l’on vive de manière magique, la foi n’est pas une fuite, une drogue comme les autres. Non la foi ne nous délivre pas de la condition humaine. Découvrir le Christ comme lumière ne signifie pas que l’on comprenne tout, ni tous les chemins par lesquels Dieu nous fait passer.
Mais une chose est sûre : cela nous délivre de l’absurde d’une vie sans sens véritable. Servir Dieu et le découvrir comme la lumière qui éclaire notre vie : voilà un sens suffisamment mobilisateur, enthousiasmant et fécond pour une vie. Le Christ est la lumière qui peut nous éclairer, donner sens à notre vie, chasser nos ténèbres et nos obscurités, même les plus profondes.
Je suis la lumière du monde, celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. Telle est la promesse que fait le Christ. Beaucoup l’ont expérimentée et peuvent en témoigner.
Peut-être y a-t-il parmi nous des personnes qui n’ont pas encore été éclairées par le Christ.
Christ se propose de nous éclairer, mais la lumière du Christ ne s’impose pas, elle n’est pas tape à l’œil. Pour être éclairé par le Christ, pour recevoir de lui le sens de notre vie, pour avoir l’espérance véritable qu’il donne, il faut faire un acte de foi. Et nul ne peut faire cet acte à votre place. Il faut choisir de se laisser éclairer par le Christ.
Croire en Christ signifie entrer dans l’espérance qu’il donne. La contribution que peuvent porter les Églises : être témoins en paroles et en actes de l’espérance qui les habite.
Pasteur Alain Nisus
Communion
Comme union
Union.com
"IIiIls étaient assidus à l'enseignement des apôtres, à la communion fraternelle, au partage du pain et aux prières.
La crainte s'emparait de chacun, et beaucoup de prodiges et de signes se produisaient par l'entremise des apôtres.
Tous les croyants étaient ensemble et avaient tout en commun. Ils vendaient leurs biens et leurs possessions, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun.
Chaque jour, ils étaient assidus au temple, d'un commun accord, ils rompaient le pain dans les maisons et ils prenaient leur nourriture avec allégresse et simplicité de coeur ; ils louaient Dieu et avaient la faveur de tout le peuple.
Et le Seigneur ajoutait chaque jour à la communauté ceux qu'il sauvait"
Actes 2/42-47
Au début de cette nouvelle année, j’aimerais vous souhaiter, de tout mon coeur, le meilleur qui puisse vous arriver. Mais comment dire ce voeu, qui se résume la plupart du temps par l’expression « Bonne année, et surtout bonne santé - car c’est le plus important » ? Entendue ou prononcée pour la énième fois, cette phrase me paraît très banale.
Alors, pour sortir des phrases très sérieuses mais complètement creuses, tout comme de nos questions « ça va ? » pour lesquelles on n’attend plus aucune réponse, je vous souhaite avec le langage informatique une bonne année d’ « union.com ». C’est un raccourci complètement arbitraire de ma part, pour remettre en évidence la nécessité de la communion et de la communication qui en est le véhicule visible et audible.
Quelqu’un m’a récemment demandé : « Comment redynamiser l’église ? » Qu’est-ce qu’une église dynamique ?…
J’ai tenté, spontanément, de répondre à cette question, et me suis dit qu’il serait peut-être utile d’y réfléchir ensemble. Et je pense évidemment à ce terme de l’union qui revient, grâce à Dieu, chaque mois de janvier par le biais du rassemblement protestant, depuis 6 ans, au cours du dernier dimanche du mois, et par la rencontre oecuménique également, mais aussi par ce projet d’union de l’Eglise Réformée de France et de l’Eglise Luthérienne.
Revenons donc à la source, à cette première église de Jérusalem qui se constitue juste après l’événement de Pentecôte et grandit d’une manière spectaculaire… Bien entendu, il ne s’agit pas de faire de cette église un modèle définitif et normatif : elle a vite eu, nous le savons, ses défauts, ses jalousies et ses profiteurs hypocrites !
Mais au lieu de s’arrêter sur ce constat regardons quels sont les aspects spécifiques d’une communauté composée de personnes bouleversées par le message de l’Evangile et qui n’ont aucune référence historique à laquelle s’adosser, aucune tradition à laquelle se rattacher. Des gens qui sont, sur ce plan-là, bien différents de nous qui sommes les héritiers de 2000 ans de christianisme : vingt siècles de propagation de l’Evangile et vingt siècles de tensions, de divisions en catholiques, orthodoxes, protestants, évangéliques et j’en passe !
La première église de Jérusalem a trois caractéristiques principales :
1 - Elle est d’abord une église spirituellement forte : c’est la foi qui caractérise d’abord les chrétiens de Jérusalem ! Ils se forment, ils vont aux "études bibliques" organisées par les apôtres, ils vont au culte et participent à la Cène, ils vivent dans la " crainte " de Dieu. Ce n’est pas la peur, mais un sentiment de respect envers ce Dieu qui les aime qu’ils essayent de vivre aussi exactement que possible, comme Il le demande. La différence est grande avec nos communautés d’aujourd’hui (la nôtre et bien d’autres) où quasiment personne ne va aux études bibliques et où le culte passe, pour un grand nombre de paroissiens, après le repos ou les activités diverses du week-end.
2 - L’église de Jérusalem est également une église qui partage. C’est sans doute le partage de la foi qui les amène à trouver leur unité dans l’église, et c’est cette même foi qui probablement les pousse à partager leurs biens matériels. Il est clair que c’est une idée qui nous semble complètement folle, déplacée, une idée qui nous dérange ! La réalité de ce partage n’a d’ailleurs pas duré très longtemps et toutes les tentatives qui ont voulu revivre ce partage total se sont soldées par des échecs. Mais sur ce point aussi le contraste est grand avec notre façon de vivre aujourd’hui dans l’église. Nous vivons souvent chacun pour soi, et nous tenons passionnément à notre indépendance et à notre liberté, au point d’aboutir à un individualisme bétonné qui nous ferme aux autres.
3 - Cette église de Jérusalem est enfin une église joyeuse et en mouvement. Une joie simple qui n’a pas besoin d’artifices et de gadgets, une joie qui s’exprime dans le culte et la louange, une joie qui irradie la vie quotidienne. Et elle est en mouvement, cette église, elle bouge : chaque jour, dit Luc en forçant peut-être un peu sur les chiffres, la communauté s’agrandit de ceux qui trouvent le salut, c’est à dire qui trouvent dans l’évangile et dans la vie de Jésus une intervention et une révélation de l’Eternel qui donnent sens à leur vie et une espérance qui ne trompe pas.
Partout dans le témoignage évangélique c’est le mot communion (avec le ciel, avec le frère, avec soi-même) qui retentit comme l’écho incessant d’un projet de Dieu sur nos vies…
C’est ce que j’ai trouvé également comme explication d’une église dynamique. Mais je ne voudrais pas que vous pensiez que je cherche, en comparant la vie de cette première église avec la nôtre, à implanter chez vous un sentiment quelconque de culpabilité ! Au contraire. Je suis reconnaissant à Dieu pour chacun de vous qui êtes là et, s’il y a un regret à exprimer, c’est de voir combien de membres de notre église se privent du culte et nous privent de la joie de leur présence !
Mais il y a surtout dans cette histoire un projet qui nous concerne tous : c’est la responsabilité de chacun de fortifier la vie de sa foi, de partager davantage, et d’aller de l’avant avec joie et confiance.
Union.com
Bonne année !
Bien fraternellement
Pasteur Andras KUTASI
Donne !
Mt 5, 42 : « A qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos. »
Chers Amis,
Je continue la lecture débutée dans notre dernier numéro de "ET POURQUOI PAS ?". Nous arrivons donc au verset ci-dessus. Il prend place dans un grand chapitre, le sermon sur la montagne : Jésus enseigne les foules et ses disciples. Ce « discours évangélique » s’étend en fait des chapitres 5 à 8. La rédaction diffère du synoptique, Luc 6, 30 : « A quiconque te demande, donne, et à qui te prend ton bien ne le réclame pas.»
Je pense qu’il s’agit d’un texte prophétique. Devrait-on accepter le vol, le racket ??? Je pense plutôt à l’économie du don, mise en œuvre avec grand succès dans le plan Marshall pour reconstruire l’Europe dévastée après la 2ème guerre, en opposition aux réparations exigées, en sorte de vengeance, après la 1ère guerre. Autre idée : le microcrédit ; et en plus : ça marche !!
Evoquons la psychologie du don. Un cadeau diffère d’un don anonyme. L’un engage, l’autre libère. Si le don libère le donateur, le donataire, lui, peut se sentir redevable, emprisonné. Voir les donations par des parents à leurs enfants, et toutes les émotions que cela soulève...
Jésus sait tout cela... Il nous invite pourtant à
Faire confiance
Lâcher prise
Accepter d’être dépossédé
Consentir
Dialoguer – répondre...
La prochaine fois : « L’aumône », chapitre 6, versets 1 à 4.
Et notre fête d’automne ? Nous remercions ceux qui ont donné :
- Donné des objets ;
- Donné de leur temps ;
- Donné leur argent ;
- Donné le repas...
Les recettes se montent à 2751,80 euros, dont 695 € pour le repas, 134 € pour le bar, 161 € en pâtisseries et cafés, 304 € de brocante, 679 € de meubles, 365 € de vêtements, 174 € de jouets et livres, 96 € d’artisanat et tombola... Mais n’oublions pas LA recette du goulasch donnée par Andras !!!
Pour soutenir notre église, vous pouvez faire un chèque à l’ordre de :
Eglise Réformée de Cergy
- Reçu fiscal en début d’année
- Compte-rendu annuel à l’assemblée générale
- RIB et toutes précisions sur demande à votre trésorier :
Eglise Réformée de Cergy, place des Touleuses, 95000 CERGY
Jean-Charles RIFFAUD haut
de la page
Qui ne dit mot consent !
Nous avons reçu une carte de vœux du Népal ! Elle est faite main, et affichée à l’entrée du CPR, signé de Mme Indira.
Nous avons rencontré Mme Indira, jeune chrétienne du Népal, il y a un an, et nous avons fait écho de cette rencontre émouvante dans les colonnes de notre journal. Elle reste chrétienne, malgré l’interdiction officielle du christianisme dans son pays, malgré l’exclusion de son village et le rejet par sa famille ….
Si nous avons déjà grandement oublié cette rencontre où elle repartait avec une Bible offerte par notre paroisse et nos prières et encouragement fraternels … Elle ne l’a pas oubliée !
Cette Bible en français courant est présente dans ses mains, comme elle se sent portée aussi, dans la solitude et au milieu des dangers, par la prière de ses sœurs et frères.
Oh combien cette carte de vœux nous invite à ne pas oublier nos frères et sœurs chrétiens, non seulement au Népal, mais aussi au Maghreb et au Moyen-Orient, là où ils sont persécutés. Peut-on encore ignorer que le christianisme est puni, par exemple en Algérie ?
Nous sommes fiers d’être ouverts et tolérants à l’égard de tous, ici en France, mais nos regards ne devraient pas s'arrêter à nos frontières.
Pasteur Andras KUTASI
Echos de la fête d'automne
Le week-end des 27 et 28 novembre était organisée la fête du CPR, avec une brocante le samedi et le dimanche, le culte le dimanche matin et un repas le dimanche midi. La brocante comprenait plusieurs stands : jeux, jouets, artisanat (indonésien entre autres), pâtisseries. L'ensemble de la fête a été organisé et animé par les membres de la paroisse. Un merci particulier à Incarnat qui a repris le flambeau de son mari décédé pour nous préparer une goûteuse sangria. C'était une belle occasion de partage, d'échange, un moment de convivialité, un peu obscurci par l'absence de notre pasteur retenu par un deuil dans sa famille.
Nicolas GOULETTE
Secret pour la nouvelle année…
Je vais vous dire un secret…
Pour entendre un oiseau,
Cessez d'écouter l'avion.
Pour entendre une petite flûte,
Cessez d'écouter la grande batterie.
Pour entendre l'amour,
Cessez d'écouter la haine.
Pour entendre le murmure de Dieu,
Cessez d'écouter les vacarmes du monde.
Et quand vous aurez appris à reconnaître ces voix,
Vous pourrez entendre l'oiseau au cœur d'un aéroport,
La flûte au cœur d'un grand orchestre,
L'amour au cœur d'une guerre, Et Dieu au cœur de tout être.
Shafique KESHAVJEE
Les deuxièmes dimanches du mois
Cette année nous accueillons, chaque deuxième dimanche du mois, des prédicateurs extérieurs.
En Novembre nous avons reçu la pasteure Anne-Laure Danet, responsable d'évangélisation au DEFAP (Service protestant de mission) qui nous a présenté ce service qui œuvre dans 5 domaines :
- L'international pour soutenir les églises sœurs par la formation théologique, par des "envoyés" assurant des missions pastorales et socio-éducatives, par l'accueil de boursiers, et par l'échange de pasteurs.
- La France où les églises locales peuvent faire appel à des équipes d'animation missionnaire.
- La jeunesse en organisant des camps et en proposant des outils d'animation spécifiques.
- L'information et la communication par différents médias (radio, internet, mensuels, outils audio-visuels)
- Une bibliothèque spécialisée en missiologie et ethnologie.
Pour la période 2009-2011, le DEFAP s'est défini 5 priorités : Madagascar, l'Afrique équatoriale (Congo, Cameroun, Gabon), les pays où les chrétiens sont minoritaires (Maroc, Egypte, Djibouti), les églises des DOM-TOM, et Haïti.
Le DEFAP vit essentiellement des contributions de l'Eglise Réformée, l'Eglise Luthérienne et de quelques Eglises Evangéliques, mais aussi de vos dons.
En décembre, c'est madame Goy qui nous a présenté la Fondation La Cause, sise à Carrières-sous-Poissy. Cette œuvre, membre de la Fédération Protestante de France, agit dans 4 domaines :
- L'édition et le prêt d'ouvrages en écriture Braille ou sous forme d'enregistrements sonores à destination des handicapés visuels,
- Le parrainage et l'adoption d'enfants, surtout malgaches et haïtiens, mais aussi l'aide locale par l'envoi de fournitures scolaires et de livres, et le financement de bâtiments et d'équipements.
L'accompagnement de recherche conjugale au sein des
- églises protestantes, l'organisation de rencontres conviviales pour les personnes seules, ainsi que des activités de conseil conjugal.
-
L'édition de livres divers (histoire, nouvelles, romans, livres jeunesse,…) et de CD.
Le 9 janvier 2011, nous recevrons le pasteur Alain Benoît, fondateur de l'association Béthel, pour l'accueil et la réinsertion de toxicomanes et alcooliques adultes. Le centre de l'association, l'Oiseau Bleu, est situé à Boissy-l'Aillerie.
Le 13 février, c'est le pasteur Guy Ballestier, secrétaire national à l'évangélisation de l'Eglise Réformée de France qui animera le culte.
Jean-Louis PY
« Mercredi Ciné»
Nous reprendrons cette nouvelle année avec une soirée qui sera sans nul doute très intéressante. C'est Marianne, étudiante équatorienne que vous avez pu rencontrer à la sortie de nos cultes dominicaux, qui nous présentera son pays, l'Equateur. Etudiante en Tourisme, elle est donc tout à fait qualifiée pour nous faire découvrir ce pays lointain, de culture ancienne (il a fait partie de l'Empire Inca), à la géographie complexe allant de la côte pacifique à la forêt amazonienne en passant par les volcans des Andes. Mais aussi un pays en fort développement économique.
Nous vous attendons nombreux !
Jean-Louis PY
Les Amis de l'orgue
Le prochain concert organisé par les Amis de l'Orgue aura lieu le Samedi 15 janvier 2011 à 20h30 au C.P.R. Il accueillera le chœur des Jeunes et le chœur d'Etudiants du Conservatoire à Rayonnement Régional de Cergy-Pontoise dirigés par Caroline Gaulon et accompagnés à l'orgue par Catherine Libert.
Au programme : musique sacrée de Félix Mendelssohn et une pièce pour orgue de Robert Schumann.
Entrée libre. Accueil du public à partir de 20h00. Retenez cette date, nous vous attendons très nombreux, et comptons sur vous pour diffuser l'annonce de ce concert le plus largement possible autour de vous.
La première Heure Musicale de l'année 2011 se tiendra le dimanche 16 janvier 2011 exceptionnellement à 18h30 et sera consacrée à la musique de chambre. Venez nombreux encourager nos jeunes artistes, toujours enthousiastes à l'idée de vous faire partager leur passion, leur travail et leur envie de vous faire découvrir de nouveaux horizons musicaux.
Je rappelle qu'à l'issue de chaque heure musicale, un pot est offert par l'association des Amis de l'Orgue du C.P.R, au cours duquel vous pouvez échanger avec les musiciens.
L'Atelier choral a repris ses répétitions depuis octobre dernier. Venez nous rejoindre un jeudi sur deux au C.P.R. de 20h30 à 22h30.
Au programme : Mozart, Haendel, Negro Spirituals,…
Calendrier : Jeudis 13 et 27 janvier 2011 à 20h30 et Jeudi 10 février 2011 à 20h30.
La fin de l'année est proche et pour les adhérents qui n'ont pas renouvelé leur cotisation le moment est venu de le faire Le montant est toujours de 5 € pour l'année. Je rappelle à tous ceux qui veulent soutenir nos actions, en particulier l'entretien et le rayonnement de notre orgue, que vous pouvez nous rejoindre en adhérant à notre association. Le montant de la cotisation est à verser à François Ducasse, Les Amis de l'Orgue du C.P.R, Centre Protestant de Rencontre, Place des Touleuses 95000 CERGY. Nous avons besoin de vous. Vous trouverez des bulletins d'adhésion au Centre. D'avance Merci.
François DUCASSE
Un homme dans le besoin trouve un portefeuille et une boussole morale
Peut-être était-ce l'esprit de Noël. Peut-être était-ce ce qu'il y avait de mieux à faire. Ou peut-être était-ce un peu les deux qui ont inspiré Brian Christopher pour faire simplement un acte de bonté.
Cet ancien de la Navy, âgé de 49 ans, marchait lundi près de l'hôtel de ville lorsqu'un objet au sol a attiré son attention. Il ressemblait à un opuscule de BD. Christopher, artiste amateur, le ramassa.
C'était un portefeuille avec 172 dollars dedans. Mais pas de carte de crédit, de permis de conduire ou d'autre moyen d'identification.
Que feriez-vous ? Réfléchissez, pensez donc : Christopher est sans-abri. Il n'a aucun revenu. Il a trois enfants, âgés de 10, 12 et 14 ans dans le Maryland. Il a vraiment, vraiment de quoi utiliser l'argent.
Au lieu de cela, il rapporte le portefeuille au poste de police le plus proche, et un agent trouve un reçu à l'intérieur avec un nom et un numéro de téléphone. L'agent de police a l'habitude de retrouver les propriétaires de portefeuilles perdus. Tout l'argent était là.
Christopher admet qu'il a lutté contre la tentation de garder l'argent.
« J'ai compté l'argent et me suis dit : "Waouh ! je pourrais probablement avoir trois beaux cadeaux", dit-il à l'étang de la Grenouille à Boston Common, où il est allé patiner. « Mais peut-être est-ce l'argent pour le cadeau de Noël d'un étudiant. Et justement j'ai pensé à la signification de Noël. »
D'un autre coté, cette perte soucia la propriétaire, Meghan Schultz de Cambridge, qui, elle aussi, avait vraiment besoin d'argent. Coursier à vélo, elle avait mis dans sa poche le portefeuille qui a glissé alors qu'elle faisait une course.
« Je l'avais presque considéré comme définitivement perdu » a-t-elle déclaré « Pour moi c'est une grosse somme d'argent. »
Ce fut une grande surprise quand elle a reçu un appel de l'agent Richard Osberg du District 1. Quand elle est arrivée pour reprendre son portefeuille, elle a également obtenu le numéro de téléphone Christopher.
« Je voulais voir si je pouvais l'inviter à déjeuner », dit-elle. « Ce n'est pas que j'aie une tonne d'argent à dépenser, mais je peux offrir cela. »
Christopher a servi dans la Navy dans les années 80 en position de combat avant d'être libéré avec les honneurs. Il a travaillé pendant un certain temps comme barman chez "Cheeseburger in Paradise" à California dans le Maryland. Christopher, natif de Quincy, un quartier de Boston, est revenu au Massachusetts ce mois-ci. Mais ses parents n'ont pas de place pour l'accueillir dans leur maison de Braintree. Et comme sa mère passe son temps depuis 10 ans à s'occuper de son père, un ancien combattant paralysé après un accident vasculaire cérébral, ils ne peuvent pas aider leur fils. (Sa femme vit avec leurs enfants dans Maryland).
La semaine dernière, n'ayant trouvé ni emploi, ni endroit où vivre, Christopher s'est inscrit au Centre de Nouvelle-Angleterre pour les anciens militaires sans-abri, à Court Street.
Il était à l'extérieur du bâtiment, lorsqu'il a vu le portefeuille. « J'étais face à un casse-tête, un vrai dilemme moral » dit Christopher. Il a téléphoné à une amie à Las Vegas et lui a demandé conseil. Puis il a appelé sa responsable au Centre, Renée MacLean. Toutes deux lui ont suggéré de rendre le portefeuille à la police.
« Faire un acte droit quand personne ne le voit, révèle un magnifique aspect de son caractère », a déclaré MacLean. « C'est vraiment beau, surtout autour de Noël. »
D'après l'agent de police Osberg, il arrive parfois que des personnes rendent un objet trouvé dans la rue et pas seulement ceux qui peuvent se le permettre.
« C'est toujours beau quand des gens prennent la bonne décision lorsqu'ils ont à faire un choix important, » dit Osberg. « Ce n'est pas parce qu'une personne est sans-abri qu'elle n'a pas une boussole morale. »
Extrait de "The Boston Globe"
15 décembre 2010
Traduction Jean-Louis PY
Karachi
Un membre de notre Eglise nous fait partager des éléments de réflexion à la lumière de l'Ecriture sur un événement d’actualité
Depuis quelque temps, Internet oblige, les «affaires» se succèdent, voire se chevauchent les unes les autres comme les tuiles d’un toit sur notre soif immodérée d’information.
La réaction officielle est à chaque fois identique : les intéressés et leurs alliés crient à la polémique, puis recouvrent soigneusement les « révélations » d’une couche juridique de procédures diverses, comme mon chat couvre ses excréments avec de la sciure… Puis ils avancent leur justification au nom de la sacro-sainte « présomption d’innocence ». Enfin, selon l’expression à la mode, « droits dans leurs bottes » pour vaquer à leurs petites affaires comme si rien ne s’était produit. Et pourtant :
« Car il n’y a rien de secret qui ne paraîtra au jour, rien de caché qui ne doive être connu et venir au grand jour. » Luc 8:17, ou encore « C’est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Evangile, Dieu jugera par Jésus Christ le comportement caché des hommes.» Rom 2:16.
Et quand aux diverses semi-vérités :
« Mais avant tout, mes frères, ne jurez pas, ni par le ciel, ni par la terre, ni d’aucune autre manière. Que votre oui soit oui, et votre non, non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement. » Jacques 5:12, ou encore « Que votre parole soit oui, oui ; non, non ; ce qu’on y ajoute vient du malin. » Matthieu 5:37 Quand on en viendra au fond de « l’affaire Karachi » : On peut sans doute avoir réponse à tout ; mais pour le discours qui consiste à justifier les « rétro-commissions » par les « pots de vins », « les pots de vins » par la vente d’armes, la vente d’armes par le bon fonctionnement de l’économie, je dois avouer que je n’ai rien trouvé de semblable dans ma Bible.
Les textes cités le sont dans la traduction TOB, mais la réflexion gagne à les retrouver avec l’ensemble du chapitre cité.
Dominique DAVOISE
NDLR : Vous êtes toutes et tous invités à faire vivre cette rubrique en nous adressant vos articles (maximum une page dactylographiée)
Parle Seigneur
Parle, Seigneur, ton serviteur écoute
Divin Berger, je connais ta douceur ;
Ta voix dissipe et la crainte et le doute ;
Parle, Seigneur, et affermis mon cœur.
Faible est ma foi, ma science est petite,
Mais à tes pieds j’apprends avec bonheur.
Oui, je désire étendre mes limites ;
Parle, Seigneur, et viens remplir mon cœur.
Souvent Seigneur, mon esprit vagabonde,
Trop occupé par beaucoup de labeur.
Oh ! garde-moi des vains bruits de ce monde ;
Parle, Seigneur, possède tout mon cœur.
Fais que je sois, par ta vertu puissante,
Fortifié en mon être intérieur,
Et me donnant une foi plus ardente,
Parle, Seigneur, et fais brûler mon cœur.
Auteur inconnu
Seigneur notre Dieu,
Nous ne savons pas ce que nous réserve l’année qui s’ouvre. Elle sera faite de peines et joies sur le plan personnel, de détresses et de libérations à l’échelle du monde.
Une chose cependant est certaine, c’est que chaque jour, tu nous adresseras ta Parole. Elle surgira mystérieusement des rencontres entre l’Ecriture, le texte de la méditation et ce que nous aurons perçu de notre entourage et du monde. Loué sois-tu pour ta Parole de vie, dans la vie !
