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Histoire de la Communauté
des Diaconesses de Reuilly
Seul groupe de religieuses protestantes puisqu'il n'existe
pas de moines
L'histoire de la vie religieuse
communautaire dans des Eglises de la Réforme remonte
au XIXème siècle qui a vu le développement
des Maisons de Diaconesses C'est en 1836, en Allemagne qu'a
lieu la première fondation, à l'initiative du
pasteur Théodore Fliedner. La Communauté des Diaconesses
de Reuilly fut la 4ème suivie de celles de Strasbourg,
et celle de Saint Loup en Suisse romande. Deux points communs
à ces fondations :
- leur nom qui renvoie clairement au Nouveau Testament (lettre
aux romains ch. 16, v. 1) et à l'Eglise primitive
- les institutions sociales dont elles se sont dotées
pour y inscrire leur prière et leur service.
Sa fondation : La Communauté des Diaconesses de Reuilly
est fondée en 1841, à Paris, par le pasteur Antoine
Vermeil et par Caroline Malvesin. Devant l'état d'un
protestantisme divisé, leur volonté fut de restaurer
les ordres religieux afin qu'ils deviennent ferment d'unité
dans l'Eglise, par leur vie intérieure d'obéissance
et de soumission mutuelle. " Veillez et priez " est
le mot d'ordre que Caroline Malvesin donne à la communauté
naissante Le développement de la Communauté :
Si les fondateurs ont été encouragés dans
leur projet, les épreuves n'ont pas manquées.
La Communauté a pu se fortifier et s'inscrire dans une
permanence acceptée, en prenant en charge un travail
social considérable. Au fil des décennies, la
Communauté de Diaconesses de Reuilly a choisi de revenir
aux sources de la vie religieuse (vie liturgique et communautaire),
et d'être attentive à la soif spirituelle des hommes
et des femmes de notre temps. Elle a ouverts des lieux d'écoute,
de silence et de prière. La Communauté compte
aujourd'hui 75 surs consacrées. Par leurs origines
ecclésiales, les surs de la Communauté reflètent
la diversité du Protestantisme : réformée,
luthérienne, baptiste, mennonite, armée du salut
Par son mode de vie et par ses engagements, la communauté
puise à une spiritualité monastique présente
aux origines de l'Eglise.
La prière commune et personnelle, la méditation
de la Parole de Dieu, la table partagée, la vie fraternelle
de travail et de service sont les expressions qui fondent et
renouvellent la consécration à Dieu.
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Oh! Quand viendra le temps où l'on ne se rappellera
des mots protestants, catholiques que pour rendre grâce au
Seigneur de ce qu'ils n'existent plus et où la grande famille
chrétienne se désaltérera à la source
d'eau vive qui jaillira jusqu'à la vie éternelle.
Extrait d'une correspondance de Caroline Malvesin au pasteur Antoine
Vermeil en date du 10 février 1841
A la suite du Christ descendant vers son frère,
se faire tout à tous dans l'action.
Avoir soif de lui seul, vaquer à lui seul là où
il n'y a que le Christ seul.
Se mettre volontiers au service de tous, là où sa
présence est multipliée.
Isaac de l'Etoile, moine cistercien, XIIème siècle
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