La burka
Voici un sujet qui va fouetter
les sentiments pour et contre en parlant de la même manière
passionnée de laïcité, de religion, de liberté
d'expression ou de prison ambulante ou encore
et encore
.
Et surtout d'une manière telle que cela va en fâcher
plus d'un. Cela me rappelle quelque chose ! C'est cette période,
il n'y a pas si longtemps que ça, lorsqu'on parlait de
l'apôtre Paul au sein du christianisme contemporain avec
cette même véhémence. Surtout du côté
féministe, en disant qu'il était contre l'égalité
des femmes (donc retardé), qu'il leur assignait une place
de service silencieux dans l'assemblée (donc macho), que
la femme devait se couvrir la tête pendant l'office pour
ne pas attirer les regards pleins de convoitise (donc misogyne)
; de toute manière, il était célibataire,
donc incompétent dans ce domaine
(en bref, ce qu'on
dit au curé lorsqu'on n'est pas d'accord avec lui).
Ce qui m'a surpris encore davantage fut le discours inverse, plutôt
fondamentaliste, d'un collègue évangélique
qui proclame au nom de la vraie piété une place
secondaire pour les femmes, et cela non seulement au sein de la
famille, mais aussi dans la communauté : le refus de reconnaissance
du ministère pastoral féminin ou de toute place
incluant une autorité féminine de la parole. Bien
entendu, cela au nom de la Bible et de son autorité indiscutable,
puisque Jésus n'avait aucun(e) disciple féminin(e).
C'est un raisonnement transparent, une manière de lire
la Bible. Mais j'en ai une autre ! Et je la propose tout de suite.
Prenez donc comme lecture Ephésiens 5 : 22 à 33
" Femmes, que chacune soit soumise à son mari, comme
au Seigneur ; car le mari est le chef de la femme, comme Christ
est le chef de l'Eglise qui est son corps, et dont il est le Sauveur.
Or, de même que l'Eglise est soumise à Christ, les
femmes aussi doivent l'être à leur mari en toutes
choses. "
C'est drôle de voir qu'après la première phrase,
toutes les (futures) jeunes mariées ouvrent systématiquement
des yeux tout grands et on y lit inévitablement : "
Mais c'est pas vrai
! C'est dépassé ! "
. - Oh oui, que j'aime ces moment de préparation de mariage
et surtout ces textes bibliques ! - Serait-on buté et incapable
de lire un enseignement dans son intégralité et
pourrait-on ignorer les circonstances dans lesquelles il fut consenti
? - Eh bien recommençons : " femmes, obéissez
à votre mari,
car il est le chef
le premier..
" Et je comprends l'apôtre Paul, qui fut assez prudent
pour commencer par les femmes. Je suis prudent moi aussi aujourd'hui,
lorsque je rencontre cette nouveauté pour moi, la famille
matrimoniale. Donc si Paul est prudent, il a ses raisons ! Mais
il n'est pas dupe lui non plus ! Il continue et je vous invite
à continuer avec lui : " mari, aimez vos femmes, comme
le Christ
".
Et nous savons comment le Christ nous a aimé : il s'est
donné sans calcul, sans arrière pensée, sans
réserve
il a donné sa vie. Et c'est ici la
nouveauté ! Que la femme obéisse à son mari,
c'est encore un enseignement qui ne dit rien de nouveau. Car c'est
un ordre établi depuis très, très longtemps.
Cela n'avait choqué aucun de ses auditeurs.
Mais que les maris doivent aimer leur femme, comme le Christ a
aimé l'église ? Eh bien, vous l'avez entendu ? Voici
le cur de son enseignement ! Et vous l'avez entendu ? Paul
n'en est pas convaincu, puisqu'il va le redire trois fois de suite.
Dire que la femme doit obéir , ça tout le monde
l'a compris tout de suite. Mais que l'homme doit aimer sa femme,
ça il faut le répéter, le redire encore.
Et il a raison, aujourd'hui encore il est essentiel de le redire
à nos contemporains, car elle n'est pas un objet de désir,
mais une personne ! Elle n'est pas quelque chose qu'on peut acheter
ou échanger, ou sur le sort duquel on peut décider,
mais elle est une personne au même titre que son mari !
Et nous rappelons aujourd'hui, qu'elle est appelée elle-aussi,
au même titre que son mari, à être non seulement
membre de l'Eglise, mais aussi serviteur (ministre) selon la grâce
(charisme) qui fait autorité de la part du Seigneur.
On ne va quand même pas se voiler la face ! Bien au contraire
! Laissons rayonner sur le visage la joie intérieure. Il
n'y a rien à cacher !
Bonnes vacances à tous et revenez-nous pleins d 'énergie
et de punch !
Bien fraternellement
Pasteur Andras KUTASI
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