Nous te prions particulièrement pour les plus solitaires, pour ceux dont l’esprit et le cœur sont blessés par les épreuves. Oui, nous te prions les uns pour les autres, intercédant pour les jours de sécheresse spirituelle et te remerciant pour les illuminations dont nous serons bénéficiaires !
Olivier PIGEAUD
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Les bonnes vagues
Dans l’évangile de Jean (chapitre 5), nous trouvons une histoire très belle, celle d’un paralysé. Pourtant, elle commence par décrire une situation triste et apparemment inextricable, semblable à ce que nous entendons ou vivons jour après jour. C’est comme si cet homme, que l’évangile décrit comme infirme, estropié, n’était qu’une sorte de miroir, un constat émouvant et décadent de la vie de beaucoup d’hommes et de femmes qui vivent dans la solitude. Lui aussi, cet homme paralysé depuis 38 ans, immobile et couché par terre, ne peut faire que ce constat : « les autres sont toujours plus chanceux, je n’ai jamais de chance, moi... j’arrive toujours trop tard.... »
Ce qui m’a interpellé dans ce texte, c’est l’attente de cet homme, ses tentatives répétées, cette clairvoyance au fond de son cœur que c’est un miracle, que c’est Dieu seul qui peut changer la nature de sa vie et la rendre saine, la guérir complètement. Et lui, il scrute la surface des eaux pour déceler ce bon moment quand l’ange du Seigneur approche et fait des vagues... celle qui lui est destinée, seulement à lui et à personne d’autre ! Car cette rencontre avec l’Eternel qui change tout et bouleverse tout dans sa vie, ne peut être que quelque chose d’extrêmement intime, une sorte de mystère indicible...
Cette histoire me fait penser aussi à nos regards teintés et formatés de culture culpabilisante : comment se fait-il qu’il n’ait personne ? Comment construisait-il sa vie pour qu’il n’y ait personne au moment de l’épreuve ? Ni l’amitié, ni la fidélité, ni la compassion, ni le secours ? Chacun récolte ce qu’il a semé... Oh que nos sentences pleines de vérité sont dures, dures comme la pierre, comme si Jésus ne nous avait jamais dit qu’il changerait nos cœurs de pierre ?
Mais regardons à nouveau cette attente, qui est inscrite au fonds du cœur de cet homme malgré tous les échecs successifs de sa vie... Qui a inscrit là dedans, dans son inconscient, que tout est possible malgré nos sciences et nos analyses, tout est possible pour cet homme, et que rien n’est définitivement fermé devant lui,... et qu’une nouvelle histoire, cette fois ressuscitée, lui est donnée, offerte ? (le terme grec de l’évangile que nous traduisons souvent par ‘se lever’ est aussi le mot utilisé pour parler de la résurrection). Oui, je suis convaincu que c’est le Seigneur qui a inscrit, au fond de notre cœur, cette attente et cette inspiration, ce sont les traces de ses mains qui nous ont façonnés.
S’il y a attente de guérison, d’une vie saine, il y a un rendez-vous avec cette vague qui déclenche tout. Elle me rappelle le surfeur qui part avec sa planche (son grabat) vers les eaux profondes, se tourne dans la bonne direction et s’élance au bon moment pour être porté loin, très loin, jusqu’à la terre ferme. C’est en se tournant vers le Seigneur que nous prenons la bonne direction, que les vagues ne nous arrivent pas en pleine figure et ne nous submergent pas non plus...
Un petit mot encore sur les anges, ces étranges créatures qui apparaissent souvent dans la Bible pour exécuter la volonté du Seigneur, pour le servir et le louer sans cesse. Cela paraît quelque chose de surnaturel, carrément extraterrestre... Comme cette idée innée que chacun aurait un ange dans sa vie envoyé par le Seigneur... Que ni sa guérison, ni sa vie saine ne viendraient comme ça, mais par quelqu’un qui est pour lui le serviteur du Dieu Saint.
L’Ange - étrange créature - si nous traduisons cette mystérieuse dénomination qui a fasciné peintres, poètes, sculpteurs... et nous laisse encore rêver, en français courant, signifie tout bonnement messager !
Alors, mon frère, ma sœur, messagers de notre Seigneur, pourquoi attendre que des ailes poussent sur votre dos... Nous avons reçu beaucoup plus que des plumes : le téléphone ! Et cet été, lorsque chacun pense à se reposer, à ses vacances, restez branchés ! Que cela ne vous empêche pas d’être et de demeurer l’ange du Seigneur pour quelqu’un !
Pasteur Andras KUTASI
Nouvelles du synode national
Le synode national de notre église s’est réunit cette année à la « Fondation John Bost » à La Force du jeudi de l’Ascension au dimanche suivant. Le choix du lieu était hautement symbolique, car le pasteur John Bost (1817-1881) avait pour devise : « Ceux que tous repoussent, je les accueillerai au nom de mon Maître » et le sujet du synode était principalement la diaconie sociale de l’église : « Solidaire au nom de Jésus-Christ. Quand l’Eglise reconnaît sa vocation diaconale ». Nous pouvons retrouver les décisions, déclarations et vœux adoptés du synode sur notre site internet : ercergypontoise.org.
Comme chaque troisième année, ce synode national était aussi un synode électif, composé des délégués de nos huit régions, ainsi que des représentants de nos organismes et œuvres… Un nouveau conseil national, composé de 20 membres, 10 pasteurs et 10 laïcs a été élu. Ce conseil a élu comme président le pasteur Laurent Schlumberger, qui a été pasteur à Asnières-Bois Colombe, à Nantes, à Laval et au foyer de la mission populaire de Grenelle à Paris. Il succède au pasteur Marcel Manoël que vous connaissez bien, car il est venu l’année dernière chez nous pour prêcher le dimanche de l’inauguration de notre exposition Calvin. Nous souhaitons bonne retraite au pasteur Manoël et bon vent (souffle du Seigneur) au pasteur Laurent Schlumberger et au nouveau conseil national.
Andras KUTASI
Fête de Printemps : convivialité et partage
Des paroissiens nous font partager ce qu'ils ont ressenti lors de la Fête de Printemps.
C’est devenu comme un « rite » cette fête de Printemps organisée chaque année au CPR !
Les Samedi 15 et Dimanche 16 mai étaient des dates propices à une telle manifestation. Hasard du calendrier, ou caprice de la météo, le temps était splendide et clément. Peu nombreuses cependant, les personnes ayant fréquenté la « braderie » ou assisté au « barbecue » !
Force est de constater néanmoins, que le « TON » mis en exergue sur les valeurs spirituelles : convivialité, équité, rencontre, écoute, partage, n’est que l’affirmation de la Foi par les Actes.
La « braderie » n’est pas le « vide-grenier ». De par la variété et la qualité des articles et objets offerts (vêtements, mobiliers, vaisselles, électronique, livres…) la braderie ne peut être approvisionnée que par des dons. Un fait remarqué cette année : point de jouets car point de dons !
Sans dons point d’altruisme non plus ! Les différents coûts pratiqués sont très modiques, à telle enseigne que les demandeurs d’asile venus au CPR pour leur courrier ont pu en profiter, et trouver « chaussures à leurs pieds » !
Comme à l’accoutumée le « petit creux » trouve satisfaction au comptoir « cafeteria » par un café, un thé, ou une pâtisserie maison !
Le Dimanche : barbecue et méditation ! Eh oui, POURQUOI PAS ? C’est une journée de méditation, mais ponctuée par une innovation inédite pour la prédication : Une grille de mots croisés a été distribuée aux Paroissiens rassemblés par petits groupes en remplacement de la prédication. Chaque groupe se devait de la remplir, grâce à l'ingéniosité et aux connaissances bibliques et à la culture générale de chacun.
Quel belle initiative qui a suscité de l’enthousiasme, de la convivialité, et de l’Ecrit !
Touche finale de cette célébration de la fête de Printemps, le barbecue donne une touche familiale à ce rassemblement. Grâce au dévouement de tout un chacun, l’Assemblée de ce Dimanche 16 mai veut se considérer comme telle, et PARTAGER le repas entre Paroissiens et autres invités !
Simone et Henri RAKOTOVOLINA
Pierrefonds 11
Cette année le traditionnel week-end des jeunes de la région Ile-de-France se déroulera, comme son nom ne l'indique pas, à Compiègne.
L'Esprit sportif, c'est le thème de l'édition 2010. L'objectif est de proposer aux participants un programme pour muscler leur foi. Ce week-end se déroulera à l'Institution Guynemer de Compiègne les 23 et 24 octobre 2010. Une innovation : l'événement proposera deux parcours, l'un pour les 14-18 ans et l'autre pour les 18-25 ans.
Je n'appartiens malheureusement plus à la tranche d'âge invitée, mais les échos des précédentes éditions laissent à penser que c'est un événement qui marque les participants, à tel point que c'est leur nombre toujours croissant qui oblige à quitter Pierrefonds pour Compiègne. Pour en savoir plus vous pouvez vous adresser au Pasteur Andras Kutasi, ou aussi consulter le site internet www.we-pierrefonds.org ou, pour les adeptes des réseaux sociaux, sur Facebook [Pierrefonds 11].
Par contre notez bien que la date limite d'inscription est le 15 septembre. Il est donc impératif que les jeunes intéressés s'inscrivent auprès du pasteur avant cette date.
Jean-Louis PY
Rendre plus visible le Protestantisme
Deux mois après la fin de l'exposition "Qui sont les protestants", il est possible de faire un bilan.
L’exposition « Qui sont les Protestants » organisée par l’ACER du 19 au 30 avril 2010, au Carreau de Cergy, s’est terminée avec un bilan plutôt positif.
Pour sa première sortie officielle sur la « place publique », l’ACER a su tout de même susciter et alimenter le débat sur la question du Protestantisme, de ses origines, de son identité, de ses grandes figures ainsi que de sa diversité. De nombreux visiteurs se sont succédé durant cette quinzaine au Carreau de Cergy où ils ont eu l’immense plaisir de découvrir l’histoire protestante à travers des panneaux. Une série de films-documentaires sur l’Histoire protestante, « projetés en boucle » avaient également été mis à leur disposition.
Qui sont donc les Protestants sinon ces hommes et ces femmes, parfois venus d’ailleurs, d’horizons divers, de cultures différentes, affirment tout de même et d’un seul cœur : "à Dieu seul la Gloire, l’essentiel c’est la Foi, la Grâce seule, la Bible seule, le sacerdoce universel, se réformer sans cesse".
Le protestantisme, n’est-il pas aussi le chantre de la liberté et de la spiritualité, la différence dans l’unité, le respect de l’autre sans ne pas porter de jugement, une présence humaine.
Les trois conférences et tables-rondes organisées au cours de cette quinzaine ont également connu un véritable succès. Véritable cadre d’échange et de débat, ces conférences ont permis au public, du moins pour certains, de « se situer théologiquement », de susciter voire de nouer un dialogue avec d’autres communautés protestantes.
Toutefois, même si notre communauté a été faiblement représentée au cours de ces conférences, le message de la Réforme a été porté.
Nous remercions les membres de la Communauté (quatorze personnes au total) qui ont pu donner de leur temps en assurant les permanences ou le service.
L’ACER se réjouit de la réussite de cette manifestation et invite les membres de la Communauté de la rejoindre afin de pouvoir partager ensemble sa vocation ainsi que ses projets
Yvon MIYAMOU
Trésorier de l'ACER
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Je cherche le bonheur
Comment se fait-il donc que je cherche le bonheur ?... Est-ce mû par le souvenir, comme si je l'avais oublié, tout en sachant encore que je l'ai oublié ? Est-ce le désir de connaître un état inconnu, dont je n'aurais jamais eu le sentiment ou que j'aurais oublié tout à fait au point de n'avoir pas conscience de mon oubli ? Le bonheur, n'est-ce pas ce à quoi tous aspirent et que personne ne dédaigne ? Où donc l'ont-ils connu pour le vouloir ainsi ? Où l'ont-ils vu pour l'aimer ? Certainement il est en nous : comment ? Je ne sais. Il y a une façon d'être heureux qui consiste dans la possession effective du bonheur. Certains ne sont heureux qu'en espérance. C'est une façon de l'être, inférieure à celle des hommes qui le sont effectivement, mais qui vaut mieux que la condition de ceux qui ne sont heureux ni en fait, ni en espérance. Cependant ceux-là, s'ils étaient tout à fait étrangers au bonheur, ne le voudraient pas ainsi, et ils le veulent, c'est bien certain. Je ne sais comment ils le connaissent, ni quelle connaissance ils en ont. Ce qui me tourmente, c'est de savoir si cette connaissance est dans la mémoire... Car nous ne l'aimerions pas, si nous ne le connaissions pas. Que nous en entendions prononcer le nom et tous nous convenons que c'est la chose même que nous désirons ; ce n'est pas seulement le son du mot qui nous plaît...
Ce souvenir est-il comparable au souvenir qu'on garde de Carthage lorsqu'on l'a vue ? Non : le bonheur ne se perçoit pas avec les yeux, car ce n'est pas un corps.
Est-il comparable au souvenir des nombres ? Non, car celui qui connaît les nombres ne cherche plus à les acquérir, alors qu'au contraire c'est l'idée que nous avons du bonheur qui nous incline à l'aimer et à vouloir encore y atteindre pour être heureux...
Ce souvenir est-il comparable au souvenir de la joie ? Peut-être, car, même dans la tristesse, j'évoque ma joie, comme dans le malheur je me souviens du bonheur. Or cette joie, je ne l'ai jamais vue, ni entendue, ni flairée, ni goûtée, ni touchée, mais je l'ai éprouvée dans mon âme...
Voyez comme j'ai exploré le champ de ma mémoire à votre recherche, ô mon Dieu, et je ne vous ai pas trouvé en dehors d'elle...
Mais où demeurez-vous dans ma mémoire, Seigneur ? Où y demeurez-vous ? Quel logis vous y êtes-vous édifié ? Quel sanctuaire vous y êtes-vous bâti ? Vous avez fait à ma mémoire l'honneur de résider en elle ; mais dans quelle partie y résidez-vous ? C'est ce qui me préoccupe. Quand je vous ai cherché par le souvenir, j'ai dépassé cette partie de ma mémoire que possèdent aussi les animaux : je ne vous trouvais point parmi les images des objets matériels. J'en suis venu à cette partie à laquelle j'ai confié les états affectifs de mon âme, et je ne vous y ai pas trouvé non plus. J'ai franchi le seuil de la demeure que mon esprit lui-même a dans ma mémoire (car l'esprit se souviens aussi de soi), mais vous n'étiez pas davantage là. C'est que vous n'êtes ni l'image d'un objet matériel, ni une affection d'être vivant, comme la joie, la tristesse, le désir, la crainte, le souvenir, l'oubli et tout ce qui est de même sorte, vous n'êtes pas non plus l'esprit lui-même, puisque vous êtes le Seigneur et le Dieu de l'esprit...
Mais où donc vous ai-je trouvé, pour vous connaître ? Vous n'étiez pas encore dans ma mémoire, avant que je vous connaisse. Où donc vous ai-je trouvé, pour vous connaître, sinon en vous, au-dessus de moi ? Là où il n'y a absolument pas d'espace...
Tard je vous ai aimée, Beauté si ancienne et si nouvelle, tard je vous ai aimée. C'est que vous étiez au-dedans de moi, et, moi, j'étais en dehors de moi ! Et c'est là que je vous cherchais...
SAINT-AUGUSTIN,
Les confessions
(livre dixième, extraits des chapitres XX à XXVII,
Traduction Joseph Trabucco, Garnier-Flammarion, 1964
Prière d’adoration et de louange
Père, avec joie nous te rendons grâce, toi qui nous a permis d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière.
Toi qui nous a arrachés au pouvoir des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de ton Fils bien-aimé, en qui nous avons la délivrance, le pardon des péchés.
Il est l’image du Dieu invisible.
Les Trônes et les Seigneuries, les Autorités et les Pouvoirs, tout est créé par lui et pour lui.
Il est lui-même bien avant toutes choses et tout subsiste en lui.
Il est la tête du corps qui est l’Eglise.
Il est le commencement, le premier né de tous ceux qui sont morts afin de tenir en tout le premier rang.
Car il a plu à Dieu de faire habiter en lui toute la plénitude, de tout réconcilier par lui et pour lui sur la terre et dans les cieux, ayant établi la paix par le sang de sa croix.
Henri FRANTZ
D'après Colossiens 1 v. 12-20
Louange d’une petite Eglise
Seigneur, nous te louons, parce que tu es un Dieu qui regarde vers le bas.
Ton regard s’attarde sur les personnes qui sont dans l’ombre, sur ceux qui ne comptent pas.
Les gens qui ont des problèmes.
Ta promesse de vie s’adresse d’abord à ceux qui en ont vraiment besoin.Tu tends l’oreille à ceux qui n’ont que toi pour espérer.
Ton amour prête grâce et beauté à ceux que personne ne remarque.
Seigneur, nous te louons parce que tu n’as pas honte d’une petite Eglise comme nous.
Tu vois très bien nos faiblesses, nos erreurs et nos bêtises, et pourtant, tu ne te détournes pas de nous.
Tu ne nous laisses pas tomber, et tu veux même avoir besoin de nous.
Oui, Seigneur, nous te louons, toi le grand Dieu qui est fidèle à tous les petits dans ce monde.
Notre confession de foi, ce sera d’apprendre avec toi.
Apprendre à ne pas chercher les honneurs, mais l’amour, ne pas regarder vers le haut mais vers le bas.
Notre confession de foi, ce sera de chercher, chaque jour à nouveau, les mots pour dire ton amour, et les actes pour porter ta promesse de vie à ceux qui en ont besoin.
Notre confession de foi, c’est d’avouer, sans avoir honte, que sans toi, nous ne pouvons rien faire.
Pasteur Bettina COTTIN
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Unité par la diversité, dans la diversité…
Ce fut le sujet majeur d’un livre d’Oscar Cullman, il y a bien longtemps déjà, lorsqu’il parlait de l’œcuménisme. Sa formule a bien éveillé les consciences : l’unité ne veut nullement dire l’unisson, mais au contraire l’accueil, l’acceptation des autres, la reconnaissance mutuelle et fraternelle. Il rappelle que cela ne peut se produire que par la diversité et dans la diversité. Aujourd’hui, je trouve cette formule particulièrement actuelle pour notre protestantisme, avec ses visages et ses expressions multiples. On a beau parler d’éclosion, de démultiplication, de renouveau du spirituel et du christianisme, son visage risque d'être confus s’il n’est vu que dans son émiettement et dans son éclatement.
Ce n’est que dans les retrouvailles, la reconnaissance mutuelle, voire la communion de table et de témoignage que sa diversité signifiera complémentarité. Pour moi c’est comme les couleurs de l’arc-en- ciel. Il y a beauté lorsque ces couleurs se réunissent et se complètent, et pour les protestants, c'est aussi la complémentarité réunie qui devient témoignage éclatant.
Et c’est pour moi l’œuvre de l’Esprit Saint, qui réunit, dans un même émerveillement de complémentarité, langues, cultures, expressions, attentes et espérances si diverses : chacun y trouve sa place et c’est avec l’autre, jamais seul, qu’ils forment ensemble un seul peuple, le peuple de Dieu…
En même temps, cela veut dire pour moi que le vivre ensemble n’a de sens que lorsqu’il y a partage. C'est le contraire du chacun pour soi, et c'est l’expression de l’acceptation de l’autre. Mais l’acceptation de l’autre, l’amour du prochain ne peuvent passer que par l’acceptation de soi-même… nous rappelait récemment le pasteur Louis Schweitzer. L’œuvre de l’Esprit Saint est justement cette acceptation d’être aimé, lavé, pardonné… comme nous vous l’annonçons dimanche après dimanche… car ce n’est pas inné, et il est juste de dire que « c’est facile à dire », mais il est si difficile d'accepter ce sentiment d’être désarmé…
Pour moi, Pentecôte signifie que Dieu m’a trouvé, et que ni mes résistances, ni mes armures ne l’éloigneront de moi. Ma joie est d’être trouvé par la grâce de Dieu. Alors, je prépare cette fête de Pentecôte avec les catéchumènes qui demandent le baptême ; je la prépare comme un gamin, qui tient son parapluie à l'envers juste pour recueillir ce don qui nous dépasse, mais nous rend vivant.
En ce jour de Pentecôte, jour du don de l’Esprit Saint, de la naissance de l’Eglise, venez tous pour accueillir non seulement les catéchumènes, mais aussi les nouveaux membres et les nouveaux conseillers de notre Eglise.
Rapport d’activité 2009
A l'attention de tous les membres de notre église qui n'ont pu être présents le 21 mars à l'Assemblée Générale, nous reproduisons le rapport présenté par le Président du Conseil Presbytéral.
Nous sommes une petite Eglise sur un grand territoire. Grand territoire puisque nous couvrons tout l’ouest du département du Val d’Oise, de Cergy jusqu’aux confins du département, en couvrant les zones de Conflans, d’Auvers, Beaumont, Magny en Vexin, l’Isle Adam. Petite par le nombre de ses membres puisque nous pouvons considérer que 118 personnes adultes participent à la vie et aux activités de notre Eglise et que 67 sont inscrites comme membres.
Même en ce qui concerne les familles connues, celles dont nous avons l’adresse et qui font partie de notre fichier, nous ne comptons que 166 familles. Ce sont celles auxquelles nous envoyons nos courriers et le bulletin de notre Eglise que vous connaissez tous : « Et pourquoi pas ? »
Grand territoire, petite communauté, mais grande activité, et dans ce rapport d’activité, aujourd’hui, j’aimerais vous les rappeler et en faire un point :
Tout d’abord, je voudrais rappeler que notre Eglise réformée de Cergy a, de par ses statuts, un objet qui est la célébration des cérémonies religieuses, la construction et l’entretien des bâtiments hébergeant ses activités, la formation et l’entretien de ses ministres, les pasteurs, et autres personnes en charge de ses activités. Ainsi sont exclues les activités culturelles, sociales ou humanitaires, qui doivent faire l’objet d’associations loi 1901 : c’est la raison pour laquelle existent à Cergy, l’ACER (Association Culturelle de l’Eglise Réformée), organisant manifestations et conférences autour de la pensée protestante, l’Entraide Protestante, dévolue à la mission sociale de notre Eglise et les Amis de l’Orgue qui à la fois entretiennent notre orgue et organisent animation musicale et concerts au CPR. Je ne saurais trop vous inciter à être parallèlement adhérents à ces associations dont la cotisation annuelle est symbolique (10 euros), mais ce qui montrerait bien l’attachement des membres de notre Eglise à ces actions que nous menons dans le cadre de notre mission de témoins de l’Evangile.
Notre Eglise de Cergy-Pontoise s’est donnée comme axes prioritaires, l’accueil et la formation.
L’accueil, c’est partager et être bien ensemble… C’est faire de cette communauté une communauté vivante dans laquelle nous nous connaissons personnellement, j’aime dire par nos prénoms, où nous sommes autre chose que des consommateurs d’actes religieux, cultes ou catéchismes… Cet accueil est particulièrement important dans une communauté comme la notre, dans laquelle 25% de ses membres se renouvellent chaque année (nous savons que Cergy est une ville de passage). Cet accueil est également important quand nous savons que de nombreuses personnes ne sont pas originaires de France métropolitaine et ont besoin de ce lien qui leur permet de s’intégrer plus rapidement et de trouver ici une famille d’accueil. Dans ce sens nous attachons une importance particulière à ces moments privilégiés que sont les repas que nous partageons ensemble après le culte du 1er dimanche de chaque mois. Réservez le, ce dimanche, ne soyez pas timide… moment d’échange, de meilleure connaissance les uns des autres, moment de discussion sur la vie de notre Eglise…
Mais l’accueil ça a également été en 2009 :
- Nos fêtes du printemps et de l’automne,
- Notre BBQ, fin juin, juste avant les vacances,
- Notre journée de rentrée et ses inscriptions ainsi que celle de nos enfants aux diverses activités de notre Eglise.
- Et aussi, la journée passée à Noyon, à l’occasion de la manifestation organisée par la région pour le 5e centenaire de la naissance de Calvin, journée à laquelle plus de 35 membres de notre Eglise se sont rendus ensemble
La formation, c’est à la fois celle de nos jeunes et celle de nos adultes. Pour les jeunes, c’est :
- 11 inscrits au KT (12 ans +) – animé par Andras et Claire
- 12 inscrits à l’Ecole Biblique (7-11ans) – animée par Noémie et Mina
- 8 inscrits à l’Eveil à la Foi (mais nous savons qu’ils sont souvent plus nombreux) – animé par Elisabeth et les parents
- sans oublier la garderie ayant lieu pendant chaque culte et qui permet, en jeux et discussions, de pré-sensibiliser les plus jeunes aux thèmes abordés par les adultes pendant ce temps là.
Pour les adultes, je rappellerai :
- L’Etude biblique qui a lieu un jeudi par mois à Conflans, chez Simone Wyss (discussion autour du texte du dimanche suivant),
- L’Etude biblique du CPR, deux mardi soir par mois (les Epîtres pastorales : Timothée et Tite en 2009, puis, à partir du trimestre prochain, les paraboles)
- Les trois conférences qu’à menées Andras autour de l’exposition sur Paul (sa vie,
ses écrits, sa vision théologique).
En ce qui concerne les activités du Conseil Presbytéral, l’année dernière était une année de renouvellement triennal : année de rodage, nouveau bureau. Son travail s’est cependant inscrit dans la continuité. Les points forts de son année ont été :
- Le culte de reconnaissance des ministères des conseillers presbytéraux, animé par Andréas Lof, pasteur de Bois-Colombes
- La journée passée « au vert » et destinée à mieux se connaître, journée au cours de laquelle nous avons rencontré les responsables de l’Entraide pour parler ensemble de l’action auprès des demandeurs d’asile,
- L’organisation de la présence de notre Eglise lors de la journée des associations des villes de Cergy et de Pontoise qui ont eu lieu, de plus, le même jour, début septembre.
- La préparation du synode régional, auquel nous représente Jean-Charles, qui avait pour thème central la diaconie.
- Le renouvellement de la convention avec notre église sœur, l’église malgache de Cergy, qui se réunit dans ces locaux.
- La rencontre avec les équipe d’animation du KT / école biblique / éveil à la foi pour échanger et leur rappeler toute l’importance que notre église accorde à cette formation biblique de la jeunesse.
- L’animation de l’année Calvin
- Mais surtout l’évaluation du ministère d’Andras, menée en présence des représentants du Conseil régional de l’ERF, qui s’est conclu par la décision commune de continuer un bout de chemin ensemble, évaluation dont nous avons largement parlé ensemble lors de nos cultes dominicaux et dans les colonnes de notre bulletin « Et pourquoi pas »
Il ne faut pas non plus oublier les réunions menées par notre paroisse au niveau du secteur (les paroisses ERF d’Enghien, Sarcelles, Ermont, Bois-Colombes et la nôtre) : comment être plus solidaires et faire plus de choses ensemble du fait de notre proximité ? C’est ainsi qu’Andras sera amené plusieurs fois cette année à être présent auprès de paroisses du secteur qui vont vivre une année de vacance pastorale (et je pense surtout à Ermont). C’est Kiri Kiri Mina qui est notre représentant dans ces réunions.
Je parlerai également de l’œcuménisme :
Œcuménisme inter-protestants, avec nos frères des différentes mouvances évangéliques de Cergy-Pontoise, qui prend une forme de plus en plus active et qui a pour point d’orgue cette cérémonie commune que nous avons au mois de janvier de chaque année.
Œcuménisme avec les catholiques. Andras rencontre régulièrement les prêtres du doyenné de Cergy. Il semblerait qu’un tour nouveau ait été pris avec cette célébration commune que nous avons eue à l’occasion de la semaine de l’unité et qui vise à ce que des foyers aussi bien protestants que catholiques puisent continuer à se rencontrer tout au long de l’année pour voir ensemble quelles actions nous pourrions conduire en commun.
Mais aussi le dialogue interreligieux, entre chrétiens, juifs et musulmans, dans lequel Rémy Hebding est particulièrement investi.
Dans la vie d’une paroisse, il y a les actes pastoraux. Pour faire un point sur cette année 2009, notre pasteur a assumé :
- 7 enterrements (dont ceux du fils de pierre Oswald et du frère d'Yves)
- 1 mariage
- 5 baptêmes (Cassandra Hurier, Anne-Maëlle Creppy, Mathis Oswald, Keylia Gassière, Marina Ligneul)
- 3 confirmations (Carle Raharisson), Henri Pontet, Wilfrid Lawson)
Enfin, au niveau des activités de jeunesse, on doit constater en 2009, un grand vide : pas de présence au rassemblement régional de Pierrefonds ni au Grand Kiff qui s’est tenu à Lyon au cours de l’été. Cette année, en 2010, il semblerait que cela bouge à l’initiative de Gaël qui a accepté de prendre la responsabilité d’un groupe en cours de constitution.
Mais là je suis déjà passé à nos ambitions pour 2010 qui ont pour objectif prioritaire « la visibilité » : volonté de rendre notre église plus visible et plus rayonnante dans la cité. En cela, nous appuyons totalement les efforts au niveau de la communication :
- d’une part notre bulletin (porté par Jean-Louis Py) afin qu’il soit encore plus votre bulletin (donnez-nous votre avis, allez, jetez-vous, pourquoi pas un article de votre main… je ne peux que vous encourager aux sollicitations qui iront dans ce sens)
- d’autre part le développement du site internet de notre Eglise de Cergy-Pontoise, www.ercergypontoise.org (créé et animé par Frédérique Hebding) que je vous présenterai tout à l’heure.
Nous appuyons également l’action de l’ACER, notre association culturelle, qui a prévu entre autres, cette année, un grand moment : une exposition sur la diversité du protestantisme, qui aura lieu dans un lieu public, le Carreau et qui sera inaugurée le 17 avril prochain. Cette exposition sera accompagnée de conférences sur le sujet. Nous aurons besoins de toutes les bonnes volontés pour assurer, ne serait-ce que pendant 2 ou 3 heures une permanence sur place.
Je ne vais pas parler plus longtemps. Il faut laisser la place au point financier, important également pour notre communauté, car « nerf de la guerre ». Sans les dons de ses fidèles, notre Eglise ne peut pas vivre, il faut le redire.
Je rappelle que nous nous retrouvons, à la fin de cette AG, pour partager notre repas ensemble. Vous pourrez alors poser toutes les questions d’éclaircissement que vous souhaitez. Nous pourrons entre autres, développer des points importants tels que celui de nos relations avec les autres églises protestantes, la vie régionale, l’œcuménisme…
Le Président Jean-Jacques LUGBULL
Le Trésorier Daniel KARENZI
Groupe de jeunes
Un groupe de jeunes pleins d'énergie s'est constitué dans notre église. Ils nous disent ce qu'ils veulent vivre et appellent d'autres à les rejoindre.
Un groupe de jeunes a été créé au CPR le 27 Mars 2010. On se retrouve tous les samedis du mois entre 15h et 17h sauf le deuxième samedi. Nos rencontres sont axées sur des études bibliques, la louange, des débats, et aussi d'autres activités spontanées, tout ça dans la joie et la bonne humeur. Depuis le lancement on est en moyenne 5 jeunes par rencontre ; il n'y a pas de condition d'âge pour y participer et les différences d’âges ne doivent pas être un frein, car nous avons tous une expérience et une relation particulière avec Dieu et la mise en commun de tout cela contribue à l’édification spirituelle de chacun de nous. Les objectifs premiers du groupe sont la consolidation de la communion fraternelle entre nous, jeunes chrétiens, et la mise en commun du vécu de notre foi individuelle. Comme objectif ponctuel nous voulons, avec l’aide du Seigneur rassembler le maximum de jeunes possible. Nous travaillons sous la coordination du Pasteur Andras Kutasi et sous la supervision générale de Jésus-Christ.
Gaël WAGOUM
Plusieurs mouvements de pasteurs à venir
Le manque de pasteurs va imposer de nouvelles vacances pastorales dans les paroisses du secteur ; une occasion d'être plus solidaires
Notre secteur est composé des paroisses d’Enghien, Sarcelles, Asnières - Bois-Colombes, Ermont-Taverny et Cergy-Pontoise et environs. Après le départ des pasteurs Agnès Von Kirchbach et David Steward l’année dernière, cette année c’est la paroisse d’Ermont – Taverny qui se prépare à une (ou plusieurs) année(s) de vacance pastorale. Nous dirons au revoir au pasteur Luc-Olivier Bosset, le 18 juin prochain, au cours d’un culte festif et d’un temps partagé en ce dimanche après-midi. Nous lui souhaitons un bon redémarrage de ministère à Montpellier ; qu’il soit autant apprécié dans son travail qu’ici : notre amitié et nos prières l’accompagnent.
Nous avons par contre bon espoir de pouvoir accueillir un nouveau pasteur sur Asnières-Bois-Colombes.
Mais que signifie exactement ce terme de « vacance pastorale » ?
Deux choses : d’abord, que nous avons un manque de pasteurs par rapport au nombre de paroisses. Ensuite, que l'Eglise Réformée a également un manque de moyens pour pourvoir chaque communauté avec un pasteur à plein temps. Certaines régions de France ont du mal à attirer les pasteurs et il y en a d’autres où tout le monde voudrait aller. C’est par solidarité et équité que les paroisses sont appelées à resserrer leurs rangs, à s’organiser, assumer la vie de l’église, s’entraider et se renforcer ainsi en même temps…
Mais la « vacance pastorale » implique aussi pour les paroissiens, justement à cause de cette solidarité inter-églises, plus de souplesse dans l’organisation de la vie quotidienne, et pour les pasteurs plus de disponibilité pour soutenir les paroisses voisines du secteur…
Andras KUTASI
Après l'Assemblée Générale
Quelques nouvelles de l’Entraide.
L’Assemblée générale annuelle à eu lieu le 11 mars dernier et a approuvé le compte rendu d’activité 2009 présenté par son président Roland Badel. Il avait pris cette fonction en intérim pour la durée de l’année 2009 ; il restera membre du conseil d’administration, mais ne renouvellera pas son mandat de président. Nous disons merci à Roland pour cette année d’intérim qui a permis de renforcer l’esprit de travail en équipe des bénévole. L'A.G., après avoir approuvé les comptes de 2009, a donné quitus à la trésorière, Madeleine Py et a voté le budget 2010 qu'elle a présenté.
L’A.G. a confié la cooptation des nouveaux membres au conseil d’administration, pour remplacer le président sortant, la secrétaire, et pour occuper les sièges vacants de Pierre Oswald et de Marc Prochette.
L’équipe bénévole est composée de 18 personnes pour l’activité de domiciliation, aide personnelle et/ou familiale, et 6 personnes pour le vestiaire.
Le conseil d’administration, réuni le 25 avril, a coopté par vote unanime 4 nouveau membres :
Laure Dugas, Edwige Cretonnier, Nicolas Goulette et Jean-Pierre Boulanger.
Le conseil d’administration est dorénavant composé de 12 membres, et le bureau, après élection est le suivant :
Présidente : Sylvie Wénisch
Vice président : Jean-Pierre Boulanger
Secrétaire : Laure Dugas
Secrétaire adjointe et Archiviste : Edwige Cretonnier
Trésorière : Madeleine Py
Trésorier adjoint : Nicolas Goulette
Andras KUTASI
Exposition "Qui sont les protestants ?"
A l'heure de "mettre sous presse" l'exposition n'est pas terminée mais on peut déjà esquisser un bilan.
S'installer dans les 500 m² de la salle du Carreau de Cergy, ce n'était pas évident. Pourtant, la prospection auprès des différents organismes protestants nous a permis de trouver un ensemble cohérent d'expositions suffisant pour "remplir" convenablement l'espace.
L'inauguration en présence du maire de Cergy, sous la présidence du Secrétaire Général de la Fédération Protestante de France, le pasteur Yves Parrend, fut chaleureuse et rassembla une quarantaine de personnes. Le maire, qui a pris le temps de faire le tour de l'exposition, en a apprécié l'ampleur et souligna l'importance des religions comme lien social et élément de paix dans les relations intercommunautaires. Yves Parrend insista sur le fait que les protestants ne sont qu'une petite minorité en France mais qu'être peu nombreux ne signifie pas être négligeable.
Le lendemain, dans une conférence très appréciée par le public, le pasteur Louis Schweitzer fit une description brillante, claire et sans langue de bois du protestantisme et de sa diversité interne. Après avoir rappelé le contexte et le contenu des trois réformes luthérienne, calviniste et anabaptiste, il fit une revue des éléments théologiques qui structurent le protestantisme. Il termina en montrant comment chacune des sensibilités au sein du protestantisme est traversée à des degrés divers par trois tendances : l'orthodoxie qui insiste sur l'importance de la fidélité à la doctrine au risque de la pétrification, le libéralisme qui proclame le droit à l'examen critique mettant en œuvre l'intelligence humaine avec un risque d'intellectualisme, et le spiritualisme, incarné par les mouvements de réveil, insistant sur l'importance de l'expérience spirituelle, avec le risque d'une foi désincarnée.
La table-ronde du 21 avril fut consacrée à la diversité des Eglises protestantes, avec quatre pasteurs d'églises évangélique, baptiste, pentecôtiste, et réformée. Elle donna lieu à un dialogue respectueux, chacun exprimant, après un rappel rapide de ce qui unit les protestants, ce qui fait l'originalité de chacune des églises.
Chacune de ces deux soirées rassembla une bonne trentaine de personnes, dont une partie venait d'autres horizons que de l'église réformée. Les échanges entre les intervenants et le public furent animés et riches, au point qu'il fallut les interrompre pour ne par terminer à une heure trop tardive.
Gageons que la seconde table-ronde sera tout aussi intéressante.
Si l'exposition ne connut pas une très grande affluence, ce qui aurait été inespéré, certaines visites donnèrent lieu à des échanges particulièrement riches. Enfin saluons l'Eglise de Dieu à Pontoise qui nous a demandé une ouverture de l'exposition en soirée à l'intention du groupe d'étude biblique, élargi pour l'occasion.
Jean-Louis PY
La Pentecôte
Une méditation issue de plusieurs propos recueillis.
Le récit de la Pentecôte est sobre mais significatif. Il concerne une poignée de Galiléens, témoins de la mort et de la résurrection de Jésus. Ceux-ci attendent à Jérusalem le don du Saint-Esprit. Ils vont faire l’expérience d’un phénomène extraordinaire : des « langues » semblables à des flammes de feu qui se posent, une à une, sur chacun. Il y a aussi, à Jérusalem, des milliers de pèlerins de la diaspora juive, venus ressourcer leur foi.
Pentecôte, c’est la fête de la relation, c’est-à-dire la fête de la vie. L’Esprit de Dieu ouvre en nous cette parole étonnante : « Père » comme une prière inattendue, mais aussi cette parole inouïe : « frère », et chacun entend parler l’autre dans sa propre langue comme une fraternité si longtemps espérée.
Alors nous fantasmons sur la première communauté chrétienne qui naît en la fête de Pentecôte. Trois mille personnes baptisées en une seule fois ! Quelle efficacité !
Propos recueillis et assemblés
par Simone WYSS
Qui peut te connaître ?
Qui peut te connaître, Dieu d’éternité,
Toi, Seigneur et Maître, Dieu de sainteté ?
Ta grandeur dépasse l’infini des cieux
Et rien ne surpasse ton nom glorieux.
Loin de ta présence, l’homme est-il banni ?
Non, ta grâce immense a tout aplani.
Ô Dieu sans limite, qu’on ne peut toucher,
Ton cœur nous invite à nous approcher.
Oui, ton cœur de père a donné Jésus,
Jésus, la lumière, Jésus le salut.
Son sang purifie notre iniquité ;
Nous avons la vie pour l’éternité.
Ce don magnifique est pour tout croyant ;
Quelle part unique d’être tes enfants !
Notre chant s’élance au divin séjour,
En reconnaissance, vers toi, Dieu d’amour.
Ruth DEMAUREX
Articles du numéro de janvier-février
2010
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le bulletin
Notre identité
" Dis-moi qui
sont tes amis et je te dirai qui tu es " dit le vieux proverbe.
Et c'est vrai, car nos amis, leurs centres d'intérêt,
leur manière d'être, leur façon de vivre, leur
catégorie sociale, etc. donnent l'image de nos affinités,
de nos choix et de nos aspirations en général. Mais
cette approche est très réductrice aussi, car c'est
justement le côté non négligeable de notre être,
de notre identité qui en pâtit, car nous ne somme pas
des 'catégories' mais des êtres uniques, incomparables
et irremplaçables.
Depuis le mois de septembre nous faisons un parcours
biblique avec les catéchumènes autour de la question
du " comment l'Ancien Testament a été écrit
"
Nous avons vu récemment avec les jeunes la question
de l'identité d'Israël, comment ce peuple transcrit,
interprète les éléments constitutifs de son
identité. Et nous avons vu surgir ces questions pressantes
de la réinterprétation de son histoire, justement
dans les moments historiques où la question de l'identité
perdait toute son évidence : éclatement en deux royaumes,
perte de l'indépendance, déportation
Et, bien
entendu, ces périodes étaient marquées par
des crises économiques, des temps de désintégration
sociale, de changements démographiques aussi. C'est dans
ces moments que surgit la question de l'appartenance à un
groupe, à une ethnie. Une identité n'a rien de figé,
elle évolue, change. Par contre un discours identitaire peut
être perçu comme très très contradictoire,
car il est censé d'être fédérateur, mais
il n'y arrive pas sans exclusion. Regardez combien le retour de
l'exil dans le cas d'Israël crée un drame au sein du
peuple, entre ceux qui reviennent de la déportation et se
considèrent comme vrais, et ceux qui n'étaient pas
déportés et évoluaient dans le pays en bonne
harmonie avec les autres peuples ? Cela devient une période
de lutte entre les familles d'un même peuple
histoire
sombre à ne pas plébisciter !
Lorsque ce programme de catéchisme a été
élaboré, la question de l'identité nationale
n'était pas à l'ordre du jour dans notre pays. Mais
sans le chercher nous y sommes désormais. Et ceux qui viendront
de loin se sentiront visés, qu'ils le veuillent ou non. Cela
me parait hélas inévitable, et je me pose la question
: comment allons-nous vivre dans notre église cette tension
qui risque de monter en force en allant vers la période électorale
? Provoquera-elle des replis sur soi communautaristes ou ethniques
'rassurants' chez quelques uns ? Notre effort pour vivre et faire
rayonner l'évangile avec nos frères et surs
venus d'horizons différents sera-t-il suffisamment fort pour
porter un témoignage puissant ? Oh combien je le désire
en ce début d'année ! Et au fond de mon cur
je suis convaincu que l'Esprit du Seigneur souffle suffisamment,
et indépendamment du beau ou du mauvais temps ! N'est-ce
pas justement cet Esprit qui atteste en notre cur que nous
appartenons au Père à cause du Christ ?
Notre église a ainsi son identité à
ne pas négliger, ignorer ou dédaigner par ceux qui
y viennent, et à ne pas abandonner par ceux qui y sont, se
traduisant par l'accueil de l'autre quelle que soit sa provenance
!
.
Pasteur Andras Kutasi
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La transmission de la foi
Lors de sa réunion de décembre, le Conseil
a invité les monitrices et moniteurs de l'éveil à
la foi, de l'école biblique et du catéchisme pour
échanger sur leur expérience. L'une d'elles nous livre
son ressenti.
J'ai trouvé très positif d'être reçue
et écoutée par les membres du conseil presbytéral.
Pour nous tous, la question de la transmission de la foi à
nos enfants est un vrai sujet. Pas toujours facile de décider
quelle sera notre attitude en tant que parent, entre une liberté
totale laissée à l'enfant et une instruction religieuse
forcément influente. Pas facile de percevoir, comme "
animateur de caté ", les motivations réelles
de l'enfant ou du jeune, ses désirs, la réalité
de ce qu'il retire de nos séances.
Ces séances, instituées tous les deuxièmes
week-ends, quel rôle tiennent-elles dans la vie d'un petit
être humain de 2010 ? Quelle place fait-il lui-même
à Dieu, au milieu de ses cours, de ses loisirs, de ses occupations,
de ses difficultés, de ses joies et de ses peines ? Les peines
sont si profondes quand on est jeune ! Et la famille ? Quelle est
l'attente de la famille de l'enfant ? Est-elle elle même l'écrin
d'évangile de ce petit être ? A-t-elle des exigences
? Des objectifs ?
Il est bon et constructif de partager avec la communauté,
très simplement, nos expériences de parents, de catéchètes
et de responsables. Une des pistes concrètes qui a émergé
de cette mise en commun, fut d'organiser, en plus des séances
de catéchisme, des rencontres - témoignages de chrétiens
engagés dans leur vie, dans leur métier, près
de nous, parmi nous. Ce sera une belle idée à mettre
en forme et à proposer à nos jeunes pour leur insuffler,
au travers d'exemples d'engagements, une espérance dans leur
vie à venir.
Claire Houbert
Actuellement nous avons 34 enfants inscrits dans les activités
de jeunesse.
L'éveil à la foi en regroupe une petite dizaine, accompagné
par Elisabeth Kutasi. Leur thème est "Les plus belles
histoires de la Bible" réparti sur trois ans ; à
l'école biblique Mina Randrianj et Noémie Buduka ont
pris le programme " Sur le chemin de Jésus j'ai rencontré
" un parcours de l'évangile de Marc pour les 14 enfants
qui se réunissent le 2ème dimanche pendant le culte
; au catéchisme, le 2ème samedi du mois à 15h,
Claire Houbert et Andras Kutasi accueillent la douzaine de jeunes
qui travaille sur l'Ancien Testament cette année.
La garderie est proposée pour les tout petits pendant le
culte des 1er et 2ème dimanches. Nous y attendons la participation
surtout des jeunes parents, et pour pouvoir l'assurer régulièrement,
nous vous invitons à vous inscrire auprès d'Elisabeth
Kutasi. Nous comptons sur vous.
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Un week-end dense
Un délégué, qui se dit "novice",
nous livre ses impressions.
Je reviens du synode régional de l'ERF, qui a eu lieu -
comme chaque année - le 3ème week-end de novembre.
C'était mon 1er synode. J'y ai eu beaucoup de joie. J'essaie
de vous en faire un compte-rendu, sans doute un peu subjectif.
Le programme était très dense. Vous pouvez compléter
mes notes en vous rendant sur le site de l'ERF : erf-rp.org, et
trouver les documents reçus avant et après le synode
sur le site de notre paroisse : ercergypontoise.org.
Avant tout, je retiens l'accueil et le rassemblement. Synode = "marcher
ensemble" (en grec). J'ai, nous avons, reçu et donné.
Nous avions au programme de quoi remplir 3 week-ends :
" Rapports et projets annuels, moraux et financiers, avec débats,
votes, élections ;
" Les orientations de l'ERF en région parisienne à
3 ans, 2009-2012 ;
" Et le thème synodal régional : " Solidaires
au nom de Jésus-Christ : quand l'Eglise reconnaît sa
vocation diaconale ".
Un sujet s'est invité au synode : les pasteurs, vocations
et rémunération. Electeurs, élus ? Libéraux,
salariés ? S'ils ont le plus souvent un logement de fonction
et le remboursement des frais de déplacement, nos pasteurs
ne reçoivent qu'une rémunération nette inférieure
au SMIC. Sans épuiser le sujet, rappelons-nous que notre
contribution financière à l'église sert avant
tout à la vie matérielle de nos pasteurs. Par ailleurs,
les évaluations, une seule fois tous les 6 ans, semblent
un peu courtes, réductrices. Faut-il les renouveler tous
les ans, tous les 2 ans ? Les coupler ou les intégrer à
une auto-évaluation de la paroisse ? On pourrait aussi proposer
l'idée, comme pour les professionnels de l'aide, d'une "
supervision "...
Diaconat, diaconie. Discussion, réflexions, échanges,
disputes... Rappel des origines du mot et de l'institution : diacres
= "serviteurs" (Actes 6 ; 1 Timothée 3 ; Philippiens
1). Notre église, les églises, la chrétienté,
les démocraties occidentales ... ont élargi cette
notion, ou l'ont recentrée, à la suite du Christ "
je suis venu pour servir... ". Je me suis souvenu, et j'ai
rappelé le chapitre 58 d'Isaïe : " le jeûne
que je préfère : renvoyer libres les opprimés
et briser tous les jougs ? Partager ton pain avec l'affamé...
". Nous avons beaucoup travaillé, après, avec
nos rapporteurs... La page reste blanche, le débat reste
ouvert, alors que les chrétiens et les réformés
ont multiplié les oeuvres, mouvements, engagements... Nous
devrons approfondir cette réflexion, personnelle, en paroisse,
à l'Entraide : quel service, quels serviteurs ? Plusieurs
textes - et non un seul, même amendé - ont du coup
été transmis au synode national. Peut-être serait-il
bon pour les prochains synodes, que le thème soit travaillé
en paroisse, certes, mais aussi en secteur ?
Un week-end très dense, beaucoup de matière, des
échanges vifs et nourris... Je ne peux pas vous faire de
résumé, seulement quelques allusions bien elliptiques...
Je veux retenir, et vous transmettre, mon fort sentiment de la grande
vitalité de notre église, la richesse des échanges,
ce désir d'engagement fraternel (la diaconie), et la prière
avec Jésus le Christ.
Votre délégué,
Jean-Charles Riffaud
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Carême
prière
cheminement
intérieur
Notre Secteur, composé des paroisses d'Enghien, d'Ermont-Taverny,
d'Argenteuil-Bois Colombe, de Sarcelles et de Cergy-Pontoise organise
chaque année une rencontre pour la formation des conseillers
presbytéraux. L'année dernière nous nous sommes
réunis autour du thème de la prière et avons
passé un temps précieux avec les jeunes catéchumènes.
Cette année, sur la demande de beaucoup nous avons mis l'accent
sur le côté spirituel de la prière en choisissant
le thème du carême
Est-ce qu'il y a chez nous
des pratiques qui permettent d'approfondir sa foi, un cheminement
intérieur en cette période du carême ? Nous
nous retrouverons donc cette année au Cap d'Espérance
d'Ermont le samedi 6 février vers 18h avec tous les conseillers.
Notre rencontre ne sera pas réservée aux seuls conseillers,
vous pouvez nous rejoindre si vous le désirez.
Andras Kutasi
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Un privilège et une grande joie
Un couple de paroissiens représentait notre Eglise
au grand rassemblement de Strasbourg du 30 octobre au 1er novembre
2009.
Ce voyage à Strasbourg est un fruit de la visite faite en
mai à Noyon, la ville natale de Jean Calvin, où nous
avons commémoré ses 500 ans.
C'est avec une vraie joie que nous avons découvert la grande
diversité du Protestantisme français d'aujourd'hui.
Nous sommes arrivées à temps pour participer à
la cérémonie officielle d'ouverture, avec la présence
de responsables politiques et religieux, le vendredi en fin d'après
midi, à l'église St. Thomas. Après le dîner,
nous sommes allés à l'église du Temple Neuf
pour la Nuit des chorales. Ce fut une soirée très
agréable avec une variété de chorales et d'uvres.
Le samedi matin, parmi les nombreuses propositions, nous avons choisi
la conférence " Bien vieillir, bien mourir ", organisée
par la Fédération de l'Entraide Protestante. La phrase
qui m'a fait réfléchir a été : "Ce
qui compte ce n'est pas les années de votre vie, mais c'est
la vie dans vos années" ("It's not the years in
your life that count, it's the life in your years" Abraham
Lincoln). Et nous avons entendu de beaux témoignages. L'après-midi
nous avons fait une visite guidée de la ville. Et le soir
nous sommes allés au Zénith pour la Soirée
de Louange et Témoignages.
A part les repas et les visites guidées organisées
par l'Office du Tourisme, tout était gratuit : expositions,
animations de rue, conférences, méditation, prière,
concerts, débats, entrée au Zénith, tables
rondes (pour tout le monde : enfants, jeunes et adultes)
C'était un privilège de voir autant de protestants
rassemblés : environs 10.000 au Zénith. Dommage qu'on
n'ait pas pu rester pour la célébration avec Sainte
Cène du dimanche matin, mais on est parti avec l'impression
d'avoir vécu très rapidement la grande fête
des noces de l'Agneau.
" Réjouissons-nous, soyons dans l'allégresse,
et rendons-lui gloire ; car les noces de l'Agneau sont venues, son
épouse s'est préparée, et lui a été
donné de se revêtir d'un lin fin, éclatant et
pur ; car le lin fin, ce sont les uvres justes des saints
" Ap 19:7-8.
Dans quatre ans, en 2013 donc, dans une autre ville se tiendra
la prochaine fête du protestantisme.
Lidia Sakuma
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Assemblée Générale
Après un départ en fanfare, l'ACER accuse une petite
baisse de régime. La prochaine assemblée générale
devrait être l'occasion de prendre un second souffle.
Voici 18 mois qu'était lancée l'Association Culturelle
de l'Eglise Réformée de Cergy-Pontoise. Après
une première assemblée générale en octobre
2008, il est temps de rassembler les adhérents pour faire
un premier bilan et définir la future ligne d'activités.
Ce sera l'objet de l'Assemblée Générale qui
se tiendra le 22 janvier 2010 à 20 h au CPR. Vous trouverez
inséré dans ce journal un bulletin d'adhésion
(ou de renouvellement d'adhésion) et un pouvoir que les adhérents
peuvent remplir s'ils sont empêchés d'assister à
cette AG.
Nota : afin d'éviter certaines confusions, je rappelle
que l'adhésion à l'ACER, qui a vocation à organiser
des événements à contenu culturel, est distincte
de l'adhésion à l'Eglise Réformée qui
a pour vocation d'organiser le culte et la diffusion de la Bonne
Nouvelle (catéchisme, étude biblique,...), et que
les finances des deux entités sont distinctes.
Pendant le dernier exercice, un certain nombre d'activités
ont été organisées : conférences de
l'automne 2008 sur la question de l'autorité, exposition
"Sacré Calvin" et conférences du printemps
2009 sur la pensée et l'uvre de Calvin, et participation
au Concert de Psaumes, visite guidée des souterrains de Pontoise
en juillet, organisation d'une rencontre avec les bénévoles
de la Cimade du Local de Rétention Administrative de Cergy.
Mais il a fallu aussi régler un certain nombre de problèmes
administratifs (déclaration en préfecture, ouverture
de compte
bancaire,
) et plusieurs rencontres ont été
organisées afin d'acquérir une certaine visibilité
dans le paysage associatif de l'agglomération : rencontres
avec les responsables de la Maison de Quartier des Touleuses, avec
la responsable du monde associatif de Cergy, avec le maire de Cergy,
avec l'Association des Amis de Sevenoaks à Pontoise et avec
une délégation de Sevenoaks, participation au CAJA
(Comité d'Animation des Jumelages de l'Agglomération),
participation aux forums des Associations de Cergy et de Pontoise.
Tous ces contacts n'ont pas encore débouché sur une
activité concrète, mais 2010 devrait en fournir l'occasion.
Pour 2010, deux manifestations sont "dans le tuyau"
: une exposition "Paul, apôtre et citoyens" en janvier
au CPR et une exposition sur le Protestantisme dans un local prêté
par la municipalité de Cergy au printemps. Cette dernière
devrait être le pivot de plusieurs manifestations qui restent
à préciser (conférences, concert,
). 2010
pourrait être aussi l'année d'une réactivation
des liens passés avec les paroisses de Sevenoaks
(Grande-Bretagne) jumelée avec Pontoise et la paroisse d'Erkrath
(Allemagne) jumelée avec l'agglomération de Cergy-Pontoise,
voire d'autres si l'envie et nos forces le permettent.
Vous le voyez, nous sommes pleins de projets, mais ce qui compte
c'est que ces projets correspondent à une attente et une
envie. Il est donc essentiel que le maximum de personnes adhère
à l'ACER (pour la modique cotisation de 10 €) et participent
à l'Assemblée générale pour exprimer
leurs attentes. Naturellement, toutes les bonnes volontés
pour participer activement à l'organisation des activités
de l'ACER sont bienvenues. Conformément aux statuts, un siège
du Conseil d'administration est à renouveler. Les éventuels
candidats sont priés de se signaler au président de
l'ACER. Nous comptons sur vous.
Jean-Louis Py
Président de l'ACER
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Vous avez dit "OECUMENISME" !
Voulez-vous vivre une autre étape de l'cuménisme
en annonçant ENSEMBLE la bonne nouvelle que Noël nous
invite à fêter ?
Une rencontre, pendant la semaine de l'unité, permettra à
tous ceux qui viendront, de préparer une action commune au
service de l'Evangile.
Alors rendez-vous le mardi 19 janvier 2010 au Centre Protestant
de Rencontre, place des Touleuses à Cergy.
Signé : les responsables d'églises chrétiennes
de Cergy / Vauréal / Jouy-le-Moutier
Thierry André, Alain Lanlard, Emmanuel Guiglielmi , Andras
Kutasi pasteurs, et Gérard Ploix, Olivier Ségui, Amaury
Cariot prêtres.
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Une Parole créatrice
"La création du monde dans les trois religions monothéistes,
de la Genèse à l'Apocalypse ", thème de
la rencontre-débat organisée par l'association Ressources
de Pontoise, le 18 novembre.
Dans la salle du Dôme de Pontoise, trois intervenants à
la tribune : Philippe Haddad, rabbin, Jacques Arnould, dominicain
et Ghaleb Bencheikh, théologien musulman.
Pour le premier, le monde est le produit de la volonté
divine. Il est le résultat d'une intention de la part de
Dieu qui sépare l'obscurité de la lumière,
le masculin du féminin, les animaux entre eux. Il distingue
en nommant chaque élément de sa création. Son
geste créateur est un geste d'ordre et de distinction. Du
chaos il fait un monde viable. Il peut alors établir une
alliance avec l'homme. Et Dieu et l'homme participent au parachèvement
du monde. Ainsi, le premier métier de l'homme consiste à
bien gérer ce monde, à dominer ce qu'il a reçu
en héritage. A devenir jardinier.
Selon le prêtre catholique, Dieu aide l'homme à trouver
une place juste dans le Cosmos. Cela participe à son uvre
de salut pour sa création alors que le cosmos apparaît
davantage comme un univers chaotique. Car Dieu n'abandonne pas sa
créature. Et de rappeler le Psaume 8 : " Qu'est-ce que
l'homme pour que tu penses à lui ? "
Enfin, l'approche musulmane se concentre sur l'idée de
la création comme miroir dans lequel se reflète l'essence
divine. Il y a trace de l'omnipotence divine dans le " livre
révélé ", qu'il désigne aussi comme
le " livre univers ".
Trois approches différentes de la quête des origines.
Trois notes particulières concernant la vérité
des commencements. Cette vérité ne s'appuie pas sur
une nécessité. La Création n'est pas nécessaire.
Elle ne répond pas à une demande impérative.
Elle est avant tout de l'ordre du don gratuit et gracieux. Comme
le dit Jean Damascène, " la création est due
à un excès de bonté de la part de Dieu ".
Dieu crée la vie à partir du néant, à
partir de rien.
Mais la création ne s'arrête pas là. Par sa
Parole instauratrice et créatrice, Dieu tire chacun et chacune
du rien, du néant de toute chose et de toute vie. Il introduit
ainsi une relation qui donne sens à l'origine et à
la fin de tout être humain.
Rémy Hebding
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Le Cercle de silence de Cergy
Depuis 2 mois, des personnes de toute appartenance se réunissent
en nombre pour demander que l'on traite les sans-papiers avec humanité.
" Et pourquoi pas ? " avait annoncé le lancement
d'un Cercle de silence à Cergy. Les deux premiers se sont
tenus les vendredis 20 novembre et 18 décembre, de 18h30
à 19h30, sur la place du Général de Gaulle
(sous les platanes au-dessus de la gare de Cergy-Préfecture).
Plus de 80 personnes en novembre, une soixantaine dans le froid
et les pieds sur la neige en décembre, sont restées
en silence autour d'une lampe tempête parfois vacillante mais
se rallumant toujours. Elles témoignaient ainsi qu'il y a
dans notre pays, dans notre ville, des hommes et des femmes qui
estiment que l'on peut traiter les sans-papiers avec plus d'humanité.
" C'est en notre nom et arbitrairement " est-il écrit
dans le tract distribué aux passants " que des demandeurs
d'asile sont renvoyés dans leur pays d'origine dont ils cherchaient
à fuir les persécutions, qu'un père ou une
mère est arraché à ses enfants, que des enfants,
des personnes âgées, des personnes gravement malades
sont enfermées dans des centres de rétention dans
l'attente de leur expulsion ".
Le Cercle de silence est composé de citoyen(ne)s membres
de divers groupes, associations, mouvements, dont la liste s'est
déjà élargie. Tout le monde peut le rejoindre
s'il respecte ses règles et ses objectifs (silence, non-violence,
appel à la prise de conscience plutôt que revendication
et contestation partisanes). Il s'agit de participer à une
forme de résistance contre les pesanteurs des politiques
et des mentalités qui font perdre le sens de l'humain et
de la solidarité.
Le Cercle de silence de Cergy est destiné à durer.
Il se tiendra chaque 3ème vendredi du mois. Notez déjà
la date du prochain : 15 janvier, même lieu, même heure
(18h30).
Marc Chambolle
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Une rencontre surprise
Jean-Jacques Lugbull et moi-même, nous avons reçu
en visite officielle, en novembre dernier, Indira Ghale. Elle est
arrivée en France, à Eragny, sur l'invitation des
'Brigades de paix internationales' (www.peace
brigades.org) dans le cadre de la semaine de la solidarité
internationale de Cergy-Pontoise. Ce qui a provoqué notre
entretien, ce n'était pas l'activité et la conférence
de ce mouvement, mais le fait, que Indira est protestante et c'est
elle qui a chercher à nous rencontrer ! Oh ! que c'est rare
d'avoir des chrétiens au Népal !
Et voilà nous avons découvert une petite dame qui
est devenue chrétienne au Népal malgré la fermeture
presque hermétique de ce pays. En effet le Népal était
jusqu'à 2008, le seul pays dont la religion officielle était
l'hindouisme. Le pays a longtemps pratiqué la discrimination
religieuse en faveur de la majorité écrasante hindouiste
(il y a environ 11% de bouddhistes, 4% de musulmans, et 0,5 % de
chrétiens). Son cheminement personnel connait l'exclusion
par sa famille et le village tout entier, la méfiance à
l'université, mais aussi au travail
Ce n'est pas évident
de devenir chrétien dans de telles conditions, quand 'on
devient tout d'un coup un paria. Lire la Bible en cachette, ne pas
avoir une communauté qui accueille et rassure, ne connaitre
les autres chrétiens que par confidentialité
.
Cela, on ne l'imagine pas d'ici, où la liberté de
conscience a fait son chemin depuis fort longtemps. Alors, elle
nous parla non seulement de ces trois années difficiles quand
elle vacillait entre cette nouvelle vie qu'était la foi chrétienne,
et l'hostilité de son entourage, mais aussi de cette liberté
qu'elle a acquise de pouvoir répandre cette bonne nouvelle
à son tour !
C'est comme si nous étions plongés, pendant une
petite heure, dans les vieux souvenirs du christianisme des catacombes
ou de la persécution contre la réforme
.racontés
et vécus au présent par nos frères et surs
en Christ au Népal !
Nous avons offert une Bible en signe de solidarité et d'attachement
fraternel et nous avons transmis également un message d'encouragement
à ces pionniers du christianisme au Népal en nous
donnant le temps aussi de prier ensemble.
Bien entendu, nous avons sagement gardé le silence sur
la compréhension médiocre de notre liberté
de conscience (la foi est affaire privée et ne concerne personne
!) et surtout de notre fierté de non prosélytisme
correctement assumé !
Et voila que cette petite dame bien déterminée dans
son cur nous fait l'écho irréductible d'une
parole toujours d'actualité : " Quelques pharisiens,
du milieu de la foule, dirent à Jésus : Maître,
reprends tes disciples. Et il répondit : Je vous le dis,
s'ils se taisent, les pierres crieront ! " (Luc 19 : 39-40)
Andras Kutasi
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Heures musicales
La prochaine heure musicale du C.P.R. aura lieu le dimanche 17
janvier 2010 à 18h00 au C.P.R. Au programme : Musique de
chambre avec quintette à vent, quatuor à cordes, orgue
.
Assemblée Générale
L'Assemblée générale ordinaire de l'Association
des Amis de l'Orgue se tiendra au C.P.R le mercredi 27 janvier à
20h30. Un courrier sera adressé prochainement à tous
les adhérents.
Adhésions
C'est le moment de renouveler son adhésion
ou simplement d'adhérer à l'Association pour les nouveaux
arrivants. La cotisation, toujours de 5 € pour l'année,
est à adresser à François DUCASSE, à
l'ordre de l'Association des Amis de l'Orgue du C.P.R., Centre Protestant
de Rencontre Place des Touleuses - 95000 CERGY. N'oubliez pas de
bien indiquer votre adresse mail si vous en possédez une.
D'avance Merci.
Bonne Année à tous.
François Ducasse
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Les harmonies du soir
J'aime du soir les pures harmonies
Et les parfums qui montent vers le ciel.
J'unis ma voix à ces voix réunies
Pour célébrer le Seigneur Eternel.
Avec un doux sourire,
Le ciel semble nous dire
Dans les adieux du jour qui fuit :
Pense à Dieu, crois en Lui.
La fleur alors se penche sur sa tige
Pour exhaler ses suaves senteurs ;
Et moi je sens que cette heure m'oblige
A bénir Dieu pour ses tendres faveurs.
A l'âme recueillie
Répond sa voix amie,
Disant avec le jour qui fuit :
Pense à Dieu, crois en Lui.
Quand du couchant l'éclat pourpré s'allume,
Les monts lointains se dressent en autels
Et des vallons effacés dans la brume
Monte un soupir au Seigneur Eternel.
Dieu, de sa voix propice,
Répond au sacrifice
Dans les rayons du jour qui fuit :
Pense à Dieu, crois en Lui.
Louis Durand
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Articles du numéro de novembre-décembre
2009
Diaconie
" Solidaires au nom de Jésus Christ ! Quand l'Eglise
reconnaît sa vocation diaconale
".
C'est le thème que les
Eglises réformées et luthériennes de France
se sont données pour leurs synodes de 2010 et que notre synode
régional de novembre prochain préparera
.
Mais quel est l'enjeu exactement, lorsque le sujet n'est pas nouveau,
et nous savons pertinemment que la fédération de l'Entraide
Protestante compte environ 800 uvres et mouvements, dont notre
Entraide aussi ? Il y est question de diaconie, du service que nos
Eglises veulent rendre aux petits, aux fragiles et à tous
les exclus que compte notre société. Il y est question
d'engagement et puis aussi de témoignage, parce que c'est
bien au nom du Christ que les chrétiens veulent être
solidaires et qu'ils s'engagent
Et puisque nos engagements
sont si divers, (hôpitaux, prisons, présence pour les
démunis, accueil social, accompagnement de chômeurs
ou de sans abris, accueil des étrangers
.) il est utile
et nécessaire de revisiter régulièrement les
base spirituelles. Et nous le faisons afin que chacun se sache accueilli
et reconnu ; que chacun puisse entrer dans un chemin de guérison,
de libération et de justice ; pour manifester ainsi que le
règne de Dieu s'est approché de nous
!
Notre interrogation porte bien entendu avant tout sur la vie de
notre église locale, où l'activité visible
de notre Entraide ne devrait pas annuler cette solidarité
fraternelle entre les membres de notre communauté
Rappelons-
nous donc brièvement, que l'Eglise a trois fonction indissociables
: 1 Leiturgia = le culte ; 2 Martyria = le témoignage ; 3
Diaconia = le service, l'entraide.
La diaconie concerne notre relation avec les autres à l'intérieur
de l'église comme dans la société en interaction
avec le culte et la mission. Au synode, nous allons réfléchir
ensemble comment nous donnons une visibilité au ministère
diaconal dans nos communautés.
Pour que l'engagement solidaire devienne un peu plus pour chaque
chrétien et pour chaque communauté un lieu où
l'Evangile prend sens et corps.
Bien fraternellement.
Pasteur Andras Kutasi
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Jardinage
La fin d'année se profile
déjà. Tout jardinier sait que c'est l'époque
où le terreau du jardin doit être enrichi pour pouvoir
porter les meilleurs fruits l'année suivante. Les apports
en compost sont bénéfiques et permettent de renouveler
les réserves nutritives du sol.
Le terreau de notre Eglise doit également être à
même de donner les meilleurs résultats.
Le temps additionnel que chacun pourra consacrer à son Eglise
permettra aux plus sollicités de souffler un peu et de réveiller
leur enthousiasme au contact de ces bonnes volontés. Ne vous
pensez pas incompétents : il y a toujours un service que
l'on peut rendre, un service adapté à nos possibilités
individuelles. Il suffit de faire savoir que l'on est prêt
à être sollicité.
Le thème de notre Synode (rassemblement des délégués
et pasteurs de toutes les paroisses) va se pencher cette année
sur le rôle et le sens de la diaconie dans notre église.
La diaconie, c'est le service apporté aux autres. Que chacun
d'entre nous soit un diacre en puissance et notre jardin sera à
même de nourrir, ressourcer et émerveiller à
la fois les membres de notre église mais aussi tous ceux
qui y sont invités.
Jean-Jacques LUGBULL
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Journée des Conseillers
Une journée fraternelle, avec des discussions riches
qui vont certainement donner un nouvel élan à notre
vie d'Eglise
Chaque année, les conseillers
presbytéraux de notre paroisse se rassemblent pour une journée
de réflexion. Cette année, elle a eu lieu le 19 septembre.
C'était une première pour les nouveaux conseillers.
L'ordre du jour, fixé en conseil sur proposition d'Andras
portait sur la diaconie - sujet synodal. Nous avons rencontré,
dans cet esprit, le nouveau président de l'Entraide. Mais
cet ordre du jour a été élargi de façon
moins formelle pour mieux se connaître et échanger
sur nos engagements et nos pratiques.
Nous avons été accueillis chez notre président
Jean-Jacques Lugbull qui nous a reçu dans son jardin, où
le soleil nous a permis de passer la journée... Plusieurs
étaient malheureusement absents, malades, en vacances, pris
par leur travail...) Etaient présents Andras Kutasi, notre
pasteur, Jean-Jacques Lugbull, notre président, Jacques Wenisch,
notre secrétaire, Yves Ramananarivo, permanent du CPR, et
Jean-Charles Riffaud, vice- président.
Après une méditation sur un texte lu par Andras,
nous avons échangé de façon informelle (ce
petit résumé n'a donc pas valeur de compte rendu !!).
Jacques nous a invités à mettre le Seigneur au centre
de notre vie, comme il le pratique : un temps pour méditer,
assis dans son bureau, marchant dans la nature... Ce temps, il faut
le prendre ou le donner ; je dirais plutôt le réserver,
en écartant un surcroît de travail par exemple... Jacques
a également évoqué un service fraternel spontané,
en dehors des seuls rites... Jean-Charles, ancien " catho ",
a exprimé sa quête de cohérence entre, d'une
part, choix de vie et engagements qui en découlent, et d'autre
part parole et règles proposées par les Eglises instituées.
Il souhaite que l'Eglise Réformée lui permette et
l'aide à atteindre cette cohérence.
Plus tard, la discussion a porté sur les sujets plus concrets
de la vie de la paroisse :
" Le projet de notre paroisse : communauté, assemblée,
Eglise ? Annoncer l'évangile, projet de vie ?
" Le conseil presbytéral : Andras souhaite pouvoir s'appuyer
sur une grande fidélité et solidarité des conseillers.
Avoir un noyau " qui porte le feu ", resserrer les liens
de confiance, d'amitié au sein du noyau pour pouvoir rayonner.
" La caractéristique de notre communauté : les
membres vont et viennent
beaucoup de déménagements
Comment garder une impulsion permanente ? Comment être présents
dans l'agglomération et pas seulement à Cergy ?
" Le culte :
¢ Pour Andras, il y a une demande pour prier. Trouver la place
à une expression de chacun dans la prière. Attention,
c'est différent de la prière personnelle en public
(églises évangéliques). La prière communautaire
n'est pas la prière personnelle. La prière personnelle
peut, en revanche, avoir sa place dans les études bibliques.
¢ Les textes : lecture par un plus jeune ? Feuillet-repère,
aide-mémoire ?
¢ Les chants et la musique font partie de l'esprit réformé,
mais laisser du temps au silence permet de laisser la place à
la réflexion et à la méditation personnelle
Donner à l'organiste quelques minutes pour un morceau libre
après la prédication.
¢ Mise en place d'un cahier de culte ? (prédicateur,
thème, chants, participation
)
" Organisation de l'accueil de nos enfants, de l'enseignement
et l'annonce de la Bonne Nouvelle, du catéchisme par âges,
avec les nouveaux... et les anciens ;
" Evaluation du pasteur - et de la paroisse - après
6 ans... Et pour les 6 ans à venir !! Il s'agit d'une occasion
pour la paroisse de réfléchir de façon plus
structurée à son projet, ses réalisations...
Ces rencontres de travail et de réflexion avec le Conseil
Régional de l'ERF ont eu lieu le lundi 19 octobre.
" Le synode régional, à venir et à préparer.
" Le CPR comme lieu d'accueil : quels groupes, quelles associations
? Et comme lieu de culte, avec le souhait d'échanges structurés
avec la FPMA et le groupe congolais...
Enfin, le nouveau président de l'Entraide de Cergy, Roland
Badel, nous a donné des nouvelles sur les activités
de l'association, l'occasion d'un échange et d'une réflexion,
eux aussi informels, avec le conseil.
Très belle journée, ressentie comme très riche,
et à renouveler !!
Jean-Charles RIFFAUD
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Evaluation
Après évaluation avec le Conseil Régional
des 5 dernières années, le Conseil Presbytéral
et Andras ont décidé la poursuite de son ministère
à Cergy-Pontoise
Dans l'Eglise Réformée,
la nomination d'un pasteur dans une paroisse fait suite à
une double démarche : le pasteur fait acte de candidature
et le Conseil Presbytéral (CP) choisit (ou pas) d'accepter
cette candidature. Il s'agit donc bien d'un choix mutuel, librement
consenti.
Le pasteur est nommé pour 6 ans. Dans la perspective de cette
échéance, la " discipline " (c'est-à-dire
le règlement) de l'ERF prévoit une réunion
formelle d'" évaluation ", en présence des
représentants du Conseil Régional, après 5
ans de présence.
Cette évaluation n'est pas celle d'un homme, mais celle d'un
ministère (son action dans la paroisse) en liaison avec le
Conseil Presbytéral, dans le cadre d'un " projet d'Eglise
" (c'est-à-dire les objectifs que la paroisse poursuit
et les valeurs qu'elle veut promouvoir). Sur la forme, il faut savoir
que les représentants du Conseil Régional rencontrent
d'abord le pasteur (et souvent sa femme) pour une première
discussion privée. Puis ils rencontrent les membres du CP,
sans que le pasteur soit présent. Cet échange se situe
donc dans une totale liberté de parole où chacun peut
faire part de son point de vue.
A la fin de cette réunion d'évaluation, tous se retrouvent
pour une restitution (non nominative) des discussions ayant eu lieu,
puis se décide la poursuite ou non de la présence
du pasteur dans cette paroisse à l'échéance
des 6 années de ministère. Le pasteur fait part de
son souhait ou non de poursuivre son ministère au sein de
cette communauté. Les membres du Conseil Presbytéral
votent (à bulletin secret), pour décider du départ
du pasteur ou du renouvellement de son mandat.
Comme nous vous en avions informé, cette évaluation
a eu lieu, ici à Cergy-Pontoise, ce lundi 19 octobre. Avec
des membres du Conseil Régional dont nous avons particulièrement
apprécié l'écoute (et en même temps pu
voir combien ils connaissaient notre contexte local), les échanges
ont été ouverts et francs.
Nous sommes d'abord revenus sur l'évolution de notre communauté
depuis l'arrivée d'Andras, sur ce qu'il avait apporté
à notre Eglise, sur son implication et ses atouts (sans concession,
sachant très bien que toute personne a les défauts
correspondant à ses qualités). Puis nous avons resitué
les objectifs et les valeurs de l'Eglise Réformée
de Cergy-Pontoise (l'accueil et l'intégration, la rencontre,
l'amitié et le partage entre ses membres, le service, l'aide
et le soutien apporté à son prochain, la réflexion
et la formation autour des grands sujets de notre époque,
l'annonce et le vécu de l'évangile apportant nourriture
spirituelle, ressourcement personnel, espoir et sens à la
vie). Enfin, nous avons débattu sur l'adéquation du
ministère d'Andras, tel qu'il le perçoit, avec les
rêves que nous avons, les buts que nous visons, les défis
qui se dressent devant nous et le chemin que nous voulons suivre
avec la communauté des membres de notre Eglise.
Lors de la mise en commun, Andras nous a annoncé qu'il accepterait
de poursuivre son ministère sur Cergy-Pontoise et ses environs,
pour une période qui n'est plus forcément de 6 ans
mais qui serait définie en commun, en fonction de l'aptitude
qu'aurait notre église et notre jeune CP à gérer
une année non pourvue par un pasteur (une norme dans notre
Eglise entre deux pasteurs), en fonction de son " envie "
(tant qu'il aura l'impression d'être un apport positif à
la vie de notre paroisse) et tant que nous lui ferons confiance.
Les membres du CP, ayant à se prononcer à bulletin
secret sur le choix de continuer notre route avec Andras, a décidé
à l'unanimité de lui renouveler cette confiance.
Jean-Jacques LUGBULL
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Nous comptons sur vous !
Les dépenses ont été bien maîtrisées,
mais les dons doivent rester soutenus
Une Assemblée générale
en mars, chaque année, c'est probablement insuffisant pour
vous informer.
Vous participez à la vie financière de votre Eglise
et nous vous devons, en effet, des comptes réguliers, même
si nous sommes tous conscients que c'est autre chose que nous venons
principalement chercher et partager au CPR, et qu'il ne s'agit là
que du " moyen de faire " (ce que certains appellent en
d'autres circonstances " le nerf de la guerre ").
Alors que dire aux trois quarts de l'année ? Nous sommes
vigilants sur l'ensemble des dépenses :
- Les coûts de fonctionnement (électricité,
eau, impôts, assurances, entretien, frais de bureau et de
téléphone,
), soit 30% de nos dépenses,
sont maîtrisés et devraient être inférieur
au niveau prévu.
- Les travaux prévus (aménagement des toilettes),
soit 10 % de nos dépenses, ont été réalisés
selon le budget alloué.
- L'animation, la communication et les frais pastoraux (voiture,
déplacements), soit 10% de nos coûts devraient être
également en diminution par rapport à l'année
dernière.
- La plus grosse part des dépenses reste toutefois notre
engagement vis-à-vis de l'ERF, 50 % de nos dépenses,
montant qui, centralisé au niveau régional, permet
le paiement des salaires des pasteurs, leur formation, leur retraite,
les frais d'organisation des synodes et notre solidarité
avec les Eglises surs du reste du monde.
Nos ressources proviennent des participations des associations
qui fréquentent le Centre (15% des recettes), des recettes
d'animations (fêtes, abonnements aux journaux
15% des
recettes), et, pour la plus grande part des dons et offrandes des
fidèles et des sympathisants (70% des recettes). Ceci pour
dire que c'est de cette participation directe des membres de l'Eglise
et des amis du Centre que dépend l'équilibre de nos
finances.
Et, après le gros succès de notre journée d'offrande,
le 4 octobre dernier, il nous reste encore 10.000 € à
trouver pour couvrir nos dépenses et engagements financiers
de cette année.
Que dire donc, si ce n'est que nous comptons sur vous
Le trésorier Daniel KARENZI
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Bénévoles de la Cimade au LRA de Cergy
Une soirée éclairante sur la situation des
étrangers sans papiers
Le 13 octobre, plusieurs bénévoles de la CIMADE sont
venus au CPR présenter leur activité au Local de Rétention
Administrative (LRA) de Cergy. En effet, ils constatent un déficit
d'information des citoyens sur ce local où passent près
de 1000 personnes par an.
Ils ont d'abord évoqué les diverses situations des
étrangers "sans papiers" : arrivée clandestine
ou échéance d'un document provisoire, regroupement
familial trop tardif, espoir déçu de régularisation,
et les nombreux contrôles auxquels ils sont exposés.
Puis les intervenants ont présenté les difficiles
conditions de garde à vue et de séjour au LRA, les
complexes démarches juridiques nécessaires pour faire
valoir d'éventuels droits, en particulier pour les personnes
dont l'existence est menacée dans leur propre pays.
Mais comment les faire valoir quand on ne connait ni ses droits,
ni la langue française ? C'est là que les bénévoles,
avec le soutien des permanents de la CIMADE (la CIMADE c'est 2000
bénévoles pour environ 100 permanents), ont une efficacité
mesurable. Seuls un quart des personnes passant dans les LRA sont
réellement expulsées.
Mais il y a aussi, bien sûr, la présence auprès
de personnes déboussolées qui comprennent à
peine la situation dans laquelle ils se trouvent : c'est amener
de l'humanité là où elle est particulièrement
absente.
Plus d'une vingtaine de personnes étaient présentes
à cette réunion d'information, dont une forte proportion
n'étaient pas des "habitués" du CPR. Le
débat qui a suivi a été très riche,
débordant largement au-delà de l'heure limite qui
avait été fixée.
Jean-Louis PY
Cercles de silence
"Avec ou sans papiers l'étranger est un être
humain. Notre silence le crie."
Les "Cercles de Silence"
regroupent des citoyens de tous horizons qui, face à l'enfermement
systématique des personnes sans-papiers dans les Centres
de Rétention Administrative, s'élèvent contre
les atteintes à l'humanité de ces personnes. Ils désirent
aller au-delà des mots et des cris. Ils expriment leur réprobation
et leur interrogation avec les moyens de la non-violence, et spécialement
le silence.
Rassemblés en cercle et en silence autour de la flamme vacillante
d'une lampe tempête, ils entendent, par ce geste, attirer
l'attention sur le sort fait aux migrants, aux étrangers
et demandeurs d'asile.
Leur silence veut rejoindre les sans-papiers, mais aussi ceux qui
font la loi et ceux qui la font appliquer, ainsi que tous les acteurs
que nous sommes chacun à notre échelle. Saurons-nous
trouver des solutions plus respectueuses de l'être humain
et de tous ses besoins ?
A Cergy, le cercle de silence se forme chaque 3e vendredi du mois
de 18h30 à 19h30, place du Général de Gaulle
(au dessus de la gare RER de Cergy-Préfecture). Il est ouvert
à tous. Vous pouvez vous y joindre à tout moment quelle
que soit la durée de votre participation.
Un tract plus détaillé est disponible à l'entrée
du CPR.
Denise TORGEMANE
co-présidente de Souffle
et chemins
http://cercledesilence.info
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Les religions pour la paix
Une commémoration inter-religieuse de l'armistice
de 1918 est organisée par l'association cergyssoise Souffle
et chemins
Les plaies ouvertes par le conflit
de 1914-1918 ne sont pas refermées. Demeurent des traces
douloureuses dans la mémoire, même si les acteurs de
la Grande Guerre ne sont plus présents pour livrer leur témoignage.
Subsistent des plaies ouvertes qui se transmettent de génération
en génération. Les " non dits " d'une souffrance
ne se dissipent pas dans l'évitement et le silence. Ils ont
besoin de trouver leur expression verbale afin de ne pas sombrer
dans un oubli traumatisant. La souffrance humaine doit pouvoir se
dire autrement que d'une manière essentiellement historique,
globale et déshumanisée. Il y a des prises de distance
menant à une trop grande désimplication des êtres
concernés par une mémoire meurtrie.
Dans leur diversité, les religions jouent un rôle social
en devenant ce lieu où les souvenirs d'émotions peuvent
s'inscrire dans des mots. Mais elles ne se limitent pas à
collecter les mots de la mémoire. Les religions assument
les conséquences de la folie humaine en proposant un au-delà
de la désespérance. Elles témoignent pour une
vie porteuse d'espérance par un " plus d'être
". Pour ce faire, elles projettent dans le futur la vision
d'une société plus harmonieuse, plus respectueuse
de chacun. Et ceci, elles le disent avec leurs mots, leurs langages,
leurs références scripturaires.
La commémoration interreligieuse de l'armistice de 1918 participe
de cette construction de la paix à Cergy. Il existe ainsi
des lieux et des temps où il est possible de tisser des liens
entre croyants de religions différentes. Où juifs,
catholiques, protestants et musulmans se rencontrent afin de s'écouter
les uns les autres. Là se dit la mémoire de la guerre.
Là se vit déjà par l'écoute des uns
par les autres ce " plus d'être " dans les consciences.
Rémy HEBDING
co-président de Souffle
et chemins
Mercredi 11 novembre, 8h30, Mairie du Village à
Cergy
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Heures Musicales
Les prochaines heures musicales auront lieu les dimanches 15 novembre
et 20 décembre à 18h au C.P.R.
Le programme novembre n'est pas encore complètement défini,
mais il y aura, bien entendu, de l'orgue.
L'Atelier Choral participera à l'heure musicale de Noël
le 20 décembre.
Concert
Le Conservatoire à Rayonnement Régional de Cergy-Pontoise,
en partenariat avec l'Association des Amis de l'Orgue du C.P.R,
propose, le samedi 12 décembre 2009 à 20h30 au Centre,
un concert sur le thème de Noël, avec la participation
du chur des jeunes et d'élèves instrumentistes
du C.R.R, placés sous la direction de Caroline Gaulon. Au
programme des uvres de Michaël HAYDN, Vincent LÜBECK...
Entrée libre.
Renseignements : 01 34 41 42 53
Atelier Choral
Les répétitions de l'Atelier Choral des Amis de l'Orgue
du C.P.R ont repris tous les 15 jours à 20h30 (hors périodes
vacances scolaires) depuis le 17 septembre.
Au programme : Ave Maria (canon), Ave verum et un nocturne de Mozart,
2 Chorals de J.S.Bach, Psaume 42 "Comme un cerf altéré",
1 ou 2 Noëls populaires, "Belle qui tiens ma vie"
de T. Arbaut, Shalom Aleichem et Tebe poem de Bortniansky. L'Atelier
Choral se produira lors de l'heure musicale du 20 décembre
prochain.
Vous avez envie de chanter, venez nous rejoindre en contactant François
Ducasse au 01 34 46 03 03 ou par courriel à l'adresse amis.orgue.cpr@wanadoo.fr
Calendrier des répétitions
(sous réserve de modifications) :
Jeudis 22 octobre, 12 et 26 novembre, 3, 10 et 17 décembre
Adhésions
Vous aimez et suivez nos manifestations. Soutenez-nous en adhérant
à notre association. La cotisation annuelle est de 5 €.
Les nouvelles adhésions prises à partir de septembre
seront valables jusqu'au 31 décembre 2010.
Par courrier : Association des Amis de l'Orgue du C.P.R
François Ducasse, Centre Protestant de Rencontre, Place des
Touleuses, 95000 Cergy
Par Courriel : amis.orgue.cpr@wanadoo.fr
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Jésus, le Sauveur
Pourquoi Jésus
vint-il sur cette terre
Pour partager ici-bas notre sort
Pourquoi vint-il dans ce lieu de misère
Pour endurer la souffrance et la mort ?
Pour nous sauver, Jésus laissa la gloire
Qui l'entourait dans la splendeur des cieux ;
Il est venu, victime expiatoire,
Nous apporter un salut glorieux.
Pourquoi Jésus naît-il dans l'indigence,
Lui, le Très-Haut, lui, le Prince de paix,
Au lieu de naître au sein de l'opulence,
Comme le fils d'un roi dans son palais ?
Jésus est né dans une obscure étable
Pour nous montrer, chrétiens, l'humilité.
Ce roi du ciel, ce Sauveur adorable,
Dès son berceau choisit la pauvreté.
Pourquoi Jésus a-t-il, sur cette terre,
Lui, saint et pur, supporté tant de maux ?
Pourquoi fut-il, sur la croix du Calvaire,
Bien qu'innocent, cloué par des bourreaux ?
Il a souffert, mais sa douleur expie
Tous les péchés qui nous fermaient le ciel ;
Jésus est mort pour nous donner la vie
Et, près de Dieu, le bonheur éternel.
Auteur inconnu
Les couleurs de l'Afrique
Vous ne vous imaginez pas dans
quelle ignorance se trouvent les européens quand on parle
de
l'Afrique !
En schématisant, pour les blancs les Africains sont tous
identiques. Ils sont, en cela, incapables d'en apprécier
la diversité et la richesse : richesse des cultures, richesse
des différences, richesse des expériences.
S'appuyant sur l'aspect multiculturel et multicoloriel de notre
Eglise de Cergy-Pontoise et de ses environs, nous avons pensé
que notre fête d'automne des 28 et 29 novembre prochains
devait prendre pour thème la meilleure connaissance mutuelle
de ces diversités et l'avons illustré par le titre
: " Aux couleurs de l'Afrique "
Dès le samedi, pour la vente-kermesse, nous retrouverons
sur les stands des clins d'il à ce continent et aux
iles qui le bordent, avec la participation de nos frères
et surs qui en sont originaires.
Je rappelle à ce propos que chacun est sollicité
pour que cette vente soit la plus riche possible en objets de toutes
sorte : vêtements, équipement, pâtisseries ou
boissons, permettant à chacun, quels que soient ses moyens,
de repartir pour une somme souvent symbolique avec quelque chose
qui lui sera utile ou qui lui aura fait plaisir, pour chez lui ou
pour offrir (ce sont bientôt les fêtes de fin d'année)
Alors, si au fond de votre cave ou de votre garage, vous avez des
affaires qui ne vous servent plus mais qui pourraient rendre service
ou faire plaisir à d'autres, n'hésitez pas à
les apporter dans les prochaines semaines au CPR. Ces objets sont
à même de faire des heureux !
Le dimanche au cours et après le culte, ce sera une journée
de partage et de convivialité : partage de la parole, partage
de la nourriture, partage du moment qui passe. Animations, chants,
repas pris en commun (là aussi il y aura, non seulement des
couleurs, mais aussi des senteurs et des goûts de l'Afrique
!), moments d'échanges et de communion
Objectifs :
mieux se connaître, mieux se comprendre
N'hésitez pas à inviter vos voisins, vos amis
Le protestantisme en France
Le protestantisme, une profusion d'Eglises ...
Le monde protestant peut paraître
joyeusement éparpillé. Réformés, luthériens,
méthodistes, baptistes, libristes, apostoliques, pentecôtistes,
adventistes ... Comment se retrouver dans une telle liste de dénominations
? Je vous propose quelques jalons pour essayer de se repérer
dans cette profusion d'Eglises.
En France, 1.300.000 personnes se disent protestantes, ce qui représente
2,1 % de la population (à titre de comparaison 30% des européens
sont protestants). Parmi ces protestants, 60 % (environ 800.000
personnes) appartiennent à l'une des 22 Eglises membres de
la Fédération Protestante de France (FPF) ; les autres
se rattachent à des Eglises membres de la Fédération
évangélique de France (20 %) ou à des Eglises
évangéliques indépendantes (20 %). Ce protestantisme
peut schématiquement se répartir en deux grandes branches
: les luthéro-réformés et les évangéliques.
LES EGLISES LUTHERO-REFORMEES
Les Eglises réformées et luthériennes regroupent
la majorité des protestants français. On appelle parfois
ces Eglises "historiques" car leur origine remonte au
temps de la Réforme du XVIe siècle et s'enracinent
dans la pensée de Luther et Calvin. On les dit aussi "multitudinistes"
car elles ne définissent pas l'Eglise par la foi de ses membres
mais par son centre, le Christ : l'Eglise est là quand l'Evangile
est annoncé et partagé, elle est ouverte à
tous les êtres humains, à la " multitude ".
Deux grands courants composent cette branche. Je commence par la
famille réformée, en toute immodestie - c'est la nôtre
- parce que c'est la plus nombreuse en France. Près de la
moitié des membres de la FPF sont des réformés,
soit environ 450.000 personnes. Le nom vient de la "Réforme"
du XVIe siècle, organisée par Calvin à partir
de Genève. Ce qui caractérise le monde réformé,
c'est son souci très fort d'articuler la vie de foi et l'engagement
citoyen sur la terre ; les réformés ont toujours été
sensibles à la lutte contre les injustices et pour les droits
de l'homme. L'organisation de l'Eglise selon le mode "presbytérien-synodal"
est typique du monde réformé : chaque paroisse est
gouvernée par un conseil presbytéral élu par
les membres de la paroisse, et toutes les paroisses entre elles
sont unies par un synode qui prend les décisions fondamentales
en matière de foi, d'organisation et de solidarité
; des historiens y voient l'origine de la démocratie.
Dans notre pays comme dans beaucoup d'autres, l'histoire des Eglises
réformées a été marquée par la
persécution. En France, il y a actuellement 3 unions d'Eglises
réformées : l'Eglise Réformée de France
(ERF, environ 470 paroisses), l'Eglise Protestante Réformée
d'Alsace et de Lorraine (EPRAL, environ 55 paroisses) et l'Eglise
Protestante Reformée Evangélique de France (EPREF,
nouveau nom de l'Eglise Réformée Evangélique
Indépendante, environ 50 paroisses). La plupart des Eglises
Réformées de la planète appartiennent à
l'Alliance Réformée Mondiale (ARM), qui compte 70
millions de membres.
La famille luthérienne est très proche de la famille
réformée. Elle se caractérise par une grande
référence au réformateur Martin Luther et aux
textes qu'il a écrits, en particulier à sa théologie
de la grâce de Dieu et du Christ en croix. Sur le fond, l'essentiel
est partagé avec les réformés. Sur la forme,
la rupture avec le catholicisme a été moins forte
que pour les réformés et les formes liturgiques sont
moins dépouillées ; l'organisation de l'Eglise a gardé
un type épiscopalien, avec une grande importance donnée
à l'inspecteur ecclésiastique. En France, on évalue
le nombre de luthériens à 250.000. La majorité
d'entre eux se retrouvent en Alsace au sein de l'Eglise Protestante
de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (EPCAAL) ;
les autres appartiennent à l'Eglise Evangélique Luthérienne
de France (EELF), essentiellement installée dans le pays
de Montbéliard et en région parisienne. Au niveau
mondial, les luthériens sont regroupés au sein de
la Fédération Luthérienne Mondiale (FLM), qui
compte 55 millions de membres.
Deux précisions sont importantes à donner. D'une
part, il faut rappeler que les trois départements d'Alsace
Moselle sont sous régime concordataire, alors que le reste
de la France est sous le régime de la séparation des
Eglises et de l'Etat ; ceci explique qu'il y ait plusieurs unions
d'Eglises pour une même famille. L'ERF, l'EELF, l'EPRAL et
l'EPCAAL sont réunies au sein de la Communion Protestante
Luthéro-Réformée (CPLR). D'autre part, et c'est
bien plus important, il faut signaler que depuis un accord théologique
signé en 1973 et appelé "Concorde de Leuenberg",
les Eglises réformées et luthériennes d'Europe
vivent en pleine communion ecclésiale, pouvant échanger
leurs membres et leurs pasteurs. Ces deux familles sont ainsi en
voie d'union. Ce qui est une réalité dans de nombreux
pays d'Europe est en train de se produire en France. L'Union des
Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine a vu le jour il y a
3 ans. L'Eglise unie réunissant ERF et EELF est en cours
de constitution, elle verra le jour en 2013, mais les pasteurs de
l'ERF et de l'EELF sont déjà formés ensemble
au sein de l'Institut Protestant de Théologie, facultés
de Paris et de Montpellier, depuis 1974.
LES EGLISES EVANGELIQUES
Le deuxième grand courant du protestantisme est ce que l'on
appelle les Eglises "évangéliques " (et
non pas "évangélistes" comme on l'entend
souvent dire dans les média : un évangéliste
est une personne chargée d'un ministère dédié
à l'évangélisation ; un évangélique
est une personne membre d'une Eglise ou d'un courant évangélique).
Il faut préciser ce que l'on met derrière ce mot,
puisque toutes les Eglises se veulent évangéliques
dans leur fidélité à l'Evangile ; ainsi, en
Allemagne, le mot evangelische signifie " protestant ".
Quand nous parlons en France d'Eglises évangéliques,
nous nous référons à l'anglo-saxon evangelical
qui désigne, au sein du protestantisme, un type d'Eglises
marquées par une dimension "professante " : est
membre de l'Eglise celui qui a professé sa foi, c'est-à-dire
qui, à l'âge adulte, a adhéré explicitement
à la confession de foi de son Eglise. Il faut accepter personnellement
la croix pour être sauvé. La question de la conversion
personnelle est un marqueur de l'identité évangélique
et le baptême des adultes en est le signe : les Eglises évangéliques
ne baptisent pas les enfants.
Les évangéliques constituent environ un tiers des
membres de la Fédération Protestante de France, mais
une grande partie du courant évangélique n'appartient
pas à la FPF. C'est un monde très divers, beaucoup
plus diffus, voire divisé, que le monde luthéro-réformé.
Il est difficile d'en tracer une définition précise,
car les modes d'organisation, les points de doctrine ou les pratiques
peuvent beaucoup varier de l'une à l'autre. A l'intérieur
de ce courant évangélique, on peut toutefois distinguer
deux grandes tendances, que l'on pourrait schématiser comme
donnant pour l'une l'accent principal sur la référence
à l'Ecriture et pour l'autre l'importance première
à l'inspiration directe du Saint Esprit.
Dans la première catégorie se trouvent des Eglises
" piétistes " et\ou " orthodoxes ". "Piétistes
" sont les Eglises qui mettent l'accent sur la foi vécue
dans le cur du croyant, "orthodoxes " celles qui
insistent sur une rigueur dogmatique ; l'articulation entre les
deux peut être très variable. Ces Eglises se réfèrent
strictement à la Bible, c'est souvent le premier article
de leur confession de foi. Certaines d'entre elles mettent le texte
biblique en perspective culturelle pour mieux le comprendre, tandis
que d'autres vont parfois jusqu'au fondamentalisme ou au littéralisme.
La question du créationnisme et du rapport entre foi et science
traverse ainsi ces Eglises et révèle la manière
des uns et des autres de se référer au texte biblique.
Dans cette catégorie d'Eglises, on retrouve de nombreuses
dénominations. Les Eglises baptistes, dont le nom vient de
l'importance qu'elles donnent au baptême d'adultes. Les Eglises
libres, appelées ainsi car elles se sont séparées
de l'Etat au XIXe siècle, bien avant la loi de 1905 ; le
pasteur Claude Baty, actuel président de la Fédération
Protestante de France, est un "libriste ". Les Eglises
méthodistes, qui insistent sur une lecture régulière
- méthodique - de la Bible. Les Eglises adventistes, ainsi
nommées car elles attendent l'advenue proche du Christ ;
elles ont également gardé des règles issues
de l'ancien testament: célébration du culte le samedi
(sabbat), interdiction de manger du porc ...
On évalue à 150.000 le nombre de membres d'Eglises
évangéliques de ce type piétiste et/ou orthodoxe
(On pourrait évoquer également, dans cette catégorie,
des Eglises qui n'appartiennent pas à la Fédération
Protestante de France, comme les darbystes, fondés par John
Darby au XIXe siècle, qui forment des petites communautés
sans pasteurs, parfois appelées Eglises de frères
; les mennonites, qui se réfèrent à leur fondateur
Menno Simons (XVIe siècle) et professent un christianisme
non-violent ; les quakers, pacifistes, qui n'ont ni sacrements ni
prédication et méditent en silence durant le culte
).
Dans la deuxième catégorie, on trouve les Eglises
dites " pentecôtistes ", appelées ainsi parce
qu'elles se réfèrent au récit de Pentecôte
(Actes 2) ; ces Eglises existent depuis le début du XXe siècle.
Elles sont marquées par l'importance donnée à
l'inspiration directe par le Saint Esprit, et par les signes qui
en sont donnés : guérisons, prière en langues
différentes, prophétie. Le baptême du Saint
Esprit, distinct du baptême d'eau, est le moment d'une expérience
existentielle forte, qui marque un avant et un après. Leur
culte est souvent spectaculaire, avec beaucoup d'extériorisation,
d'émotion, voire de transes. Ces Eglises ont tendance à
se méfier de la théologie. On trouve une dimension
pentecôtisante dans le mouvement charismatique.
En France, les Pentecôtistes sont majoritairement membres
des Assemblées de Dieu, qui n'appartiennent pas à
la Fédération Protestante ; les apostoliques, par
contre, sont membres de la FPF, ainsi que la Mission Évangélique
Tzigane de France (METF). Le courant pentecôtiste est en pleine
expansion en Amérique Latine. On estime qu'il y a actuellement
environ 200.000 personnes membres d'Eglises pentecôtistes
en France.
On pourrait rajouter une troisième catégorie, qui
en fait peut se retrouver dans les deux premières: il s'agit
des Eglises que l'on dit " issues de l'immigration ",
qui se développent notamment dans les banlieues des grandes
villes et rassemblent des protestants, le plus souvent évangéliques,
selon leur origine nationale ou ethnique. Certaines n'ont aucun
contact avec une autre Eglise en France ; c'est pourquoi le Défap
- Service Protestant de Mission - a développé depuis
quelques années le projet "Mosaïc", pour les
mettre en lien. Certaines sont rassemblées dans des structures
qui sont membres de la FPF, telles la Communauté des Églises
d'Expression Africaine en France (CEAF) ou l'Église protestante
malgache en France (FPMA). Le chiffre est difficile à établir
précisément, mais on évalue à 50.000
leurs membres.
Si vous comptez bien, on arrive à un total d'environ 1.100.000
... sur 1.300.000 annoncés en début de cet article
... Eh oui, il y a aussi des personnes qui se disent protestantes
sans être membres d'une Eglise !
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de la page
QUELLES DIFFERENCES ?
Je vois 6 grandes différences entre les luthéro-réformés
et les évangéliques, qui apparaissent déjà
dans ce que j'ai écrit. Je vais là aussi schématiser,
sachant que ces questions traversent parfois une même tradition.
La première différence tourne autour du baptême.
Alors que pour les luthériens et les réformés
les enfants peuvent être baptisés, dans les Eglises
évangéliques seuls les adultes peuvent l'être.
Le baptême est pour les premiers le signe de l'amour de Dieu
donné gratuitement, tandis qu'il est pour les autres le moment
du témoignage de la foi du baptisé, le moment de sa
réponse croyante. Bien sûr, il y a dans le baptême
à la fois une question de grâce de Dieu, toujours première,
et de foi, de réponse du croyant ; mais cette foi est-elle
aussi celle de la communauté qui reçoit l'enfant,
et celle, en espérance, de l'enfant qui va la découvrir
plus tard ? Ou bien n'est-elle foi que quand elle est explicitement
confessée par le croyant adulte ? Cette question est un lieu
de division, les évangéliques ne reconnaissant souvent
pas le baptême reçu enfant par un réformé
ou un luthérien ...
Derrière la question du baptême se trouve celle de
l'Eglise : l'Eglise est-elle conçue comme lieu de témoignage
et de partage d'un Evangile accueillant toute personne en recherche,
en quête, même faible et pleine de doutes, ou bien est-elle
le rassemblement de ceux qui confessent pleinement leur foi en Jésus-Christ
? Est-elle d'abord "multitudiniste" ou d'abord "professante"
? Bien sûr, les deux dimensions se fécondent l'une
l'autre, une Eglise ouverte et une Eglise de militants... Mais pour
les luthériens et les réformés il est important
de rappeler que l'Eglise existe là où l'Evangile est
annoncé et partagé, ce qui fait l'Eglise c'est le
Christ et pas la qualité des croyants, toujours à
la fois pécheurs et pardonnés ...
Une troisième question est celle de l'organisation de l'Eglise,
du lien entre les communautés, entre les Eglises locales.
Les Eglises de la mouvance évangélique insistent sur
l'Eglise comme étant la paroisse, elles ont un système
d'organisation "congrégationaliste" qui donne l'autorité
à l'assemblée locale, à la congrégation.
Elles se fédèrent plus ou moins les unes aux autres
selon les projets mais elles peuvent avoir une tendance forte à
l'individualisme. Les Eglises réformées et luthériennes
ont un mode de fonctionnement beaucoup plus solidaire, puisque la
dimension synodale est le lieu des décisions fondamentales,
de l'équité entre les pasteurs et les paroisses, et
de régulation de l'autorité.
Le rapport au texte biblique peut également marquer une différence.
Les Eglises luthériennes et réformées ont,
dès le départ, fait le choix d'une lecture du texte
biblique dans laquelle l'inspiration par l'Esprit saint ne se fait
pas au détriment de la recherche scientifique et historique,
mais associe l'intelligence humaine pour qu'émerge le sens
; elles accordent beaucoup d'importance à la théologie,
à la prédication, à la formation théologique
des pasteurs, aux études bibliques. Elles croient que, derrière
le texte, peut surgir la Parole de Dieu, mais que celle-ci n'est
pas prisonnière de la lettre. Nombre d'Eglises de type évangéliques
- bien que beaucoup d'entre elles en viennent également à
revaloriser la théologie - ont plus de peine à mettre
en perspective le texte et certaines d'entre elles courent le risque
du fondamentalisme, en se figeant dans le texte, ou de la dérive
émotionnelle, en s'écartant de l'étude du texte.
De la manière de lire la Bible découle la différence
de choix dans les questions éthiques. Sur les questions de
contraception, d'avortement, d'homosexualité, les divergences
peuvent être grandes, les avis diamétralement opposés
: l'éthique est-elle, comme le croient les luthériens
et les réformés, un choix nécessaire à
poser, dans la foi mais aussi en tenant compte de chaque situation
particulière, ou bien est-elle l'application de décrets
universels et intangibles, comme le pensent certains évangéliques
?
Une sixième dimension enfin, qui peut tout autant que l'éthique
marquer une ligne de fracture entre Eglises, est celle de l'cuménisme.
Les Eglises luthériennes et réformées sont
engagées très fortement dans la quête de l'unité
des chrétiens et dans l'élargissement des relations
entre Eglises, en particulier avec l'Eglise catholique. De nombreuses
Eglises évangéliques sont réservées
voire hostiles à toute relation avec l'Eglise catholique,
qu'elles estiment trop déviante par rapport à l'Evangile.
Ces 6 dimensions peuvent être 6 lieux de débat qui
traversent chacune des familles protestantes ... Elles pourraient
être occasion de division - et elles l'ont souvent été
- si, plus profondément, toutes ces dénominations
n'étaient pas unies sur l'essentiel.
UNE UNITE FONDAMENTALE
Une fois brossé rapidement ce tableau de la diversité
protestante, il importe de rappeler que ces différentes familles
se retrouvent autour de l'essentiel des grands principes protestants.
Ensemble, elles croient que Jésus-Christ est le Seigneur, et
elles déclinent cette foi en 6 affirmations principales.
Elles affirment ensemble, dans la suite de Calvin, qu'à Dieu
seul est la gloire, ce qui relativise les pouvoirs humains, les idéologies,
les modes.
Elles confessent un Dieu qui offre son amour gratuitement, par la
grâce seule, ce qui donne du prix à chaque être
humain, quels que soient ses mérites et ses faiblesses.
Elles déclarent que l'homme rencontre Dieu par la foi seule,
c'est-à-dire dans une relation personnelle et non comme une
récompense.
Pour elles, la seule autorité en matière doctrinale
est la Bible, l'Ecriture seule : avec l'aide de l'Esprit Saint, Dieu
y donne l'essentiel de ce qui aide à vivre libre et solidaires.
Chaque chrétien est appelé à être témoin
du Christ, c'est ce que l'on appelle le sacerdoce universel, qui ne
donne pas de hiérarchie dans l'Eglise : même s'il y a
des fonctions particulières - pasteur par exemple - tous sont
d'une égale dignité aux yeux de Dieu.
L'Eglise, enfin, est appelée à " se réformer
sans cesse ", elle n'est qu'une forme provisoire du témoignage
rendu au Royaume de Dieu.
Ces six points, tous les protestants les confessent. C'est en cela
qu'ils sont protestants. C'est à l'intérieur de cette
unité fondamentale que les spécificités apparaissent
et sont légitimes.
Reste enfin à préciser que, si l'on peut plus ou moins
repérer ainsi les Eglises et les familles confessionnelles,
la réalité montre qu'au sein de chacune de ces Eglises
des membres peuvent se sentir plus ou moins proches, sur tel ou tel
point, de telle ou telle tradition ou spiritualité. C'est bien
là le but de l'Eglise : être le lieu où se retrouvent
des chrétiens dans leur diversité de vie et d'opinions,
pour qu'ensemble éclairés par la Parole de Dieu, ils
puissent s'aider mutuellement à grandir dans la foi, à
être témoins du Christ dans le monde et artisans d'une
terre plus juste et fraternelle. Dans la perspective protestante,
la diversité, même vertigineuse, est signe de vie et
de liberté joyeuse, quand elle est vécue dans la fraternité.
Christian BACCUET
Président de la commission des ministères de l'ERF
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Béni soit le Seigneur
Mari d'Elisabeth et père
de Jean-Baptiste, Zacharie, apprenant que Marie est enceinte, se
met à prophétiser ; à annoncer, à l'avance,
le dessein de Dieu pour le salut du monde.
Le passé d'Israël - David, Abraham, les prophètes
- le tourne vers l'avenir : quand ce petit enfant, le Christ Jésus,
va naître. Pour préparer les chemins du Seigneur. Pour
apporter le salut. Pour conduire les humains sur la route de la
paix.
Mais la révélation de Dieu, pour s'étendre
partout, doit prendre pied quelque part, à un moment donné.
Marie est au terme de sa grossesse, et le monde au terme d'une préparation
qui, avec les prophètes, a duré plusieurs siècles.
Marie ne peut plus porter son fardeau, il faut qu'elle s'en décharge.
Et le monde ne peut plus attendre. A Noël l'enfant qui va naître
portera le fardeau du monde.
Préparons-nous à accueillir, comme à chaque
Noël, ce petit enfant qui est notre Seigneur. Avec lui, nous
allons rencontrer l'espérance. Nous allons voir l'amour.
Oui, béni soit Celui qui à Noël, et chaque jour,
vient pour nous bénir.
Alors, bientôt, pour chacun et pour tous, Joyeux Noël
!
Marc CHAMBRON
Articles du numéro de septembre-octobre
2009
Vivre en Eglise
Chers amis de la
paroisse de Cergy-Pontoise et environs,
En rentrant des vacances, en cette fin de mois daoût,
me voici ànouveau dans mon bureau et je regarde par la porte
ouverte les feuilles desséchées des peupliers que
le vent fait lever, rassembler et disperser inlassablement. Ces
feuilles annoncent que lété est fini, ainsi
que les vacances, bien que personne ne soit encore au Centre. Dans
quelques jours cest un nouveau temps qui commence, la Rentrée.
Alors jai pris une feuille, pour vous écrire ces quelques
lignes quemporte le vent pour nous rassembler à nouveau
Mais
jusque là, cest encore la course pour scolariser nos
enfants, reprendre le travail, remplir nos agendas, calculer le
temps pour créer lespace de la vie. Et nos vies sont
tellement pleines quelles semblent se suffire à elles-mêmes.
Activités diverses, engagements, loisirs, sport, projets
et soucis de solitude ou des devoirs nous envahissent. A nouveau,
comme à chaque rentrée, nos agendas sont trop pleins
et à tel point que notre vie risque dêtre toute
vide. Avons-nous encore besoin d'une vie d'Eglise ?
Commentsauvegarder notre humanité, c'est-à-dire
notre capacité à nous émerveiller, à
avancer, à réfléchir, à aimer ? Et si
vivre en Eglise était une chance ? Vivre en Eglise, ce n'est
pas rajouter une sollicitation de plus. Ce nest pas un devoir
moral qui gâche la grasse matinée tant attendue au
bout dune semaine de labeur copieux. C'est au contraire préserver
dans notre vie un espace de liberté. Prendre le temps de
s'arrêter pour méditer l'Ecriture, prier, rencontrer,
partager, s'engager, c'est refuser de n'être qu'un objet,
un consommateur, un jouet. C'est retrouver le goût du «
je » : je suis une personne unique, j'existe, ma vie a du
prix, elle est « ma » vie. Je ne veux pas passer à
côté d'elle. Ce « je » se construit dans
la relation à un « tu » : l'autre, qui me regarde,
me parle, m'écoute, me met en lien. Cet autre, comme moi,
cherche, avance, vit. Il m'aide à percevoir l'Autre, ce Dieu
qui, dans toute la Bible, dialogue avec l'homme, le relève,
le met en marche dans la foi, l'amour,l'espérance. En Christ,
il me rend libre, responsable, solidaire.L'Eglise, c'est le moment
où m'est offerte la Parole qui me dit que je suis aimé,
inconditionnellement, par Dieu. C'est le moment où je rencontre
d'autres personnes pour chercher avec elles comment cela peut donner
sens à ma vie. Les modalités de cette rencontre peuvent
varier.
Le culte en est une occasion privilégiée,
mais d'autres temps, d'autres lieux sont possibles. Certains existent,
d'autres sont à imaginer. L'Eglise est toujours à
réformer. La rentrée du 20 septembre devra être
loccasion de se retrouver tous ensemble, petits et grands,
pour parler de cela et de se mettre en route ensemble.
Bien fraternellement.
Andras KUTASI
pasteur
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de la page
Ô mon âme
Tu as un devoir, ô mon âme,
Un grand devoir, si tu le veux.
Examine-toi sérieusement,
Ton être et ton destin ;
D'où tu viens et où tu devras terendre ;
Cherche à savoir si ce que tu visest la vie
Ou bien s'il y a quelque chosed'autre encore.
Tu as un devoir, ô mon âme,
Et pour cela, purifie ta vie :
Considère, je t'en prie,
Dieu et ses mystères,
Recherche ce qu'il y avait avant cet univers
Et ce qu'il est pour toi,
D'où il vient et quel sera son sort.
Voilà ton devoir, ô mon âme,
Et pour cela, purifie ta vie.
Grégoire de NIZIANZE (329-390)
(Poésies 2, 1 ,78)
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La mission des bénévoles de la CIMADE
à Cergy
Depuis 2005, des
bénévoles de laCIMADE interviennent au Local de Rétention
Administrative (LRA) de Cergy où ils peuvent rencontrer des
étrangers qui ont été contrôlés
sans papiers (plus de mille passent chaque année au LRA,
les bénévoles arrivant à en voir la moitié).
Au-delà du soutien moral, ils les aident à mieux comprendre
leur situation administrative et juridique, facilitent les contacts
avec leurs familles et leurs avocats, recueillent les informations
nécessaires pour préparer, le cas échéant,
des recours devant le tribunal administratif. Souvent ils assistent
le lendemain, au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Pontoise,
à l'audience au cours de laquelle le juge des libertés
et de la détention se prononce sur la prolongation de leur
rétention administrative (auquel cas ils sont transférés
dans un Centre de Rétention
Administrative, CRA). Alors que dans les CRA la CIMADE est présente
avec du personnel salarié (dans des
conditions contractuelles dont vous avez peut-être suivi les
péripéties cette année), les intervenants en
LRA sont des bénévoles, habilités par la Préfecture,
qui consacrent une ou deux demi-journées par semaine à
ces tâches. Ils sont en lien avec le service Défense
des Etrangers Reconduits (DER) de la CIMADE, qui assure leur recrutement,
leur formation et leur suivi. Actuellement, il y a cinq bénévoles
pour le LRA et le
TGI ; par ailleurs un groupe de trois bénévoles intervient
à la Maison d'arrêt d'Osny pour l'aide aux retenus
étrangers. Il y aurait beaucoup à dire sur la situation
des étrangers, des sanspapiers, sur le travail, les motivations,
les interrogations des bénévoles, sur ce qu'ils perçoivent
du fonctionnement des institutions, sur le rôle et la position
de la CIMADE, etc. Cela pourrait peut-être donner lieu à
une rencontre-débat avec les familiers du CPR ? Outre la
domiciliation (faite par Dom'asile dans le cadre de l'Entraide protestante),
la population des migrants a besoin dêtre épaulée
pour la connaissance de ses droits et dêtre aidée
dans ses démarches pour une régularisation. Ceux qui,
interpellés, ont vu leurs droits reconnus et ceux qui viennent
darriver ou dont la situation a évolué doivent
engager des démarches auprès des administrations.
Jusqualors ils étaient orientés vers les permanences
parisiennes de la CIMADE (qui en ont reçu en 2008
plus de 700 en provenance du Val d'Oise). A partir du 1er octobre
2009, laCIMADE Ile de France va ouvrir à Cergy à leur
intention une permanence dans des locaux situés au Centre
Commercial des Trois
Fontaines (qui accueilleront aussi d'autres associations aveclesquelles
la CIMADE collabore déjà).
Des nouveaux bénévoles sont recherchés pour
compléter l'équipe des intervenants en LRA et pour
la permanence. Si vous, ou quelqu'un que vous connaissez, êtes
intéressés, vous pouvez contacter pour plus de renseignements
:
Jacques LAFOSSE
Jlafosse@aol.com
Marc CHAMBOLLE
mb.chambolle@free.fr
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Une sortie réussie
Le 5 juillet, à
l'initiative de l'ACER, à l'issu du repas communautaire paroissial
mensuel, nous nous sommes retrouvés une douzaine de personnes,
devant l'Office du Tourisme de Pontoise pour une visite guidée
des souterrains de Pontoise. En fait nous avons fait une visite
très bien commentée par notre guide de la vieille
ville de Pontoise, agrémentée de la visite d'un petit
échantillon parmi la multitude des souterrains qui truffent
la ville. Trois grandes catégories : ceux appartenant aux
restes des fortifications de la ville, ceux d'anciennes carrières
et des caves de maisons bourgeoises accessibles par les curieux
"escaliers à mains" avec des voûtes dignes
de chapelles gothiques. Qui eut imaginé l'entrée d'un
de ces souterrains à l'intérieur d'un parking public
? Celui de la Cour des oiseaux était un peu plus prévisible,
en plein milieu des quartiers anciens de la ville. Gâtés
par un soleil radieux nous avons passé un agréable
après-midi, même si certaines jambes ont été
un peu éprouvées par l'escalade de quantité
d'escaliers parfois assez raides. Il n'est pas douteux que l'enchaînement
du repas et de la visite n'a fait que renforcer la convivialité
de cette journée. Une idée à poursuivre. A
quand la prochaine sortie de groupe ? L'ACER serait heureuse de
recevoir vos suggestions.
Jean-Louis PY
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Tiens dans ta main
.
Tiens dans ta main,
ta main puissante et forte,
Ton faible enfant qui seul ne peut marcher.
Vers toi, Seigneur, tout mon désir se porte ;
Sur mon chemin garde-moi de broncher !
Tiens dans ta main tous les jours de ma vie,
Quils soient des jours de peine ou de bonheur.
Que de taimer soit toute mon envie,
Je suis à toi, ô Jésus, mon Sauveur !
Tiens dans ta main mon coeur plein de faiblesse,
Sans ton secours je ne puis faire un pas,
Ecoute-moi, regarde ma tristesse
Et soutiens-moi pour marcher ici-bas!
Tiens dans ta main ma main parfois tremblante,
Quand vient lépreuve et ses jours de douleur.
Donne à ma foi, souvent si chancelante,
Plus de douceur, de paix et de ferveur !
Tiens dans ta main mon âme tout entière,
Fais-moi, Jésus, savourer tonamour ;
Sois mon rocher, mon guide et ma lumière,
Ma confiance, ô Jésus, chaque jour !
L. E. RILLIET
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Articles du numéro de juillet-août
2009
Dieu nous a confié la terre
C'est dans l'air du temps
Alerte, catastrophisme, réchauffement de la planète,
fonte des glaciers et montée du niveau de la mer
Des
images de planète polluée, de fruits et légumes
immangeables car imprégnés de pesticides, de nappes
phréatiques asséchées et chargées de
nitrates, de pandémies, de centrales nucléaires qui
seraient des bombes à retardement dont on ne saurait par
ailleurs pas recycler les déchets.
Les politiques s'en emparent : Grenelle 1, Grenelle 2,
emphase
dans la voix et promesses électorales
de celles qui
font effet d'annonce et qui sont oubliées dès qu'il
faut passer à l'acte.
Les média s'en font le relais quand un ancien vice-président
des Etats-Unis (Al Gore) obtient grâce à un message
filmé un Nobel de la paix ou quand un condensé de
belles images assorti d'un commentaire à tendance lénifiante
rassemble selon ses auteurs la terre entière devant sa télévision
ou internet (Home).
Tout ça, c'est le " bruit ", mais où sommes-nous,
chacun d'entre nous, dans cette spirale
alarmiste ?
Nous sommes les habitants de cette planète, et, nous l'oublions
trop souvent, l'être humain que Dieu a créé
en lui confiant cette terre : " Le Seigneur Dieu prit l'homme
et l'établit dans le jardin d'Eden pour cultiver le sol et
le garder " (Gen 2 v. 15). Le garder, le conserver, le préserver,
l'entretenir
En fait, un appel à la responsabilité, individuelle
aussi bien que collective. Non, ce n'est pas l'affaire des autres
mais c'est bien mon affaire à moi, celle qu'on m'a confiée.
Pour reprendre cette image de la terre que je dois conserver et
transmettre à mes enfants et à leurs descendants,
je citerai Saint Exupéry : " On n'hérite pas
de la terre de nos parents, on emprunte la terre de nos enfants
". Quand j'emprunte quelque chose, je dois le rendre, en bon
état
Or, que se passe t-il ?
L'année dernière, en 2008, au mois de septembre, la
population mondiale avait déjà consommé ce
que la terre avait produit au titre de l'année entière,
ce qui signifie que pendant les 3 mois suivants, elle a pris dans
les réserves. Quand on consomme plus que ce que l'on produit,
on s'appauvrit, on grignote le capital. Sûr que dans ce cas
là on ne peut pas rendre la même chose que ce que l'on
a emprunté !
Pour mettre cela en image, c'est comme si après avoir mangé
les pommes que l'arbre avait produit cette année là,
on avait mangé l'arbre : il est certain que quand c'est le
cas, l'arbre ne sera plus là pour produire des pommes l'année
suivante !
Et si, parmi nos réflexions de l'année, on prenait
le temps de se pencher sur cette responsabilité ?
Le président
du Conseil Presbytéral
Jean-Jacques LUGBULL
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La burka
Voici un sujet qui va fouetter
les sentiments pour et contre en parlant de la même manière
passionnée de laïcité, de religion, de liberté
d'expression ou de prison ambulante ou encore
et encore
.
Et surtout d'une manière telle que cela va en fâcher
plus d'un. Cela me rappelle quelque chose ! C'est cette période,
il n'y a pas si longtemps que ça, lorsqu'on parlait de l'apôtre
Paul au sein du christianisme contemporain avec cette même
véhémence. Surtout du côté féministe,
en disant qu'il était contre l'égalité des
femmes (donc retardé), qu'il leur assignait une place de
service silencieux dans l'assemblée (donc macho), que la
femme devait se couvrir la tête pendant l'office pour ne pas
attirer les regards pleins de convoitise (donc misogyne) ; de toute
manière, il était célibataire, donc incompétent
dans ce domaine
(en bref, ce qu'on dit au curé lorsqu'on
n'est pas d'accord avec lui).
Ce qui m'a surpris encore davantage fut le discours inverse, plutôt
fondamentaliste, d'un collègue évangélique
qui proclame au nom de la vraie piété une place secondaire
pour les femmes, et cela non seulement au sein de la famille, mais
aussi dans la communauté : le refus de reconnaissance du
ministère pastoral féminin ou de toute place incluant
une autorité féminine de la parole. Bien entendu,
cela au nom de la Bible et de son autorité indiscutable,
puisque Jésus n'avait aucun(e) disciple féminin(e).
C'est un raisonnement transparent, une manière de lire la
Bible. Mais j'en ai une autre ! Et je la propose tout de suite.
Prenez donc comme lecture Ephésiens 5 : 22 à 33 "
Femmes, que chacune soit soumise à son mari, comme au Seigneur
; car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef
de l'Eglise qui est son corps, et dont il est le Sauveur. Or, de
même que l'Eglise est soumise à Christ, les femmes
aussi doivent l'être à leur mari en toutes choses.
"
C'est drôle de voir qu'après la première phrase,
toutes les (futures) jeunes mariées ouvrent systématiquement
des yeux tout grands et on y lit inévitablement : "
Mais c'est pas vrai
! C'est dépassé ! "
. - Oh oui, que j'aime ces moment de préparation de mariage
et surtout ces textes bibliques ! - Serait-on buté et incapable
de lire un enseignement dans son intégralité et pourrait-on
ignorer les circonstances dans lesquelles il fut consenti ? - Eh
bien recommençons : " femmes, obéissez à
votre mari,
car il est le chef
le premier.. " Et
je comprends l'apôtre Paul, qui fut assez prudent pour commencer
par les femmes. Je suis prudent moi aussi aujourd'hui, lorsque je
rencontre cette nouveauté pour moi, la famille matrimoniale.
Donc si Paul est prudent, il a ses raisons ! Mais il n'est pas dupe
lui non plus ! Il continue et je vous invite à continuer
avec lui : " mari, aimez vos femmes, comme le Christ
".
Et nous savons comment le Christ nous a aimé : il s'est donné
sans calcul, sans arrière pensée, sans réserve
il a donné sa vie. Et c'est ici la nouveauté ! Que
la femme obéisse à son mari, c'est encore un enseignement
qui ne dit rien de nouveau. Car c'est un ordre établi depuis
très, très longtemps. Cela n'avait choqué aucun
de ses auditeurs.
Mais que les maris doivent aimer leur femme, comme le Christ a aimé
l'église ? Eh bien, vous l'avez entendu ? Voici le cur
de son enseignement ! Et vous l'avez entendu ? Paul n'en est pas
convaincu, puisqu'il va le redire trois fois de suite. Dire que
la femme doit obéir , ça tout le monde l'a compris
tout de suite. Mais que l'homme doit aimer sa femme, ça il
faut le répéter, le redire encore. Et il a raison,
aujourd'hui encore il est essentiel de le redire à nos contemporains,
car elle n'est pas un objet de désir, mais une personne !
Elle n'est pas quelque chose qu'on peut acheter ou échanger,
ou sur le sort duquel on peut décider, mais elle est une
personne au même titre que son mari !
Et nous rappelons aujourd'hui, qu'elle est appelée elle-aussi,
au même titre que son mari, à être non seulement
membre de l'Eglise, mais aussi serviteur (ministre) selon la grâce
(charisme) qui fait autorité de la part du Seigneur.
On ne va quand même pas se voiler la face ! Bien au contraire
! Laissons rayonner sur le visage la joie intérieure. Il
n'y a rien à cacher !
Bonnes vacances à tous et revenez-nous pleins d 'énergie
et de punch !
Bien fraternellement
Pasteur Andras KUTASI
L'offrande : un devoir vital
Nos finances sont en péril, un versement avant les
vacances serait bienvenu
Dur, dur
. Les cotisations
sont faibles depuis le début de l'année (et la crise
n'excuse pas tout
.) si l'on excepte nos " piliers "
qui portent les finances de la paroisse.
Pourtant, le soutien financier de tous est nécessaire au
bon équilibre de nos comptes, chacun donnant en fonction
de ses moyens mais ne devant pas compter sur l'autre pour soutenir
l'Église. Le devoir d'offrande est une des bases de la vie
chrétienne.
Dans sa grande mansuétude, le fisc rembourse les 2/3 des
dons nominatifs aux personnes redevables de l'impôt sur le
revenu. Aussi, l'effort financier consenti s'en trouve allégé
d'autant, ce que les paroissiens imposables peuvent constater sur
leur feuille d'impôt.
Les projets lourds financièrement sont reportés à
des jours meilleurs.
La fête de printemps a été un succès
surtout par l'ambiance fraternelle de la journée paroissiale
qui a réuni près de 80 personnes au repas. Les recettes,
soit 2.600 €, sont inférieures à celles de l'année
précédente mais supérieures aux prévisions,
la date choisie n'étant pas la meilleure mais imposée
par le calendrier, le 17 mai étant réservée
à la journée organisée par la Région
à NOYON dans le cadre de l'année Jean CALVIN. De plus,
la réussite de ce déplacement a mobilisé beaucoup
d'énergies qui n'étaient plus disponibles pour la
fête.
L'abonnement au journal est de 10 € minimum (montants supérieurs
bienvenus). J'invite les retardataires à établir un
chèque (à l'ordre de ET POURQUOI PAS) à réception
de ce numéro.
Les charges fixes de la paroisse ne prennent pas de vacances (cible,
entretien courant, téléphone, électricité
).
Aussi avant votre départ, n'oubliez pas de soutenir financièrement
votre paroisse ! En effet, notre communauté est fragile financièrement,
malgré les progrès réalisés ces dernières
années, même en vivant modestement, voire très
modestement
..
Le trésorier
Daniel KARENZI
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Bilan et perspectives de l'Entraide
Le président de l'Entraide
ayant présenté sa démission lors d'une réunion
du conseil d'administration suivant l'Assemblée Générale,
il a fallu convoquer une Assemblée Générale
extraordinaire ; elle s'est tenue le 27 avril et a approuvé
la nomination de Sylvie Wenisch comme membre du conseil d'administration.
Ce nouveau CA s'est réuni le 28 mai et a nommé le
bureau suivant :
Président : Roland Badel
Vice-Présidente : Sylvie Wenisch
Secrétaire : Arlette Kassoum-Mourot
Trésorière : Madeleine Py
Cette nouvelle équipe devra s'efforcer de travailler de façon
coordonnée malgré l'éloignement des uns et
des autres ; nous leur souhaitons bonne chance.
L'Entraide de Cergy a connu beaucoup de péripéties
ces dernières années mais a toujours su tenir le cap
dans la tempête grâce à ses bénévoles
pleins de dévouement et répondant présents
quand il le faut ; le travail ne manque pas en cette période
de précarité qui se fait sentir pour une population
de plus en plus nombreuse.
En ce qui concerne l'activité de domiciliation, l'Entraide
poursuit son travail de domiciliation d'une part pour les personnes
qui veulent être couvertes par la CMU (Couverture Médicale
Universelle) ou l'AME (Aide Médicale d'Etat) et d'autre part
pour les demandeurs d'asile.
Dans la première catégorie de bénéficiaires,
qui compte beaucoup de gens du voyage, de personnes qui souhaitent
rebondir en créant leur propre entreprise, de demandeurs
d'asile déboutés, nous avons enregistré environ
300 demandes depuis le début de l'activité ; tous
sont des SDS (Sans Domicile Stable) et ont besoin d'une adresse
pour leurs démarches administratives ; un afflux de roumains,
bénéficiant pendant un temps des allocations familiales,
était venu grossir les rangs en 2008.
En ce qui concerne les demandeurs d'asile, nous avons reçu
plus de 1700 personnes depuis la fin de l'année 2001, date
de la création de l'association Dom'Asile, et 200 dossiers
environ restent ouverts actuellement. L'adresse que nous procurons
leur est indispensable pour qu'ils puissent suivre la procédure
d'obtention du statut de réfugié ; cette procédure
peut être longue : envoi d'un dossier auprès de l'OFPRA
(Office Français Pour les Réfugiés et Apatrides),
demande de recours auprès de la CNDA (Commission Nationale
du Droit d'Asile) en cas de rejet de l'OFPRA, certaines demandes
pouvant aller même jusqu'au Conseil d'Etat quand le demandeur
est défendu par un bon avocat.
Si le taux d'obtention du statut de réfugié est relativement
faible, de l'ordre de 15% après décision de la CNDA,
nous ressentons toujours une immense satisfaction quand l'un d'entre
eux vient nous annoncer, sourire aux lèvres, qu'il vient
d'obtenir le statut. Pour aboutir à ces beaux résultats,
un travail rigoureux et régulier est nécessaire en
partant du tri du courrier les lundi et vendredi jusqu'à
sa distribution les mardi et samedi. Un grand merci à tous
les bénévoles qui ne ménagent pas leur peine
pour que notre réputation de terre d'asile ne soit pas usurpée
et que l'accueil fraternel de nos frères, qu'ils soient pakistanais,
congolais, sri-lankais ou autres, soit notre préoccupation
permanente
" Car le fils de l'homme lui-même n'est pas venu pour
se faire servir mais il est venu pour servir et donner sa vie comme
rançon pour libérer une multitude de gens " Marc
10 - 45.
Venez rejoindre notre équipe pour participer à cette
action enthousiasmante ; nous avons besoin de renfort notamment
le samedi après-midi.
Le Président de l'Entraide
Roland BADEL
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Confirmation
Pour les nouveaux confirmés, une étape sur
leur chemin de foi, avant un nouveau départ
Le 30 mai dernier, jour de Pentecôte,
trois jeunes ont confirmés en présence de leur famille
: Carole, Wilfried et Henri.
Cette confirmation leur a permis de montrer leur foi en Dieu et
en Jésus-Christ ainsi que leur appartenance à l'Église
Réformée de France. Durant le culte, ils se sont exprimés
avec leurs mots pour dire ce que représente pour eux la foi
chrétienne de nos jours : " c'est croire en Dieu ",
" c'est avoir quelqu'un à côté de soi ",
" c'est être sous la protection de l'Esprit Saint ",
" c'est faire partie d'une communauté ".
Ce fut pour eux le point d'orgue d'un long cheminement biblique,
mais qui ne s'arrête pas là puisqu'ils continueront
de venir l'an prochain dans le groupe de jeunes.
Pour les 3 confirmants
Henri PONTETTE
Journée régionale à Noyon
Notre Eglise a répondu présent à ce rassemblement
exceptionnel. Un grand moment de convivialité
A l'invitation du Conseil régional
des Eglises réformées en Région parisienne,
nous nous sommes retrouvés plus d'une vingtaine de paroissiens
de tous âges à embarquer vers la ville natale de Jean
Calvin le 17 mai dernier.
Le voyage n'a pas paru trop long, grâce à la bonne
ambiance qui régnait dans les voitures. Après une
halte de regroupement des voitures (merci Anne et Jean-Charles pour
les croissants !!) nous nous sommes retrouvés à Noyon
au milieu de 1500 réformés, nettement plus que n'en
attendaient les organisateurs !
Est-ce l'effet de la bonne humeur ambiante? Progressivement la petite
pluie du matin a laissé passer quelques rayons de soleil
en fin de journée.
Une fois résolus les problèmes de stationnement, chacun,
suivant ses goûts, a pu suivre une conférence, une
visite guidée de la ville, faire la visite du musée
Jean Calvin, assister à un spectacle de théâtre,
Après un pique-nique convivial, où la plupart d'entre
nous se sont retrouvés ensemble, nous avons participé
à un culte dans la cathédrale catholique de Noyon,
où nous a gentiment accueilli l'archiprêtre. L'ambiance
festive était assurée par la chorale Espérance,
de style Gospel. L'arrivée du cortège des pasteurs
en habit fut un moment très solennel. Le culte présidé
par le pasteur Jean-Charles Tenreiro, président du Conseil
Régional, fut aussi un moment très fort, car, dans
nos contrées, on a peu l'habitude de voir autant de réformés
rassemblés ensemble pour prier.
A la sortie quelques uns se sont fait (ou refait) une petite visite
du musée Calvin, en profitant d'une affluence moins importante
que le matin, avant le retour à Cergy.
En résumé une journée très conviviale
qui a donné aux participants la possibilité de mieux
se connaître, en partageant ensemble cette journée
de commémoration du 500e centenaire de la naissance de Jean
Calvin.
Nul doute que cela rejaillira dans notre vie paroissiale.
Jean-Louis PY
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Heures Musicales
Avec le concert du 21 juin, jour de la fête de la musique,
s'est achevée la saison des Heures Musicales
Une saison riche en découvertes
de jeunes interprètes mais aussi de compositeurs connus ou
moins connus. Naturellement, le point d'orgue (c'est la cas de le
dire !) fut sans aucun doute le Concert des Psaumes, avec, aux orgues,
les deux virtuoses que sont Philippe Bardon et Philippe Brandeis.
Ceci sans minimiser le talent de tous les interprètes qui
nous ont enchantés.
Je ne peux que vous recommander de réserver vos fins d'après-midi
du 3e dimanche de chaque mois pour venir les applaudir. Je suis
certain que François Ducasse se prépare à nous
concocter des programmes passionnants pour la saison 2009-2010.
Jean-Louis PY
Appel
Mamans, grandes surs et
tantines,
Nos plus jeunes nous ont offert leurs rires, leurs questions, leur
foi si simple et profonde.
Ils ont envie de continuer à venir pour entendre une histoire,
emprunter une cassette biblique, vous offrir un cur en pâte
à modeler ou tout simplement donner un coup de main au verre
de l'amitié
Alors ? n'hésitez pas, venez aider l'équipe "
garderie-éveil "
" Laissez venir à moi les petits enfants "
L'amour de Dieu
Martin Luther considérait le verset de Jean 3, 16
comme le résumé de tout l'Evangile
Dieu : l'Être le plus grand
a tant aimé : le plus grand amour
le monde : tous les hommes, le plus grand nombre
qu'Il a donné : le plus grand acte de faveur
son Fils unique : le plus grand don
afin que quiconque : l'offre la plus étendue
croit en lui : la plus grande simplicité
ne périsse pas : la plus solennelle promesse
mais : la plus grande différence
qu'il ait : la plus grande certitude
la vie éternelle : le plus grand bonheur
Martin LUTHER
Bioéthique : un document de la FPF
La Fédération Protestante de France vient du
publier un document dans le cadre de la préparation des états
généraux de la bioéthique
Ce texte ne définit pas
un magistère et n'impose rien, mais propose des éléments
de réflexion.
Deux points sont soulignés en préambule :
- L'homme ne peut se résumer à sa matérialité
corporelle. Il comporte une dimension spirituelle car "créé
à l'image de Dieu".
- Il n'y a pas d'éthique sans règle, mais la règle
ne peut l'emporter sur la recherche "de la vie bonne, avec
et pour les autres, au sein d'institutions justes " (Paul Ricur).
Reconnaissant la pluralité, au sein du protestantisme, des
compréhensions en matière d'éthique biomédicale,
et conscients de la complexité du sujet, les auteurs se sont
limités à offrir des éléments de réflexion
susceptibles de former les consciences, et de guider les intelligences
et les pratiques. Sont abordés :
- La recherche sur les cellules souches et sur l'embryon : le statut
de l'embryon donne lieu à différentes conceptions
au sein du protestantisme. Néanmoins un consensus se dégage
pour demander la minimisation du nombre des embryons surnuméraires
issus d'Assistance Médicale à la Procréation,
la recherche de solutions alternatives à l'utilisation de
cellules souches embryonnaires, le maintien du régime actuel
d'interdiction, sauf dérogation ponctuelle argumentée,
de recherche sur l'embryon.
- Les diagnostics prénatal et préimplantatoire : la
sélection parmi les personnes humaines potentielles est jugée
problématique, car la théologie protestante affirme
que la valeur de l'être humain ne dépend pas de ses
caractéristiques physiques et intellectuelles. Mais peut-on
contraindre les parents à assumer une charge au-delà
de leurs forces ? En outre, les décisions résultant
de ces diagnostics sont parfois biaisées : pronostics "par
précaution", consentement influencé par la pression
sociale,.... Enfin, on peut craindre une extension progressive vers
la détection de la simple prédisposition à
certaines maladies. Le texte demande donc une grande attention aux
risques de dérives eugéniques, une politique active
d'accueil des personnes handicapées, une veille à
la qualité de l'information des couples concernés,
et lance un appel aux Eglises pour qu'elles proposent des entretiens
avec des personnes formées.
- L'Assistance Médicale à la Procréation (AMP)
: affirmant qu'il n'y a pas de "droit à l'enfant",
mais constatant que l'AMP est un moyen pour de nombreux couples
de surmonter une stérilité, les auteurs demandent
que l'on minimise le nombre d'embryons sur-numéraires, que
l'AMP soit pratiquée dans un cadre parental "ordinaire"
(union stable entre un homme et une femme) afin de minimiser le
risque de dislocation du lien familial, que soit permis l'accès
aux origines tout en préservant la filiation sociale, et
que soit conservée la gratuité du don.
- Le don et la greffe d'organes : reconnaissant l'aspect altruiste
du don d'organe, mais aussi la complexité du rapport au corps,
il est demandé que le principe du consentement présumé
soit maintenu, que les convictions du donneur potentiel, la souffrance
éventuelle de la famille du donneur et la liberté
de décision des donneurs vivants soient respectées.
- La médecine prédictive : le principe en est approuvé
sous réserve qu'elle ne se limite pas à une information
potentiellement source de discrimination, mais débouche sur
une prise en charge thérapeutique effective. Les diagnostics
pré-implantatoires doivent être limités aux
seules maladies de survenue et de gravité certaines, pour
éviter toute dérive eugéniste.
Jean-Louis PY
(Texte intégral - 8 pages - disponible sur :
http://www.protestants.org/fileadmin/user_upload/Protestantisme_et_Societe/documentation/bioethique-090520.pdf)
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Seigneur Jésus, tu nous aimas
Le Christ a aimé l'assemblée et s'est livré
lui-même pour elle. (Ephésien 5 v. 25)
Seigneur Jésus, tu nous
aimas,
Du haut des cieux tu t'abaissas
Mais ton amour fut incompris.
Tu rencontras haine et mépris.
Quelle douleur
Pour toi, Seigneur.
Tu es venu pour nous sauver.
Aucun des tiens ne peut sonder
Gethsémané, ce lieu profond
Où tu présentais l'abandon,
Et la croix
L'ombre et l'effroi.
Seigneur Jésus, tu pris sur toi
De nos péchés l'immense poids.
Ton cri, Jésus, perçant la nuit
De Golgotha - ô sombre nuit -
Ton cri, Seigneur,
Etreint nos curs.
Comment comprendre un tel amour ?
Que donnerons-nous en retour ?
Seigneur Jésus, nous t'adorons.
Au ciel, sans fin, nous te dirons
D'un même cur :
" Merci Seigneur ".
Ruth DEMAUREX
L'avenir ne fait plus rêver
Quand la finance prétend être sa propre fin,
la machine s'emballe
Que se passe-t-il ? Les pratiques
spéculatives modernes visent une rentabilité maximum
à court terme. Et les logiques financières maximisent
un projet immédiat sans se préoccuper le moins du
monde des conséquences pour l'avenir. Tout semble aller vite,
trop vite. Nous ne vivons plus dans la durée de la production
mais dans l'instant de la spéculation. Le vouloir et le faire
se télescopent sans laisser de place au futur. L'endettement
par le crédit donne une image assez juste des nouveaux modes
d'existence à l'uvre à tous les niveaux de la
sphère économique. Nous avons la possibilité
de consommer et de posséder des biens avant de les avoir
payés. Le temps nous fait crédit. Il est pourvoyeur
de richesses. Nous l'exploitons comme nous exploitons une terre
supposée posséder des ressources illimitées,
inépuisables. Nous savons qu'il n'en est rien, et nous
continuons à vivre selon les schémas d'une consommation
sans retenue. Mais cette course folle se paye par l'exploitation
des plus faibles. Les pratiques spéculatives ne produisent
pas de richesses. C'est une économie de prédateurs
qui enrichit certains dans l'instant et appauvrit le plus grand
nombre dans la durée.
Or, si, pour le chrétien, l'avenir a un sens, c'est en raison
d'une inscription dans le passé. Un passé qui le projette
dans un futur débarrassé de toute illusion et de toute
malédiction. C'est le temps de la vigilance. L'espérance
biblique est attente confiante au cur des préoccupations
et des idolâtries de notre monde. Il s'agit, dès à
présent, de lire les signes d'un avenir transfiguré
répondant à un appel à la conversion et au
changement de nos manières de vivre en société.
La crise financière a mis à nu une crise bien plus
profonde et bien plus essentielle que celle concernant les mécanismes
économiques échappant à toute régulation.
Elle concerne la manière dont nous nous inscrivons dans le
présent face à des lendemains incertains. La confiance
en l'avenir y a sa part. Et le sens attribué au mot "
espérance " participe de cette interrogation première.
Même si l'aspect strictement économique du problème
semble cacher toute autre approche du problème.
Rémy HEBDING
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Dates à retenir
5 septembre Journée des Associations à Cergy
et à Pontoise
19 septembre Journée des conseillers
20 septembre Rentrée paroissiale
4 octobre Journée d'offrandes
30 octobre et 1er novembre Voyage à Strasbourg pour
le rassemblement national protestant
28-29 novembre Fête d'automne de la paroisse*
* Chaque année nous avons deux temps forts permettant de
se retrouver dans une ambiance chaleureuse dont les recettes contribuent
au financement de la vie du CPR, la fête de Printemps et la
fête d'Automne.
Rappel : Chaque dimanche : culte à 10h30 précise.
Les personnes ayant des difficultés de transport ne doivent
pas hésiter à solliciter un " covoiturage ".
Pendant le mois d'août le pasteur prendra quelques vacances
et les cultes seront assurés par des membre de la paroisse.
Pendant cette période, pour tout renseignement ou urgence,
une présence pastorale est assurée dans le secteur.
N'hésitez pas à composer le 01.30.30.35.78.
Calendrier
Juillet
5 D 10h30 Culte avec Sainte-Cène
(Garderie assurée pendant le culte)
12h30 Repas du premier dimanche
14h00 Départ visite "Pontoise et ses souterrains"
avec l'ACER
12 D 10h30 Culte
19 D 10h30 Culte
26 D 10h30 Culte
Août
2 D 10h30 Culte
9 D 10h30 Culte
16 D 10h30 Culte
23 D 10h30 Culte
30 D 10h30 Culte
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Articles du numéro de mai-juin 2009
Pentecôte c'est quand ?
Pentecôte est l'événement
du don de l'Esprit-Saint selon la promesse du Christ : 'Je vais
vous envoyer le Consolateur
. Vous serez mes témoins'.
Le mot pentecôte signifie d'ailleurs " 50 jours "
(penta costa) après Pâques, la résurrection.
Mais voila, l'évangile de Jean nous situe cet événement
non pas à 50 jours de la résurrection, mais au premier
jour de la semaine, lorsque le Christ ressuscité vient à
la rencontre de ses disciples (Jean 20 : 19...). Selon Jean, reconnaître
et confesser Jésus Christ en tant que Seigneur, est le fruit
d'une rencontre, une rencontre personnelle avec le Vivant, le Ressuscité.
Dans ce témoignage, Jean nous apprend trois choses : - D'abord
l'importance de la rencontre en ce premier jour de la semaine, ce
n'est que lorsque les disciples sont ensemble que le Christ vient
à leur rencontre. Il fait sauter leur blocage et leur isolement
derrière les portes fermées.
- Le second message est centré sur le don du Christ : Il
donne sa paix, son pardon et sa confiance lorsqu'il leur donne son
esprit,
c'est cela qui les remet en marche en donnant un
sens et une dimension à leur vie.
- Le troisième message est lié à Thomas, qui
a raté la première rencontre : il est donc lié
à l'individu et à son rapport à l'assemblée
: ce n'est que lorsqu'il retrouvera les autres qu'il apprendra que,
dans son combat intérieur, il n'est ni abandonné ni
seul, mais que le Christ vient expressément pour lui.
A Pentecôte nous allons recevoir les jeunes catéchumènes
qui feront leur confirmation. L'un des jeunes, qui a 15 ans et qui
ne vient que depuis quelques mois, nous disait un jour : "
oh que c'est dommage que je n'aie pas entendu ces choses plus tôt
; à mon âge c'est maintenant plus difficile de croire
" Il était comme Thomas qui avait besoin de pouvoir
vaincre sa résistance
Et puisque nous portons tous
une part de Thomas et de sa résistance dans notre vie, nous
sommes prompts à encourager ce garçon avec tous les
autres jeunes : " ne reste pas seul avec tes hésitations,
reçois plutôt 'ton' église comme lieu de rencontre
particulier avec ton Seigneur
car c'est là où
deux ou trois sont ensemble en son nom qu'il est certainement présent
selon sa promesse
.L'important n'est pas en ce que je peux
imaginer ou penser sur lui, mais ce qu'il fait pour moi, ce qu'il
est pour ma vie
C'est ce qui me rendra libre, confessant et
joyeux.
Pasteur Andras KUTASI
Ensemble, pour un journal reflet de notre diversité
C'est la première fois que
je m'adresse à vous à travers cet édito. Cette
responsabilité m'incombe désormais puisque, en tant
que nouveau président du Conseil Presbytéral de notre
Eglise Réformée de Cergy-Pontoise et Environs, je suis
également le directeur de la publication de notre journal local
" Et pourquoi pas ? "
Alors, comme je ne suis pas un homme de lettres, soyez indulgents
Je voulais rappeler aujourd'hui que notre Eglise ne doit pas présenter
un seul visage. Elle le reflet de sensibilités et de parcours
différents. Elle est le lieu de rencontre de personnes qui
pour certaines sont convaincues, pour d'autres doutent, pour d'autres
sont en recherche, pour d'autres enfin sont ici en observation, attendant
de savoir si elles y trouveront le message et la famille qu'elles
attendent. Tous y ont leur place.
Le Centre Protestant de Rencontre est la maison des membres de cette
Eglise, où ils aiment se rencontrer pour louer et prier le
Seigneur, mais également partager des valeurs communes et un
projet commun avec les membres des autres associations qui fréquentent
ce lieu.
J'aimerais donc que ce journal soit celui de toutes les personnes
qui vivent ensemble ce projet : les membres de l'Eglise Réformée,
les bénévoles de l'Entraide dont les actions d'accueil
et de solidarité en faveur des plus démunis s'inscrivent
au cur même du message de l'Evangile, ceux qui apportent
visibilité et ouverture sur la ville avec l'Association Culturelle
récemment créée, les Amis de l'orgue qui permettent
d'associer la musique à la louange, les membres des églises
surs qui se réunissent dans nos murs
et tous ceux
qui, à un moment ou à un autre, poussent la porte et
croisent notre vie.
Tous ensemble, nous contribuerons à faire vivre et à
animer ce journal : qu'il soit le porte-voix de vos actions, le lieu
de débats et d'échanges qui rendra votre engagement
visible aux yeux de tous.
Tous ensemble nous le rendrons encore plus vivant et attractif. Pour
cela n'hésitez pas à nous donner votre avis, à
nous faire part de vos remarques et à participer à son
élaboration.
Le président du Conseil Presbytéral
Jean-Jacques LUGBULL
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de la page
Résumé de l'Assemblée générale
du 15 mars 2009
34 cotisants étaient présents
et 9 cotisants ont établi un pouvoir. Après élection
du bureau de séance, le président Pierre Oswald a
présenté le rapport moral. La fréquentation
des cultes dominicaux est en hausse. Environ 135 familles participent
plus ou moins régulièrement aux activités paroissiales,
et 90 soutiennent financièrement la paroisse, chiffre en
léger retrait par rapport à l'année dernière,
mais supérieur à celui des années antérieures.
Un effort reste à faire dans ce domaine, une paroisse devant
compter au moins une centaine de cotisants pour être financièrement
autonome.
En 2008, le journal " Et pourquoi pas ? " a été
amélioré et le site Internet de la paroisse est devenu
opérationnel. La nouvelle association culturelle, l'ACER
de Cergy-Pontoise qui a remplacé l'AJVO, a organisé
plusieurs événements. L'association des Amis de l'Orgue,
outre les Heures Musicales mensuelles, a organisé plusieurs
concerts réussis.
La Charte du CPR a été réécrite et approuvée
à l'automne 2008. Elle est la base du " vivre ensemble
" des nombreuses associations accueillies dans notre centre,
celles liées à notre Eglise (Entraide, Amis de l'Orgue,
ACER), d'autres associations chrétiennes (Eglise malgache,
groupe Diboundou, Groupe Oasis), ainsi que la Cimade et l'association
culturelle chinoise.
2009 sera une année de transition avec un Conseil Presbytéral,
comptant plusieurs nouveaux membres, qui aura besoin du soutien
de l'ensemble des membres de la communauté. Mais, réaffirmant
notre appartenance à l'ERF, et notre refus de tout communautarisme,
nous continuerons notre projet d'accueil et d'ouverture.
Ce rapport moral a été adopté à l'unanimité.
Puis le pasteur Andras Kutasi a fait un résumé de
la vie pastorale de l'année. Pour ce qui concerne les actes
pastoraux, il y a eu six baptêmes dont un d'adulte, une confirmation,
deux bénédictions de mariage, et quatre enterrements.
Deux cycles d'étude biblique, au CPR et à Conflans
rassemblent, au total, une quinzaine de personnes. L'activité
jeunesse qui va de la garderie pendant le culte au groupe de jeunes
compte 41 inscrits et fonctionne grâce à 6 fidèles
monitrices.
Il faut aussi mentionner les rencontres au sein du secteur de l'ERF,
la rencontre annuelle inter-protestants, les rencontres cuméniques
et inter-religieuses qu'il faudrait néanmoins revivifier.
A noter la présence active de notre Eglise au culte inter-protestants
de janvier dernier.
Enfin, il faudrait certainement développer, avec la participation
de paroissiens, les visites à domicile chez les personnes
isolées ou éloignées
Le Trésorier Daniel Karenzi a présenté l'état
financier de la paroisse pour 2008 et le budget 2009. L'année
2008 se termine avec un excédent de presque 5000 €,
car les travaux ont été limités à l'entretien
courant. Mais les cotisations sont inférieures aux attentes,
et insuffisantes pour assurer l'autonomie de la paroisse. Mais 2009
a commencé avec des dépenses importantes de réparation
du chauffage et de rénovation des sanitaires, et des dépenses
élevées sont à prévoir pour permettre
l'accessibilité aux personnes handicapées.
Les comptes 2008 et le budget 2009 ont été adoptés
à l'unanimité.
Les actuels statuts, prévoyant que le Conseil presbytéral
comporte au moins 12 membres, nombre élevé difficile
à atteindre pour notre petite paroisse, le Conseil a proposé
de modifier les statuts en prévoyant que le Conseil comprendrait
entre 8 et 12 membres. Cette modification a été adoptée
à l'unanimité et envoyée pour accord au Conseil
National de l'ERF.
Le Conseil Presbytéral a enregistré la démission
en cours de mandat de Nicole Debaye pour cause de maladie, et celles
de Madeleine Py, et Sébastien Matingou en fin d'exercice.
Quatre nouveaux candidats ont été élus par
l'assemblée générale : Jean-Jacques Lugbull,
Arlette Mourot, Jean-Charles Riffaud et Jacques Wenisch. La composition
complète du nouveau conseil presbytéral, ainsi que
les comptes 2008 et le budget 2009 sont donnés par ailleurs
dans ce journal.
Jean-Louis PY
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Collecte pour l'Entraide
Notre soutien à l'Entraide peine à se concrétiser.
Divers moyens sont proposés.
Il y a un an, le conseil presbytéral
a voulu sensibiliser l'ensemble de notre communauté à
la participation à notre Entraide en introduisant une collecte
le premier dimanche du mois.
C'est une décision qui est née d'une forte conviction
: l'église sans mission et sans l'esprit de diaconat perd
sa saveur. C'est par l'activité de son entraide-mission que
l'évangile reçu s'incarne et se déploie de
manière visible dans la cité où notre Seigneur
nous a appelés à être ses témoins.
Mais voici, après un bon démarrage, cette " deuxième
" collecte est devenue très insignifiante vers la fin
d'année.
Est-ce la manière d'annoncer, le fait d'avoir deux collectes
au même culte ou un manque d'intérêt qui a engendré
ce déclin des dons, on ne le sait pas. C'est pourquoi le
conseil d'administration de l'Entraide nous a demandé de
ne faire qu'une seule collecte par trimestre au cours du culte.
Ainsi il y aura une collecte le premier dimanche du mois de juin
prochain, celle de soutien de l'Entraide !
Rappelons-nous rapidement les activités de l'Entraide :
1 - Le vestiaire avec 7-8 dames bénévoles aux commandes,
les mêmes depuis de nombreuses années, qui trient,
étalent, emballent et assurent la distribution gratuite aux
personnes ou familles qui sont orientées vers nous par les
assistantes sociales. Mais nous avons aussi deux fois par mois une
vente, à des prix minimes de vêtements de qualité
2 - Accueil et accompagnement de personnes ou familles en difficultés
avec une aide financière (symbolique) et surtout alimentaire
3 - Domiciliation administrative de demandeurs d'asile
4 - Domiciliation administrative de personnes sans domicile stable.
Dix-huit bénévoles assument ces activités.
Vous pouvez participer et soutenir notre Entraide :
- en adhérant comme membre de l'Entraide ;
- en donnant un peu de temps pour les permanences d'accueil ;
- en offrant vos vêtements en bon état ;
- en la soutenant financièrement par vos dons.
Andras KUTASI
Le Grand Kiff
Du 18 au 22 juillet 2009, l'Église
Réformée de France organise à Lyon un grand
rassemblement sous le thème " Le Grand Kiff - Dieu aime
le monde ".
Cet événement exceptionnel s'adresse à tous
les jeunes âgés de 15 à 25 ans, issus de toutes
les Églises et de tous les Mouvements de la Fédération
Protestante de France.
Les objectifs
Sous le signe de la convivialité et du partage, ce grand
rassemblement vise à permettre aux jeunes d'approfondir une
spiritualité chrétienne en prise avec des questionnements
éthiques, politiques et sociaux.
En effet, les organisateurs souhaitent leur permettre de développer
leur foi et de rencontrer Dieu personnellement, mais aussi de prendre
conscience qu'il n'y a pas de fatalité, qu'ils sont des acteurs
libres et responsables, d'eux-mêmes comme de leur prochain.
Ce qu'il s'agit de faire découvrir aux jeunes, c'est l'idée
que la question du sens de la vie est essentielle pour se mettre
en route, pour construire son identité de façon apaisée
et se tourner résolument vers les autres ; c'est comme cela
que l'on peut alors se mettre au service de ce monde que Dieu aime,
un monde qui a besoin de nos engagements.
Le coût est de 30 €, le voyage étant pris en
charge par la paroisse. Inscription et informations auprès
du pasteur qui organise le déplacement.
Andras KUTASI
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de la page
Année Calvin une quinzaine bien remplie
Notre quinzaine Jean Calvin a été marquée
par de nombreuses manifestations de fréquentation inégale,
mais d'un réel intérêt.
Tout d'abord l'exposition Calvin
a été inaugurée le 29 mars, avec la visite
de M. Lefèvre maire de Cergy et de M. Poniatowski député.
Elle a été vue ensuite par de nombreuses personnes
à l'occasion des diverses événements qui se
sont déroulées au CPR.
Elle retrace avec bonheur le contexte après avoir situé
Calvin dans son époque, elle expose l'action de Calvin dans
l'Eglise, ses refus et ses convictions, puis la dimension sociale
de la pensée de Calvin, et sa mise en uvre à
Genève.
Une conférence de Rémy Hebding nous a permis, le 2
avril d'approfondir la pensée de Calvin, profondément
marquée par la conscience de l'infinie distance séparant
Dieu de l'humanité, de sorte que le salut ne peut venir que
de la volonté de Dieu et non des uvres et de la piété
des hommes. Ce salut, il nous vient par le Christ qui est l'unique
médiateur. Enfin Dieu nous parle par l'écriture qui
nous est accessible grâce à l'inspiration de l'Esprit.
La seconde conférence, donnée par Andy Buckler, nous
a montré que, contrairement aux apparences, Calvin ne s'est
pas désintéressé de la mission. Il a d'abord
été très accaparé par l'organisation
de l'église réformée naissante, sur les plans
spirituels et institutionnels. Cette organisation est fondée
sur l'autonomie des communautés locales et une vie en réseau.
Ces communautés locales ne doivent pas vivre pour elles-mêmes
mais s'ouvrir au monde pour attirer à Dieu tous les hommes.
Plutôt qu'une évangélisation " agressive
", Calvin privilégie une doctrine de " la porte
ouverte ", c'est-à-dire l'utilisation d'opportunités
pour étendre le règne de Dieu. Son action missionnaire
sera donc essentiellement tournée vers l'établissement
depuis Genève de communautés réformées
dans le royaume de France, sa patrie. Par ailleurs la conquête
du nouveau monde étant essentiellement le fait de royaumes
catholiques, la Réforme n'aura pas, à cette époque,
l'opportunité de s'étendre dans ces nouvelles contrées.
Entre ces deux conférences, les Amis de l'Orgue ont organisé
un concert de haute volée autour des psaumes remis à
l'honneur par la Réforme, grâce d'une part à
la traduction des textes en français et d'autre part à
de nouvelles mélodies. Le talent des différents organistes
a permis de mettre en valeur l'orgue du CPR.
Et puis, le CPR a eu l'honneur de recevoir le pasteur Marcel Manoël,
président de l'Eglise Réformée de France qui
a fait la prédication de l'évangile des rameaux, en
rappelant, entre autres, que la lecture de la Bible, respectueuse
des textes sans faire le tri entre ceux qui nous plaisent et ceux
qui nous déplaisent, était une des racines de la réforme
initiée par Calvin. Cette célébration a été
suivie d'un verre de l'amitié chaleureux et d'un repas communautaire
autour du pasteur Manoël.
En conclusion une quinzaine riche et bien remplie. Et pour les retardataires,
l'exposition Calvin restera encore accrochée en attendant
qu'une autre paroisse ne l'utilise.
Jean-Louis PY
Te louer d'une seule bouche
Dieu Eternel et
Miséricordieux
Toi qui es un Dieu de paix, d'amour et d'unité
Nous te prions, Père, et nous te supplions
De renouveler par ton Esprit Saint
Tout ce qui est divisé.
Veuille aussi nous accorder
De nous convertir à ton unité,
De chercher ton unique et éternelle vérité,
Et de nous abstenir de toute discussion.
Ainsi, nous n'aurons plus qu'un seul coeur,
Une seule volonté, une seule science,
Un seul esprit, une seule raison.
Et tournés tout entiers
Vers Jésus Christ notre Seigneur
Nous pourrons, Père, te louer
D'une seule bouche et te rendre grâce
Par notre Seigneur Jésus Christ
Dans l'Esprit Saint.
Amen.
Martin LUTHER
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La Pentecôte
Lire Actes chapitres
1 et 2.
Jérusalem, dimanche matin, le jour de la Pentecôte,
50ème jour après la résurrection de Jésus-Christ.
Beaucoup de juifs pieux originaires de différentes nations,
se retrouvent pour célébrer " la fête des
semaines " (Lévitique 23 v. 15-16). Les disciples du
Seigneur sont rassemblés dans une maison. Depuis que Jésus
a été enlevé au ciel, ils sont remplis de joie,
louent et bénissent Dieu dans le temple, persévèrent
dans la prière. Ils attendent la réalisation de la
promesse de Jésus : " Je vous enverrai l'Esprit Saint
". Ce matin-là, cette promesse devient réalité
: " Ils furent tous remplis de l'Esprit Saint ". L'Eglise
était née.
La première manifestation de la puissance de l'Esprit Saint
permet aux disciples d'annoncer " les choses magnifiques de
Dieu " dans les différentes langues des personnes qui
étaient rassemblées. Stupéfaction des auditeurs
: " Qu'est-ce que cela veut dire ? " L'apôtre Pierre
leur rappelle alors la crucifixion de Christ, sa résurrection
et son élévation auprès de Dieu. Ses paroles
touchent de nombreuses personnes : " Que devons-nous faire
? " demandent-elles. Pierre répond : " Repentez-vous,
c'est-à-dire reconnaissez que c'est pour vos péchés
que Jésus-Christ est mort. Acceptez-le comme votre Sauveur,
soyez ensuite baptisés au nom de Jésus-Christ, et
vous recevrez le Saint Esprit."
Simone WYSS
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Articles du numéro de mars-avril 2009
Préparer l'avenir
L'Assemblée Générale est un moment essentiel
de notre vie d'Eglise pour faire le bilan et repartir vers de nouveaux
horizons
Notre Assemblée générale
aura lieu le dimanche 15 mars 2008 à 10 heures précises
au Temple. Au cours de cette réunion, nous parlerons, comme
il est d'usage, de la vie de notre Eglise.
Lors de cette rencontre, on fera le point sur les différentes
activités de notre Paroisse. Si tous sont invités,
seuls les foyers participants à la vie financière
de notre Eglise (au moyen d'offrandes nominatives) dont la liste
est affichée à l'entrée de la salle de culte,
peuvent prendre part au vote. Y figurer n'est jamais une question
d'argent car il n'existe pas de don minimum dans l'Eglise Réformée
de France, chacun donnant ou ne donnant pas, ce qu'il veut et surtout
ce qu'il peut.
L'année a commencé, une fois n'est pas coutume, sur
les chapeaux de roue, avec beaucoup de participants à toutes
nos activités notamment aux cultes où nous revoyons
quelques anciens et surtout beaucoup de nouveaux qui dynamisent
notre communauté.
Elle est placée sous le signe de Jean CALVIN. Plusieurs
moments forts, avec l'exposition Jean CALVIN qui sera installée
le samedi 28 mars puis inaugurée le lendemain lors du culte.
Un Concert des Psaumes organisé par les Amis de l'Orgue suivra
le samedi 4 avril. Le dimanche 5 avril, nous accueillerons le Président
de notre Eglise, Marcel MANOEL, lors du culte et du repas pris en
commun. Je vous remercie tous de réserver cette date. Un
cycle de conférences sur Jean CALVIN sera également
organisé par notre Association Culturelle l'ACER début
avril. Une autre date très importante est à réserver.
Les paroisses de la région parisienne se déplacent
à Noyon le dimanche 17 mai pour la visite du Musée
Jean CALVIN et le culte commun. A ce jour, 800 participants sont
d'ores et déjà recensés, aussi dès la
fin février, nous commencerons les inscriptions. En fonction
du nombre de paroissiens intéressés, nous mettrons
en place les moyens de transport les plus adaptés.
Nos comptes sont équilibrés en 2008. En effet, comme
en 2007, nous n'avons pas effectué de travaux lourds, les
réparations indispensables et les quelques améliorations
ayant été réalisées " avec les
moyens du bord ". Mais cela ne durera pas, car dès le
début de cette année, nous avons déjà
utilisé notre budget d'investissement (3.000 €) pour
faire réparer le chauffage et investir dans de nouveaux sanitaires
Nos finances étant très fragiles, car reposant sur
quelques généreux donateurs, nous ne pouvons baisser
la garde
.
Aussi n'oubliez pas de soutenir financièrement votre Paroisse
et à vous abonner au journal (chèques, minimum 10
€ et montants supérieurs bienvenus, à l'ordre
de ET POURQUOI PAS).
Fraternellement.
Le président
du Conseil Presbytéral, Pierre Oswald
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Billet du pasteur
Timide, mais têtu !
Timide, c'est le
mot qui convient pour parler de notre premier essai de collaboration
entre les différentes associations jaillies de notre Eglise.
L'ACER (association culturelle) organise l'exposition et les conférences
de l'année Jean Calvin, les 'Amis de l'Orgue' y participent
avec un concert de psaumes, et la paroisse avec des cultes festifs
en invitant notamment le président de l'Eglise Réformée
de France, le pasteur Marcel Manoël, le 4 avril prochain.
Têtu, pour dire la détermination de
vouloir témoigner ensemble, et non pas en ordre dispersé.
Car c'est une tentation permanente de ne s'occuper que de sa propre
chapelle
.
Alors, depuis la reformulation de notre " charte du vivre ensemble
au CPR " en septembre dernier, c'est la première action
où chacun apporte le meilleur de lui-même, par sa participation.
Si notre Eglise a créé des associations pour pouvoir
exprimer sa diaconie (Entraide), sa participation dans la vie culturelle
(ACER) et son souci de faire rayonner son orgue (les Amis de l'Orgue),
c'est donc afin de donner corps à nos convictions et notre
espérance, et pour ne pas nous replier sur une seule activité
cultuelle
.
Nous espérons de tout notre cur, que
ce premier signe depuis de nombreuses années pour vivre et
témoigner ensemble sera apprécié et soutenu
par chacun de vous.
Donc, je vous invite, à votre tour à être timide
et têtu ! Etre Timide pour l'attente que les choses se fassent
toutes seules,- et être Têtu pour dire que j'apporterai
ma pierre et que ce sera ma joie !
Bien fraternellement en Jésus-Christ.
Pasteur Andras Kutasi
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Réflexion
"Donner selon son cur", mais encore
?
Amorce d'une réflexion sur notre participation financière
Lorsque vient le moment de contribuer
financièrement au fonctionnement de l'Eglise, il est usuel
d'entendre un appel invitant chacun à "donner selon
son cur". Mais "le cur a ses raisons que la
raison ne connaît point" (Pascal)
et vice-versa.
Aussi plus d'un paroissien s'interroge sur ce que pourrait être
raisonnablement sa juste participation.
Bien sûr que l'on aimerait que la paroisse puisse financer
décemment le poste pastoral dont elle bénéficie
(correspondant à une "cible" de 32.000 €/an),
mais tout un chacun a des moyens financiers limités au sein
desquels il doit faire des arbitrages.
Je n'ai pas de recette absolue, mathématique, intangible,
Mais j'avais trouvé il y a quelques années un guide
issu d'une autre église chrétienne qui suggérait
des ordres de grandeur tels que le gain d'une journée de
travail pour quelqu'un gagnant le SMIC (1000 €/mois), ou 1%
de ses revenus pour quelqu'un se trouvant au voisinage du salaire
médian (1600 €/an), et plus (3% voire 5% des revenus)
pour les plus fortunés.
annonce les cantiques, l'organiste qui engage le jeu introductif
et le conducteur qui scande la mesure réussissent à
préparer l'assemblée pour entonner les chants. L'attaque
des strophes et des refrains est plus nette et la fusion des voix
est plus perceptible. Mais s'il faut souhaiter l'engagement et le
déploiement des voix encore timides de certains, le chant
cultuel à l'unisson s'annonce plutôt bien en 2009.
Enfin ungrand merci aux organistes pour leur dévouement.
Naturellement, il faut encore considérer les charges de
la famille (à revenus égaux, un couple de retraités
est plus à l'aise qu'une famille avec 4 enfants) et bien
d'autres facteurs
Ce n'est donc pas une recette miracle, mais
un repère qui peut nous aider à faire que ce geste
important ne soit pas un geste répétitif et irraisonné,
mais un geste traité avec le sérieux et la réflexion
qu'il mérite.
Jean-Louis Py
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Humeur
L'Unité dans la Désunion
Pour ceux qui ne s'en seraient
pas aperçu, rappelons que les chrétiens célébraient
fin janvier la "Semaine de l'Unité". J'ai été
assez choqué de voir qu'à deux jours d'intervalle
deux célébrations rassemblaient en des lieux différents
des chrétiens de Cergy-Pontoise de manière indépendante
et non concertée.
Chacune des célébrations rassemblaient entre 50
et 100 personnes, membres de plusieurs paroisses catholiques et
de plusieurs églises protestantes, et l'ensemble aurait aisément
tenu dans l'un ou l'autre des lieux de célébration.
Deux églises qui célèbrent au CPR se sont retrouvées
dans deux célébrations pour l'Unité différentes.
Seulement quatre personnes de l'église réformée
de Cergy, coorganisatrice de la soirée de prière à
Vauréal, y participaient.
Quelle volonté d'unité ? Beau contre-témoignage
sur la volonté d'unité !
Je ne veux pas chercher où sont les responsabilités
et distribuer les bonnes et les mauvaises notes. Mais les beaux
discours sur l'amour des autres sont inutiles, ils ont la vacuité
de la cymbale qui retentit, s'il n'y a pas une volonté farouche
de dépasser les différences de sensibilité,
d'expression, de culture, les problèmes de personnes et d'ego,
les différences d'histoire,
pour se retrouver ne serait-ce
qu'une fois par an pour prier ensemble notre Seigneur unique. C'est
bien beau de parler de la mission ! Mais le témoignage de
l'amour de Dieu, que nous voulons proclamer, ne commence-t-il pas
par la proximité et la rencontre avec nos frères a
priori les plus proches ?
Pour moi, l'cuménisme est consubstantiel à ma
foi chrétienne : "Qu'ils soient un en nous afin que
le monde croie que tu m'as envoyé" (Jean 17 v. 21).
Jean-Louis PY
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Oecuménisme
cuménisme inter-protestants
Le dimanche 18 janvier, la diversité protestante de
l'agglomération de Cergy-Pontoise affichait sa diversité
Tout commence par des cantiques
entonnés de manière collective, enthousiaste, quelquefois
exaltée. Dans cet amphithéâtre de 500 / 600
personnes, pas de place de libre. Tous les fauteuils sont occupés
par des personnes dressées, comme en extension, vers le ciel.
Et pour être sûrs de s'en rapprocher encore davantage,
des participants de cette fervente liturgie tendent leurs bras comme
s'il s'agissait d'atteindre celui à qui ils adressent leurs
chants. Pour éviter l'utilisation de cantiques ou de partitions
photocopiées, des textes projetés ornent le haut de
la scène. Les mains et les bras ainsi libérés
peuvent se dresser en toute liberté et ponctuer l'accompagnement
musical en formation. Pas moins d'une dizaine de musiciens et choristes
confèrent aux cantiques un rythme soutenu ; Ici, pas de tempo
lancinant et laborieux, mais une allure propre à insuffler
une ardeur communicative et entraînante.
Qu'ils soient issus des Assemblées de Dieu, de l'Eglise
baptiste ou de l'Eglise réformée, les participants
se joignent à cette assemblée de louange avec le sentiment
de découvrir une sensibilité religieuse étrangère
à leur tradition dominicale : les Réformés
la louange rythmée, les " évangéliques
" l'exaltation " mesurée ".
Ce dimanche matin, l'Institut Polytechnique Saint-Louis accueille
le protestantisme dans sa diversité célébrante.
Des Réformés assurant la distribution de la sainte
Cène avec retenue et rigueur aux fidèles issus de
la mouvance évangélique à l'aise dans la manifestation
extérieure et rythmée de la louange du Très
Haut.
La prédication, assurée par Louis Schweitzer, ancien
secrétaire général de la Fédération
Protestante de France et de tradition baptiste, semblait rompre
avec les idées convenues concernant le " style "
adopté par chacun. Comme quoi le protestantisme peut surprendre
dans sa diversité, dans ses richesses d'expression ainsi
que dans sa manière bien à lui de réinventer
l'unité dans le respect des différences.
Rémy Hebding
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Chant liturgique
Chanter à l'unisson pour louer Dieu
En ce début d'année,
rendons compte de deux activités essentielles confiées
par le Conseil Presbytéral. Il s'agit de la direction des
chants liturgiques dominicaux et de l'animation du chant choral.
Deux activités qui contribuent aux actes de louange à
Dieu, par le chant cultuel.
S'agissant des chants que les fidèles entonnent à
l'unisson, conformément à la liturgie dominicale,
il y a lieu de reconnaître que des progrès certains
ont été enregistrés tout au long de l'année
écoulée. De plus en plus le liturge qui annonce les
cantiques, l'organiste qui engage le jeu introductif et le conducteur
qui scande la mesure réussissent à préparer
l'assemblée pour entonner les chants. L'attaque des strophes
et des refrains est plus nette et la fusion des voix est plus perceptible.
Mais s'il faut souhaiter l'engagement et le déploiement des
voix encore timides de certains, le chant cultuel à l'unisson
s'annonce plutôt bien en 2009. Enfin un
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